Poèmes - Compilation n°2 by Gwendal CLAUDEL - HTML preview

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Bombardier Sous-mariniers

La solitaire fin d’un monde est pour… À une poignée de mètres sous la claire surface,

Dans quelques heures… minutes… Dans des eaux, elles aussi en proie aux conflits,

Dans un appareil, non loin du ciel de Singapour, Ce vaisseau, bigrement plus discret qu’une puce de lit,

Un homme, résolu pilote, ne joue des flûtes. N’osera au grand jamais montrer sa face.

Gardée au chaud dans la coque du bombardier, Sa pusillanimité est d’ailleurs telle,

Sans surprise, une bombe attend son envol. Que l’idée d’une confrontation directe l’émeut.

Ses essais, à terre, ou menés en vol, Pour cause, de loin, il préfère envoyer à l’hôtel,

Se révélèrent concluants par la percée d’épais radiers. Des missiles qu’il trouvait pour sa part fameux.

Effectivement, même les planchers les plus durs, Ainsi, dans la constante peur d’être découverts,

Ne résistent au cri et souffle de sa détonation, Ou plutôt « tension », terme plus approprié,

Et puis… sans compter la radioactive émanation, Ces sous-mariniers auront beau crier,

Qui annihilera plus d’un morceau de verdure. De cette débâcle, jamais l’allié n’en saisira le couvert.

La main sur le manche, le pouce sur le bouton, En effet, la moindre fuite dans les cabines,

Hésitant à écrire, marquer l’Histoire de cette façon, En raison d’un exceptionnel différentiel de pression,

Finalement, exigeant une exorbitante rançon, Provoquerait une si… fabuleuse compression,

Il s’exécuta tel le plus heureux des moutons. Que l’équipage s’éteindrait d’un tir de carabine.

03/09/2025 03/09/2025

Porte-avion

Aviateur

Réceptionnant les coucous loin des côtes,

Chevaliers des cieux, cimes et nuages, Ces « petits » bateaux, pied-à-terre militaire,

Ces pilotes, aguerris, et longuement entraînés, N’ont rien à voir avec le projet ITER,

Par l’évident dépôt d’une blanche traînée, Ou bien ces relevés et indices de marée haute.

Publieront le gracieux profil de leur fuselage.

Conçus pour réapprovisionner les assoiffés en carbu-

Une pirouette à gauche, une seconde à droite, rant,

Pour s’arracher enfin du viseur ennemi, Et disposer d’une flotte aérienne n’importe où,

Ces quelques manœuvres et feintes adroites, À condition d’une localisation au lisse épurant,

Les sauvegardent pour l’heure d’une brusque anémie. Ces navires ne sont de véritables Passe-partout.

Tapant furieusement contre le tableau de bord, Heureusement, là n’est l’objet de leur conception.

Faisant encore des ces incorrigibles siennes le cinéma, Extrêmement utiles en de temps troublés,

Ces hommes, pourtant timides aux abords, N’en déplaise au labour de ces champs de blés,

Réitéreront un inlassable schéma. Le fait est qu’à la nation, ils n’apportent déception.

Voler prudemment, croiser le reflet de sa cible, Gigantesque plateforme montée sur l’eau,

La pourchasser si possible de manière furtive, Et capable d’embarquer du beau monde,

La canarder d’une mitrailleuse irascible, Elle apparaît néanmoins distinctement sur les sondes,

Et s’esbigner avec l’amer moue de la fautive. Dont disposent de contestataires et belliqueux matelots.

03/09/2025 03/09/2025

Cuirassé Les tuniques bleues

Monstrueux, méchant, massif, magnifique, Dans un effort de guerre conventuel, tous les chevaux,

Autant d’adjectifs avec cette 13ème lettre de l’alphabet, Sans aucune exception, qu’importe la race,

Pour décrire ce titan effrayant les baies, La couleur, le reflet du crin, ou l’âge du noble veau,

Et mitraillant de ses munitions les prolifiques. Ils serviront dans la lutte à sustenter patte grasse.

Sur le pont, des centaines de technologies high-tech, Pour sûr, les rixes pour l’indépendance pullulent,

Conçues pour la destruction de l’opposition, Et qui plus est lorsque son délicat voisin,

Horrifièrent tant métèques et aztèques, Bien mécontent de l’étroitesse de son vestibule,

Qu’ils acceptèrent sans broncher les termes de la Consti- Pillent subitement, sans vergogne le magasin.

tution.

Ainsi, dans un contexte hautement punitif,

Véritable engin d’oblitération, Où l’on emploie la répression par le fusil,

Qu’importe l’origine de l’audacieuse menace, Puisque n’existent encore les uzzis,

Air, terre, mer, bref, sans différentiation, S’embraie par conséquent un massacre expéditif.

Il les découpera tous comme de mûres ananas.

Enfin… cette vitesse d’exécution demeure,

Sa présence sur les flots, signe de suprématie, Uniquement pour les nations suffisamment puissantes,

Intimidera paysans, marchands, et chalutiers, Ou pour celles, qui, de cette glissante sente,

Qui eux, médusés, le contempleront assis, En désavouèrent les effusions de l’ultime.

Et se fascineront de la main de fée de nos grutiers.

03/09/2025

03/09/2025

Apaches Gladiateurs

Dansant, hurlant au vent, au dieu totem, Ooooh… Hourrah !! La foule nage en plein délire !

Ces quelques peaux rouges, au chant de leurs plumes, Folle ? Non… Extatique ? Assurément !

Et de celui à qui ils dirent « Je t’aime », Et comment lui en vouloir ? Tout est dément !

Sur les plaines, d’une épatante ferveur ils allument. Le spectacle, le sang, l’affluence ! Ah, judicieuse tirelire…

À cru, à califourchon sur leurs destriers, Deux hommes s’affrontent sans altruisme.

Sans scelle, les empoignant directement par le crin, L’un casqué, porte un trident monté d’un filet,

Ils s’en iront contenter l’étranger écrin, Le second s’expose d’un court glaive et bouclier replet.

Leur sommant de piteusement s’expatrier. Hein ? Pour quelle raison ? Pardi, les jeux du truisme !

Sauf qu’abandonner ces contrées leur débecteraient ! La vérité… dégottée aux frontières de la mort ?

Oui, eux… fiers descendants, natifs de l’Amérique ! Oui. S’il le faut.

Et ce ne sera pas le premier blanc avec un peu de fric, Mais la Faucheuse ne risque-t-elle d’abattre sa faux ?

Qui les délogera honteusement de leur cacteraie. Oui. Sans remords.

Le chef de la peinte tribu, menant la charge, Et le petit peuple apprécie ces barbares réjouissances ?

Vociférera comme ses semblables avec écho, Oh que oui… il les adore.

La même ténacité et résilience que le gecko, Et existe-t-il un instant où folie… enfin s’endort ?

Chaque fois qu’il, du tonnerre, en subit la décharge. Ami, taira-tu ta concupiscence ?

03/09/2025 03/09/2025

Légionnaires « Les immortels »

Dans le grand Empire de Rome, « Les immortels », nom donné par Hérodote,

Là où se succèdent en son temps retentissantes con- Formaient autrefois une troupe de 10 000 têtes,

quêtes, Appartenant à une infanterie lourde en fête,

Pour le simple soldat à qui l’on somme, Du moins… c’est ce que les prof radotent.

L’on balaiera vertement la moindre requête.

Gonflant la fameuse armée achéménide,

Pensez-vous que se couvrir de gloire, N’évoquant pas grand-chose pour le commun lecteur,

Est pour cet homme une plaisante occupation ? Confondant peut-être ce terme avec « arachnide »,

Que chaque jour il s’empresse au parloir, Ces hommes, de leurs armes défendront le secteur.

De louer abondamment les mérites de sa délégation ?

Leur bravoure, leurs tripes mises à l’ouvrage,

Dans des formes travaillées, complexes, et élaborées, Se distinguèrent si bellement de l’opulente masse,

Ces troupes à l’ordre irréprochable, Qu’aujourd’hui encore, en nombre la foule s’amasse,

Fournissent aux badauds une fierté impeccable, Pour la célébration de leur jadis arrivage.

Puisque du glaive, l’on souhaite intiment arborer.

Ces gens, aucunement cinglés, mais éduqués,

Seulement, sous ce rutilant attirail de métal, Ce aux principes et lois de déchues civilisations,

Que le carmin des roses met à l’honneur, D’un lancer de dés, parfois je l’avoue, truqué,

La menace d’irréductibles gaulois, vrais flâneurs, Chanteront à tue-tête les vertus de la colonisation.

Risque fort d’en ébranler le doux pétale.

03/09/2025

03/09/2025

Hoplites Mongols

Hoplites, ex-fermiers, tisserands, artisans… Dans de vastes prairies émeraude,

Bref, le genre de citoyens modèles, Hmm… non… des plaines à l’infinie étendue,

Forment le cœur d’âme du bon fidèle, Un escadron de vaillants, de leurs montures descendus,

Attisant le pauvre ridicule du médisant. Guette que l’odieux sacripant, au dehors ne rôde.

En effet, n’étant des soldats de profession, S’attendant à ce que surgissent en un instant,

Mais simplement détenteurs d’une poignée des sous, Les cris barbares de remontés voisins,

Pour s’approprier dignement l’image du saoul, La bête, toujours friande de ces contretemps,

Ces individus s’attirent la haine des confessions. Ne se résoudra à paître allégrement ce vert brin.

Faite en lin, ou de bronze pour les mieux nantis, Les mongols, aux peaux tannées, et vivant des yourtes,

Les armures qu’ils portent sont parfois cocasses, Et non, par pitié, je vous vois déjà venir,

Une sorte de mauvais rebuts de la casse, Sur l’étonnante ressemblance du logis avec le yaourt,

Curieusement mélangés pour un ordre anéanti. Du flamboyant soleil, l’épiderme ne peut que ternir.

Néanmoins, de ces hommes d’héritage, de savoir, Dotés de longues et sombres moustaches,

Une superbe élite, elle formée à Sparte, Qu’ils ne raccourciront pas pour tous les trésors,

Dispose d’un… certain bagage pour faire souffrir, Soudain, au loin, un nuage, et de petites taches,

Celui ou celle méritant ses quelques tartes. Éveillent en eux la rage ancestrale du dinosaure.

03/09/2025 03/09/2025

Aztèques Bretteurs

Sous un éclatant carnaval de plumes colorées, Dans une droite et altière position,

Qu’ils arrachèrent du derrière d’un pauvre perroquet, Les genoux fléchis, les hanches de profil,

Les aztèques, faisant d’un chez-soi l’orée, Lentement, paresseusement, les secondes défilent,

Chaudement approuvèrent l’élevage de roquets. Et avec elles, l’esquisse d’une médiévale supposition.

Même si ces derniers n’assistaient à la rixe, Le fleuret, brandi vers le pair opposant,

Ils plaisait à ces dames qui babillaient, Lui soumettant ainsi les dangers de sa pointe,

Et permettaient la délivrée de doux billets, Le chevalier, nullement paré de courtepointe,

Et puis… qui donc résiste à Idéfix ? Vivra là un de ces contes reposant.

Au moyen de haches simplement confectionnées, Bon… il n’était vraiment du temps du Moyen-Âge,

En usant de souples tendons et de pierres, Mais il n’empêche qu’en période de Renaissance,

Ces âmes, aux rudiment lentement perfectionnés, La disette, l’injustice, la soumission, et le surmenage,

Ébaucheront le petit frère de la rapière. Accusent de bien malheureuses naissances.

Des coutelas… parfaits pour arracher les cœurs ! Attendant que plume, sur la terre caresse,

Songèrent-ils tous chaque fois qu’un sacrifié, Ou qu’écu bruyamment s’enchante,

Se présentait auprès d’un prêtre point pétrifié, Pour l’heure, aucun des militants ne déchante,

Et aux pratiques qui en ce jour écœurent. Dans cette joute où l’on couronne l’adresse.

03/09/2025 04/09/2025

Conquistadors

Lanciers

Des métalliques casques espagnols, bombés,

Se relevant avec légèreté sur le côté, Marchant au pas de résonnants tambours,

Ainsi, l’on rendait une description tricottée, La lance dressée, le regard parfois fuyant,

À ces loubards à la vanité plutôt bien tombée. Ces hommes usés, ayant passé l’âge du calembour,

De son comique, n’en expose plus le brillant.

Cherchant de leurs caravelles l’El Dorado,

Ces êtres ibériques, à qui rien n’effraie, En tête de front, dans des rangs serrés,

S’enthousiasmaient que de luxueux radeaux, Chacun de ces valeureux combattants du roi,

Fonçaient droit vers ce monde qui là s’offrait. Des terres du val, jusqu’à Ligny-en-Barrois,

Guignent après un destrier innocemment ferré.

Armant leurs fusils, préparant leurs couvertures,

Sans savoir qu’elles serviront dès le lendemain, Seulement, trop pauvres pour se les offrir,

Ces sombres personnages, au sanglant chemin, Puisque ici éminemment rares sont les riches,

Sur l’Amérique, apposeront du roi la signature. En ne cultivant que d’avares friches,

De cette réalité, ils ne pouvaient qu’en rire.

Des massacres d’ethnies, par dizaines, centaines,

Sans laisser à ces pauvres tribus ici dépassées, La confrontation était imminente…

L’opportunité de s’extirper de cette quarantaine, L’on percevait quasiment le souffle du maraud,

Symbolisaient éloquemment l’ère d’une rusticité trépas- Enfin… d’un semblable à la destinée lancinante,

sée. Et qui ne se féliciterait non plus du titre de « héros ».

03/09/2025 04/09/2025

Cavalerie Égypte antique

Plus hauts que ces manants fantassins, Sous Râ, l’astre du jour, dieu soleil incontesté,

Bons qu’à remplir les cimetières de batailles, Une foule de diligents métèques, torses nus,

Les cavaliers, à des lieux du bouffon matassin, Après être tombés crûment des nues,

Eux, ne s’appauvrissent d’une courte taille. À l’encontre du dirigeant cesseront enfin de protester.

Capables de franchir cent mètres en l’espace d’un bond, Leur illustre pharaon déclare la guerre à l’étranger.

Grâce à l’amble de leurs sportives montures, Il ne le connaissait ni d’hier, ni d’aujourd’hui,

D’une soignée, élégante écriture, Mais on les incite à se recouvrir de l’enduit,

L’on narrera du combat, l’équestre rebond. Du misérable à l’insubordination calmement rangés.

Force d’action rapide et mobile, Seulement, de la sorte dérangés,

Ces troupes, aux manches retroussées, Par Horus, pour qui se prend leur suprême gourou,

Prieront que nul ne s’hasarde à les détrousser, Pour leur envoyer ainsi au visage ces froufrous,

Car sur le plancher du coq, ils ne sont des plus habiles. Et que leur assurant que conquête allait s’arranger.

Seulement, se fichant éperdument de cette doléance, Ah oui… c’est vrai… du haut, les divinité contemplent,

Les lanciers, au visage durcis par la guerre, Alors sans perdre plus que ce précieux instant,

Du dédain du fameux petit homme briguèrent, Précipitons-nous aux autels des bons temples,

Pour convier les orgueilleux à leur déchéance. Et bénissons-les pour ce guerrier contretemps.

04/09/2025 04/09/2025

 

Homme de Cro-Magnon Napoléon

Au prémices du splendide genre humain, La baïonnette adressée aux cieux,

Alors qu’il découvrait tout juste le feu, L’étendard français claquant au vent,

Les conflits, pour le retrouver entre ses rangs, Voilà donc l’image d’un spectacle point décevant,

Léguèrent un fabuleux théâtre pour le couvre-feu. Pour qui se pâme de la noblesse du vieux monsieur.

Les tribus plus sèches, punitives, primitives, Foulant en conquérants des terres égyptiennes,

N’adoptant encore le concept de bienséance, Avec ce désir que de tout s’approprier,

Embrasseront alors dans la malséance, L’aigle royal de l’infanterie napoléonienne,

Une unique et seule prérogative. De pierre, au bercail s’en ira glorieusement rapatrier.

« La paix n’est que l’arme du faiblard », « Rosette », en hommage à son traducteur,

Se figuraient-ils tous, tombant naturellement d’accord. Le linguiste français Jean-François Champollion,

Cette bande de brutes et de roublards, Ce pan d’histoire se retrouva sur la sente d’un lion,

Ne sachant que violer et empiler les corps. Dont il reçut finalement la grâce de l’abducteur.

La nuit tombée, une timide chandelle se distingue. Tiens… d’ailleurs en ce jour nous pleurons le trépas,

Ricanant méchamment comme des hyènes, De ce brave qui nous ouvrit les portes des hiéroglyphes,

L’homme de Cro-Magnon, paré pour la bringue, Œuvrant ainsi pour la renommée d’un Occident calife,

Était plus que paré pour faire des siennes. Coïncidence ? Hmm… je ne crois pas…

04/09/2025 04/09/2025

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