Poèmes - Compilation n°1 by Gwendal CLAUDEL - HTML preview
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Remords Yeux clos
Les jours passant, Cette nouvelle, pour le quidam,
Et le temps faisant doucement son œuvre, Ne fut qu’une re pe tition,
Le pauvre he re, d’un timbre cassant, Une simple male diction,
Consentit a ce der aux dires de sa couleuvre. N’animant pas me me le ramdam.
En fin de compte, abattu par sa re alite Ces revers, il en connut une palanque e,
Il changea d’avis, Il savait ce que signifiait,
En fin de compte, pre t a accueillir sa ve rite , Le nom de ce mal flanque ,
Il pesa sa vie. Qu’autrui, avec peine magnifiait.
Comme quoi, me me des remords tardifs, Le visage vierge de tous sentiments,
Peuvent magnifier une volonte , Il laissa a ce que nul ne redoute,
Qui croyait re pondre d’une bonte , Le be ne fice d’un cruel doute,
Mue par un e goî sme maladif. Qu’importe son assentiment.
Traî nant de la patte, Puis, une fois son stoî cisme e vanoui,
A la manie re d’un animal blesse , Se levant pesamment,
Non point sanguinolent mais a l’ego rabaisse , Il fixa intense ment cette femme inouî e,
L’homme rejoindra la flegme du psychopathe. Qu’il che rissait comme une amante.
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Mal subodoré L’œuvre du temps
Examens apre s examens, « La vie est ainsi faite, Scanners apre s scanners, Il ne sert a rien de tenter de la remodeler,
Comme si on libe ra ses nerfs, Pour qu’elle comble l’estomac rondelet,
Le patient redevint gamin. D’un de ses sujets a l’essence imparfaite ».
Pleurant a chaudes larmes, Sur ces belles paroles,
Dans les bras d’une fide le compagne, Il en restera.
Te moin de cette triste e piphanie, Sur cette triste colle,
Le malheureux recevait son fait d’armes. Plus jamais il ne s’e panchera.
« Monsieur… il appert que vous… Quelques printemps plus tard,
Souffrez du tourment de vos pre de cesseurs, Malgre un diagnostic peu cle ment,
Et je crains que vous… En soulignant l’une de ses tares,
Ne le transmettiez a vos successeurs… ». Le fou ne se montra pas plus de ment.
Le jugement, sans appel, Graduellement, cette sensation de faiblesse,
Re sonnait bruyamment dans son esprit, Qui jadis l’envahit,
E tonnamment libe re d’un lointain rappel, Ne fut plus qu’une lointaine saillie,
Celui de taire un mensonge dont il fut e pris. Et se para du linge de la liesse.
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Ineptie médicale Point de non-retour
Il fallait tout de me me avouer, Malheureusement, dans un moment regrettable,
Que l’homme y mettait les formes. Il condamna a l’oubli,
Tous les soirs, tel le plus de voue , Les noms de gens bien respectables,
Il se pre tait a une curieuse remise en forme. A l’existence de s lors affaiblie.
Non point celle a l’adresse du corps, Toute la famille ne fut e pargne e.
Mais pluto t a celle de l’esprit. Pas un sce le rat ne manqua a l’appel.
Ainsi, saisissant le proble me a bras-le-corps, Pareil de vouement, me me la plus ronde des pelles,
Il luttait contre ce tourment appris. Ne pouvait qu’avidement le lorgner.
Finalement, a force de persuasion, En outre, de sarçonne s, ses camarades de vie,
Lui aussi en vint a baisser sa garde, E lus ou simplement conçus,
Et a conside rer les propos de sa harde, Ne publieront qu’une mine de çue,
Comme la plus belle des dissuasions. A la re ception de ce pie tre avis.
« De toute e vidence, ces charlatans, Contenant avec peine se sanglots,
Dont l’habit empeste l’alcool, Le mise reux comptera sur sa retenue,
Ne vise rent qu’a me transmettre une ve role, Pour ne plier face a cet intarissable flot,
Destine e aux derniers suppo ts de Satan ». Le submergeant d’une folie au que point te nue.
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Exil d’un passé Rupture
Perdant ainsi foi dans la parole, Toutefois, et ce nul ne daigne le contredire,
Des membres du corps me dical, Un silence, bien qu’e cœurant,
Le quidam de diera ses fraî ches lampe es d’alcool, N’est toujours synonyme d’un rejet affleurant,
A une langueur dominicale. Celui que nul ne s’empresse trop vite de maudire.
Les ombres de ses re miniscences, Se pressant la te te de ses mains,
D’antan si prenantes, L’homme, une fois laisse seul,
Imprime rent aux yeux de son essence, Ventera la cole re d’une a me veule,
Comme la se re nite d’une chaleur attenante. Craignant pour son lendemain.
Me me les re cits peu glorieux, « Tout n’est que cauchemar,
De ses aî ne s et ance tres, Je ne sais ce qui m’arrive,
Il les envoya cru ment paî tre, Mais un fait demeure… l’on me prive.
Pour qu’en s’estompe tout le laborieux. Et ça… j’en ai marre ! ».
De fait, fermant les yeux sur l’instant, Se refusant a pareil constat,
Il se coupa d’une vague re alite , Le quidam emprisonna son poignet,
Et pre fe ra embrasser de tous temps, Et le pinça durement, sans l’e pargner, La vie du commun et de sa modicite . Afin d’e veiller un espoir qu’il se raconta.
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Conscience Bulle effervescente
Aveuli par sa honte, « Ah… Que triste réalité séjourne
Il lui semblait que s’e vanouissait sa logique, Et que barbare vérité s’inscrive
Au profit d’un froid nostalgique, Pour l’âme éprise de sincérité… »
Aussi pesant qu’un disque de fonte.
L’impatience est un curieux don. Parfois de celle-
D’un coup d’un seul, aussi lourd que l’enclume, ci naî t la spontane ite , la gaiete , la beaute , et parfois en
La ve rite , si se chement le frappa, jaillit l’erreur du l’inexpe rimente . Non point qu’il faille je-
Et e crivit d’une verveuse plume, ter la pierre a l’idiot aveugle par ses croyances, la ne ces-
Une he sitation qui le happa. site re side dans l’e quilibre dans lequel nous conside rons
cette e motion. Certes un pas de travers entraî ne la chute
« lorsque nous ta tons la conduite de l’e chelle, mais c’est Une petite minute ?!
Ce banal oubli symboliserait-il ma chute, chauffard manquera de nous la faucher par ne gligence. Ainsi, ne jugeons trop pre cipitamment les cou- Ainsi que l’annonce de mon tre pas Non tout de me me pas bien ce me me pas qui nous sauvera la mise lorsqu’un ?!
?
leurs de notre existence, et e coutons avec foi les affabula-
Effectivement, re alisant son infortune, Bon, ne serait-il pas de sormais temps de plonger tions et sottise de nos aî ne s…
Il comprit que ce pour quoi il se battit, dans les entrailles de la terre et d’observer avec une cu-
N’e tait tout compte fait qu’une assurance de battit, riosite sans fond la majeste de notre noyau ? Je sais que
Qu’il jugea un beau jour opportune. les tempe ratures dans ce secteur exce dent quelque peu
notre tole rance humaine, mais il l’on doit bien oser un
12/04/2025 jour… non ?
Esquisse d’un enfant
L’oubli
L’on aime son teint rougea tre,
Soudain, comme si arrache d’un long mirage, Pour qui, cette belle essence,
Le quidam, sans nul explication, Nous re chauffe comme le coin d’un a tre.
Sentit qu’on l’extirpa de son nuage, Cependant, connaissons-nous le pas de sa naissance ?
Le privant ainsi de sa re cre ation.
Dans un premier temps,
E tudiant ses environs, Il n’est question que de gravite ,
Quelle ne fut sa surprise de mirer une plaine recule e, Et d’une pousse e a l’inexpugnable vivacite ,
Puisque jamais, de sa vie de girond, Pour que s’e bauche cet art qui n’attend.
Il ne jugea un tel immacule .
Soudain, il atteindra un point critique, ou chaud,
Une terre d’un blanc parfait, Au niveau de la lithosphe re,
Une teinte pareille a la neige des cimes, Ou bien de l’asthe nosphe re,
Sans qu’il puisse en trouver ni la rime, Ou encore a cette limite manteau-noyau.
Ni le succe s d’un geste fait.
Toutefois, un fait demeurera,
« Rassure-moi… Tout ceci n’a pas servi a rien…? Celui que cette fraî che matie re,
Lorsque tonnerre gronde et que feuilles de tonnent, Aura une densite qui s’e bauchera,
Ainsi est venue l’heure de l’automne… Bien plus faible que sa me re !
N’est-ce pas mon cher Lucien ? ».
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Lorsque joutent sciences et croyances Silence d’une inéprouvée
De fait, en raison de ce de se quilibre, Re sultant de cette croissance ralentie,
Se cre era en toute conse quence, Au point qu’autrui s’interroge sur son re el,
Une sorte d’interfe rence, Me me cette bulle, elle,
Entre la ge nitrice et son e clat libre. En vient a croire le baratin des antis.
Assure ment, Dame Nature, Ceux-ci, dans une ine galable mauvaise foi,
Dans son e ternel de plaisir du de sordre, Pre fe reront au hasard et a la de raison,
Ne tole rera pas que l’on parjure, Une place privile gie, et ce plus d’une fois,
Une the orie pour laquelle elle n’he sitera a mordre. Dans le mensonge et sa pe roraison.
Ainsi, est suscite e une instabilite , De fait, he sitant sur son lendemain,
Qualifie e de « gravitationnelle » par nos savants, La pauvre a me, avec jugement,
Exposant nettement toute l’habilete , Se questionnera sur ses agissements,
De la volonte d’un dore navant. Et la pertinence de sa main.
Ce proce de , ou devrais-je dire principe, Ne anmoins, toujours prise dans cet engrenage,
Nombreux en tombe rent raides, Un soupir pousse si longuement,
Lorsque qu’un homme du nom d’Archime de, Qu’il lui soutira un ra le lancinant,
Songea : « Parbleu il faut que je m’e mancipe ! ». La contraindra a e tudier son mirage.
14/04/2025 14/04/2025
L’ascension Peste d’une errance
Ainsi, par cette preuve mathe matique, En outre, nonobstant ces on-dit,
Arrache e de la conscience d’un des plus grands, Porteurs d’un mal que trop connu,
L’envie tout a coup me prend, Cette existence, d’un passe dit et redit,
D’e laborer sur cette physique. Se doit de braver une maladie inconnue.
Un peu a la manie re d’une montgolfie re, En effet, parcourant les rangs de ces bulles,
Attire e par l’air des grands espaces, Un affreux trouble les enserre.
Cette entite fera ses prie res, Comme un mal pervers,
Pour qu’elle aussi publie sa face. Qui se rirait de leurs conciliabules.
Lentement, prenant son mal en patience, Assure ment, cette victime d’errance verticale,
Ce petit bout de chou, ou de roche, N’est point la seule a partager ce chemin.
Devra jouer de toute sa science, Bien d’autres talonnent son parcours bancal,
Pour qu’e perdument son re ve s’accroche. Et la devancent de nombres lendemains.
Ainsi, dans une folle ascension, De fait, observant ses semblables,
Qui a la fa cheuse tendance a s’e terniser, Se faire un a un de cimer,
La « bulle » grimpe avec aveugle de votion, Celle-ci ne peut que re primer,
Dans cet ouvrage sur lequel elle a tout mise . Les sanglots d’une peine inconsolable.
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Idéal d’un camarade Terres hostiles… ou amies ?
Toutefois, plus progresse la monte e, Ainsi, prenant son mal en patience,
Plus s’empilent les cadavres des malheureux. La rescape e d’un moment,
Le temps, fige , tout comme leur volonte , Aimerait tant faire acte de pre science,
N’efface cependant la risette du bienheureux. Pour qu’enfin cesse son de re glement.
Peut-e tre n’arriveront-ils au bout de pe riple, Las de s’e garer encore et encore,
Mais au moins ils auront constate , Il lui faudra ne anmoins attendre,
Avec quelle indicible beaute , L’arrive e d’une main emplie d’efforts,
S’affichera la figure de leur disciple. Que des failles en distension se plaisent a tendre.
Les re ves ainsi cristallise s, Seulement, pour que s’e lance pareille fortune,
Ces messagers de la Terre, Il y a un seul et unique pre requis,
Extirpe s du fin fond de cette sphe re, Celui de re sider comme un marquis,
N’interneront plus qu’un espoir ide alise . Au cœur d’un sol a la re sidence opportune.
L’expression de sormais de pierre, Fort heureusement, nombres de succursales,
Ces prisonniers au titre de granite, S’enorgueillissent d’un tel e criteau,
Laisseront donc a la jeunesse d’hier, Zones volcaniques, dorsales,
La chime re de leur ze nith. Milieux de subduction et rifts continentaux.
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Cruel désespoir Pénible attente
En effet, au plus grand dam de ces e tres, Voila pre s de plusieurs semaines de ja ,
Au fil de leur pe nible expe dition, Que ces larmes de feu,
Il jugeront que leur procession, A l’instar de crapuleux goujats,
Connaî tra comme une sorte de mal-e tre. S’ente tent a vouloir percer le couvre-feu.
Ce phe nome ne, bien loin du surnaturel, Soudain, il lui semble que son environnement,
N’est en re alite que la simple cause, Jadis calme et placide comme un cimetie re,
D’un banal diffe rentiel, Devient subitement sujet a un changement,
N’admettant la moindre pause. Dont elle ne peut faire litie re.
Si l’on croit les dires des experts, Elle regarde alors dans tous les sens,
Le ralentissement de notre matie re magmatique, Que ses quelques consœurs encore pre sentes,
Symbolise une pousse e lithostatique, Adoptent le me me air d’e pouvante,
Accompagne e d’une traverse e de la lithosphe re. Preuve d’un tourment a la claire inde cence.
A cette re ve lation, au sombre sous-entendu, Ne anmoins, de toute apparence, pour ces mesdames,
La bulle exhale rondement, Commence cette longue phase de stagnation,
Et songe qu’un espoir attendu, Dans ses phases de dissensions,
Valait toujours mieux qu’une candeur sans fondement. Ou de s lors silencieux s’e nonce le ramdam.
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