Poèmes - Compilation n°1 by Gwendal CLAUDEL - HTML preview

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Relecture Jamais seul

Telle une mare e au lever et au coucher, Sur le point de se confier,

Aussi indomptables que les vents solaires, Aupre s d’e nigmatiques ance tres,

Les controverses du pauvre he re, Au sujet d’une jeunesse de gue tres,

Se multiplient au moindre toucher. Le mise reux est stupe fie .

Dans une folle spirale, Ce parfum, aux effluves de volupte ,

D’interrogations farfelues, Ne lui confe re plus que de vagues tourments,

L’atome cherche la source de sa be vue, Dont l’exhalaison pre te a l’errement,

Afin d’en endiguer le ra le. Arrache des griffes de l’honne tete .

Inlassablement il revoit, Lui qui se croyait solitaire,

Patiemment il analyse, Distinct de toutes compagnies,

Ce qu’il e lit jadis comme choix, N’e tait aucunement victime de cette avanie,

Dans ce monde sans assise. Et partageait ses foule es avec un compe re.

Son e rudition de s lors balbutie e, L’obscurite , me re de clarte ,

Il tente par tous les moyens, Lui prodiguait depuis tout ce temps,

De s’acoquiner avec le Malin, Un esprit onc toussotant,

Afin que se parache ve le souffle du pucier. E tranger aux aparte s.

16/10/2024 16/10/2024

 

Passe occulte Ultime marche

Finalement, l’atome re alise, Un semblant de confiance recouvre ,

Que son existence n’est en fin de compte, En le genre e tant sien,

Qu’une e ternelle mise re de ce conte, L’atome inaugure un rite ancien,

Ou se plient sans cesse espoirs et valises. Celui qu’il s’empresse de retrouver.

De sempare , celui-ci ne peut que jauger, Une pa le re ticence,

La de solante e ternite qu’il s’appre te, Aussito t balaye e par un vent d’espoir,

A e pouser aupre s d’un silencieux interpre te, E clipse les derniers reflets d’innocence,

A l’heure de son apoge e. Dans la conscience d’un soir.

Le jugement est sans appel, La risette flottante,

Son futur se parera uniquement, La figure leve e, au fier altier,

Des teintes d’un obscur de sagre ment, Honorent la prestance de l’e tre cha tie ,

N’augurant qu’un fide le rappel. De sormais se journant en dilettante.

Se faisant une raison, Exube rant de since rite ,

Constatant que son heure n’est que solitude, Ce grain, encore hier enfant,

L’e tre, malgre ses re ticences a l’e tude, Sous le ridicule de re miniscences s’esclaffant,

Ne peut qu’appre cier le fruit de sa de cision. Adresse son ultime marche a l’obscurite .

16/10/2024 16/10/2024

54

L’oubli Chers aïeux

« L’on ne devient réellement humble Au cœur de pense es gravitant,

qu’à l’aube de sa perte Noires pour la plupart, et grise pour le reste,

teintée d’un soupçon d’abandon » Il ta chait de se pre server en e vitant,

Les traverses et embu ches lui agre ant le geste.

Si l’on se croit a l’abri de la griffe du destin et que

 

s’en dessinera toute l’horreur. Assure ment, les vestiges Du visage ferme de son grand-pe re, d’un passe ne s’e rige rent sur de branlantes et he sitantes Des yeux vitreux de sa grand-me re, nul n’osera e branler le fil de notre existence, c’est ici que Lui se souvenait tre s bien, fondations, mais sur de solides arguments vaincus de

A qui le don de savoir se montra chien.

Dame Nature. Seulement, l’homme, dans son irre pres-sible arrogance et s’imaginant au-dela de lois qu’il nomma, bravera de fait l’autorite d’un cours mille naire. En effet, cette branche de son passe ,

Le soir encore saluait le frisson,

Toutefois, ce qu’il ne sait point, est que de ce for- Et poussait le cri de l’unisson,

tuit oubli, lui parviendra l’amertume d’un e pisode res- Contre le joug d’un mal ressasse . sasse . Celui que l’on tente de sespe re ment de fuir, mais qui immanquablement nous revient a la figure… un peu a Ainsi, joignant les mains pieusement, l’instar d’un boomerang lance avec panache. Ce pe re murmurait en boucle,

Ce que des gens appre cie s amoureusement,

De sormais, une question demeure… Saurez-vous Radotaient comme les rais de l’escarboucle.

regarder la re alite en face, ou vous complairez-vous dans

la mie vre douceur d’un quotidien attendrissant jusqu’a la 07/04/2025 dernie re cellule de votre e tre ? Mesdames et Messieurs, pardonnez-moi… mais l’e lection est vo tre…

Ritournelle

Errance

« Ne t’inquie te pas, rien ne nous pend au nez,

Un homme de ambule,

Lorsque tonnerre gronde et que feuilles de tonnent,

Sans pre tention il guide ses pas,

Ainsi est venue l’heure de l’automne…

Au rythme d’un quidam qui ne se sait pas,

N’est-ce pas ma dulcine e ? ».

Prisonnier d’une curieuse bulle.

Ça, c’e tait ce qu’un vieillard,

Pour lui, ce monde si vaste,

Oubliant jusqu’au nom de sa douce,

N’est point synonyme de tracas,

Lui soupirait en jouant de ses boucles rousses,

Mais pluto t celui d’un univers cine aste,

A travers monts et boulevards.

Ou populeux furent les en-cas.

Accompagnant cette ritournelle,

Cet individu, commun, inte gre,

Un pincement au poignet,

N’avait pourtant rien pour de plaire,

Suivi d’un juron se chement te moigne ,

Et s’e mouvait d’ailleurs e tre pe re,

Enterraient craintes et venelles.

D’une bande inconnue de l’aigre.

Bien su r, les escadrons de me decins,

Lui, de ce ballet, tel un funambule,

Et les cachets a re pe tition ne firent qu’affirmer,

Adepte et amant du quai d’Orsay,

Ce que nul n’osait confirmer,

Se reme more et parfois affabule,

Par crainte de l’esquisse de sombres desseins.

Quant a une raison qui tendrement s’effacerait.

07/04/2025

07/04/2025

55

Amertume d’un autrefois Déraison

Pour ne point rajouter a une enfance e prouve e, Tout comme feu ses parents,

Ce fut avec une douleur immense, Et leurs aî ne s avant eux,

Qu’il accueillit une ame re inde cence, Le quidam, se refusant a l’art des grands,

Celle d’une mise re souhaitant prouver. Pre fe rait la ne gligence des disetteux.

En effet, les parents, engeance attriste e, Lui n’e coutait ces hommes en blouse blanche,

Par la maladie d’un proche de l’arbre, Donnant des diagnostiques complique s,

Ne publie rent qu’un visage de marbre, Dont nul, malgre une e coute applique e,

Face a ce mal pourtant de piste . N’en perce le jeu ni la revanche.

Ainsi, dans un supplice ardu a re primer, Sans arre t, il niait la ve rite , Le garçon, plus adolescent que mature, « Non je ne veux pas ! »,

Assista au de clin de l’immature, « Non je ne sais pas ! »,

D’une famille de s lors bien de prime e. …et concre tisa ainsi une froide re alite .

Finalement, quelques anne es plus tard, Celle d’un mise rable,

Eux-aussi radotant la me me rengaine, Qui malgre un air jovial,

Et souffrant de cette triste ge ne, Aussi doux et rayonnant qu’une mer de sable,

S’esquive rent sans le moindre pe tard. Embastillait le regret du convivial.

07/04/2025 07/04/2025

 

Lumière Diablotins du paradis

Heureusement, pour le petit-fils, Fort heureusement, tout comme sa compagne,

Qui assista a une fin des peu enviables, A la re confortante pre sence,

Il restait ne anmoins un rayon viable, Et cuisinant tel le marmiton muni de son aisance,

Celui de Cupidon et d’une de ses actrices. Une ribambelle de joyeux agre mentait le logis.

Cette dernie re, le comblant d’une joie infinie, Aux noms d’He loî se, Enora, Martin, et Axel,

Lui permit d’estomper des ombres re calcitrantes, Ces petits monstres entre huit et quinze ans,

Dont le parfum et les quelques rentes, Promouvaient l’attitude du plaisant,

Ne cessaient de rire de ses manies. Maintien dans lequel l’enfant excelle.

En effet, pre ce dent sa venue, Se passant en revue ces quelques frimousses,

Lui s’acharnait d’un cœur endiable , Le pauvre he re sourit tendrement.

A hacher menu, Cette fois encore, il caressera amoureusement,

De cruels souvenirs gaiement attable s. La me moire de ces jeunes pousses.

De fait, cet e clat dans une triste vie, Assure ment, cette assistance de tous les instants,

Le ramena presque d’entre les morts, Lui permit de tenir le choc,

Et le força a combattre ce trouble qui se vit, A l’instar de ces pe trichocs,

N’en de plaise a rancœur et remords. Malmene s par les fourneau d’antan.

07/04/2025 07/04/2025

56

Sacré quatuor Pensée d’un soir

He loî se, cette enfant si to t che rie, « Tout va bien, je suis en bonne sante ,

Posse dant les traits d’une charmante blondinette, Cette be vue de l’esprit propre au de jante ,

Aux innombrables bouclettes, N’est visiblement point aussi he re ditaire,

Fut la premie re d’une longue se rie. Que jacassent ces viles comme res ».

Enora, tout comme son paternel, Se rassurant comme il le pouvait,

Se targuait d’une paire de montures, Le mise reux tentait d’apaiser son sort,

Captivant me me le constat des plus durs, Qui, du bas de son cruel ressort,

Au de tour d’une mode juge e e ternelle. Titillait avec face tie celui qui le trouvait.

Martin, particulie rement malin, « Rien ne me pend sous le nez,

Chose remarquable pour un tendron de huit ans, Lorsque tonnerre gronde et que feuilles de tonnent,

Il, de ses quatre quenottes au pointu saillant, Ainsi est venue l’heure de l’automne…

Suscitait le tendre ca lin. Humpf… Quel curieux phrase de l’inne ».

Quant a Axel, du haut de sa douzaine, Les yeux dans le vague,

Faisait le plaisir du voisinage Murmurant, l’homme divague,

Pour ses ta ches et remue-me nages, Et se caressait le menton,

S’enorgueillissant du titre de passe-temps. Sans jamais oser lever le ton.

07/04/2024 08/04/2025

 

Habitude L’erreur

Filant a la vitesse d’une brise ae rienne, Un beau jour d’e te ,

Les semaines, autrefois jours, Pour ce le brer dignement une apre s-midi,

Ne furent plus qu’une litanie vaine, Que la famille se devait de fe ter,

Qu’importe si ses victimes en sont pour. Frappa brutalement le perfide.

La vie e tait redevenue elle-me me, Un verre a la main,

Plus de cris, plus de larmes, Portant un toast a sa ligne e,

Tire s, verse s comme un constat que l’on se me, L’e tre, comme apre s la boisson du lendemain,

Lorsque de bronze sont les armes. Ve cut une trage die aucunement guigne e.

L’existence du quidam, S’emme lant l’esprit d’une langue tordue,

Jadis aussi mouvemente e que le torrent, Il confondit avec honte,

N’e tait plus qu’un maigre courant, Le nom d’un de ses royaux pontes,

Entraî nant jusqu’a la vigilance de sa dame. Pour lequel il e tait tant mordu.

Ainsi, dans une irre pressible langueur, Consterne , il ne re alisa point,

L’honne te se chargeait d’oublier, Que cette regrettable erreur,

Des segments aux trace s lie s, Marqua le retour d’une vilaine peur,

Dont subitement se fracturait la longueur. Motive e par une frayeur d’appoint.

07/04/2025 08/04/2025

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Crainte au village Panique

A cet e pisode, les proches ne surent re pliquer, Cette fois-ci pour la famille c’en est trop !

Quel devait e tre la juste re action ? La goutte fit de border le vase,

« M’enfin, quelle mouche t’a pique ? » ? Et rien ni personne, pas me me le bistrot,

Une brutale mise a l’action ? N’endigueront le cours de cette phase.

Quoi qu’il en soit, trop abasourdie, Pour les quelques re actionnaires,

La bande compose e de dames et juve niles, Il fallait agir dans la foule e !

S’inquie ta que ce trame ourdi, Prendre de larges goule es,

Atteigne l’audition voisine du se nile. Et cesser cette marche de bonnaire !

Cependant, balayant ces inquie tudes d’un salut, « Le temps presse,

L’homme ne leur accorda qu’une importance minime, Si l’on ne fait rien,

Avant d’e tudier encore le profil d’un talus, Il se peut que ce trouble de mauvaise presse,

Dont il appre ciait l’indicible maxime. T’exiles du domaine des terriens ! ».

Quelques jours plus tard, sa femme, angoisse e, Ainsi, paniquant incontro lablement,

Et ce me me sous l’emprise de ses draps, La me re d’un quatuor,

Baissa finalement les bras, Et e pouse d’un cador,

Face au mutisme d’un compagnon empoisse . Poussa le cri de l’acharnement.

08/04/2025 09/04/2025

 

Malheureuse répétition Folie d’un sage

Seulement, le mal s’acharne, Seulement, le raisonne ,

Sur les mise rables au dos rond. En de pit d’un titre des plus e loquents,

Eux qui s’e chinent telle la carne, Et malgre un sie ge parfois vacant,

Se pa ment du jour ou ils se tairont. N’est point des plus avise s de sa maisonne e.

Lors d’une e nie me vire e au supermarche , Lui se rebella fe rocement,

Toujours flanque de sa che re et tendre, A coups de sermons, d’injures,

Le quidam n’aura finalement eu a attendre, Qu’importe ou non s’il se parjure,

Avant que ne se re e crivent les termes du marche . L’essentiel fut la riposte a sa belle au sot de ment.

Soudain, au de tour d’un e change, De fait, assortissant ses re pliques de gestes,

Il se me langea les pinceaux, Grands, impe tueux, erratiques,

Et nomma l’une de ses filles « Solange », Mais jamais au flanc du physique,

L’une de celles foulant Chenonceau. L’homme hurla a la peste.

Les yeux tout bonnement e carquille s, « Pourquoi donc le ciel s’acharnerait,

Sa mie le contempla gauchement. A gracier ma petite personne,

Ainsi, entre abandon et calme pille , Du synonyme de l’aphone ?

Ressurgit se chement le trouble d’une vie. Re ponds suppo t du guilleret ! ».

09/04/2025 09/04/2025

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