Poèmes - Compilation n°1 by Gwendal CLAUDEL - HTML preview
Download the book in PDF, ePub, Kindle for a complete version.
Amer vol Bourrasques
Semblables a l'horizon du printemps, Au gre de flots ae riens,
Captivant par sa verdeur convoite e, Un e pisode a l'invisible de nouement,
L'approche de nuages emplis se ressent, Et aux protagonistes en recrutement,
Par l'humeur qu'ils nous font miroiter. Survient sans que nul n'en rece le rien.
Charrie es par le doigt d’E ole, Impe ne trable, intouchable,
Que l'emprise ne sait nulles chaî nes, Il convient me me de lui taire son essence,
Ces masses folles entraî nent, Sous couvert d'une touche en absence,
Une douleur au pas de la ve role. Et d'une silhouette inde celable.
Bien que son cachet inspire, Assure ment un tel ressorti ne concorde,
Que son terme insuffle le demain, Dans les songes de ceux le jugeant,
Que bene ts le saluent des deux mains, A la hauteur de la foi de l’indulgent,
Il n'est pour moi que martyr. Et de la bassesse de la horde.
Souffrant d'un mal qu'autrui de laisse, Fortuitement, par un commun accord,
Il incite une bien triste ce le bration. Par une poigne e d'individus,
Le vice de fait pousse blesse, Vacillant entre le sot et le retors,
Quiconque ve ne re sa male diction. E ole se vit rattache au de cor.
13/06/2024 13/06/2024
Auréole bienvenue Ballet d’automne
Sur une terre a la soif e tanche e, Perdus en d’e parses cimes,
Rares sont les seyantes instances, Des arme es d'ocres et d'or,
Ravissant les consciences des emmanche s, Se proposent comme de de licieux tre sors,
Ainsi que la vaillance d'une enfance. Sans que ne se journe de mimes.
Toutefois, il est de bon appel, Ces morceaux de chair,
Lorsque l'astre du la -haut, Retenus par un simple ramage,
Quittant son spectacle a huis clos, Ne demandent qu'un brin d'air,
Ose battre le saint rappel. Pour que s'e tonne l'adage.
D'un e clat aux portes de l'e the re , De s que chant volatile s'ensuit,
Il invoque un simple rai, Tels une nue e de papillons,
Qui par son audace effraie, Ces tendrons, n'en de plaise a autrui,
Mais auquel il me plairait d'errer. S'en iront creuser sillons.
Bravant d'obscurs te ne bres, Propulse s dans un gracieux ballet,
C'est seul qu'il perdurera un langage, Virevoltant aux caprices d'une volonte ,
Digne d’une oraison fune bre, Ces draps feuillus gracieront d'une faste bonte ,
Et du pe lerinage d'un a ge. Les badauds qu'un rien calait.
13/06/2024 13/06/2024
27
Ondée Courbe illusoire
E loquent, le ciel transparaî t fureur. « Bien que le cycle soit éternel,
Son a me furibonde de s lors enrage e, qu’il est vain de subjuguer son dessein
Ne contiendra en cette heure, alors même que nous nous y noyons »
La folie d'une conscience ravage e.
L’e pope e d’un e tre ronge par la culpabilite d’un
O jamais l'on ne perçut au de tour, nuances. Cet e quilibre entre espoir et de sespoir est d’un sentiment qu’il est difficile d’avouer se teinte de sublimes
Une de verse e telle que cette onde e, divin dont il est ardu de se garder. Lorsque l’on s’imagine
A l'intarissable cours, se soustraire a cette illusion qu’est l’amour, c’est en ce
Rappelant les pleurs de la de vergonde e. lieu que s’e difie son apoge e.
De versant sa cole re sur ses disciples, Le mirage d’une destine e e crite a l’encre d’or est
Il jettera la pierre sur un e tre de son e lection, autrement plus cocasse qu’est le cri du corbeau qui sage-
Pour que germe une graine de se dition, ment tournoie. Sous les injonctions d’une a me en peine,
Au cours d'un fola tre pe riple. pourtant encline au moindre des sacrifices pour un bon-
heur factice, l’individu be ni par le malheur s’extasiera des
Ainsi e mu contre son gre , affres de son heure.
L'e lu ne pourra que vainement consentir, Et accueillir l'impe tueux de sir, Ainsi frappe de stupeur aux premie res lueurs, le maudit vivra des instants dont il lui sera plus que malaise
D'une entite a au curieux pe digre e.
de s’extirper. Ne anmoins, bien qu’inconside re est l’e clat de son optimisme, la purete de son enthousiasme, elle
13/06/2024
force le respect… enfin j’aspire a le croire.
Éventail cosmique Tourbillon
Il est d'usage de jauger une poigne e d'adages. En ce jour de sainte gra ce,
De bons auspices en intermittent, Que l’auguste m’eut justement rendu,
L'un perdure dans les a ges et langage, Je tombai la chement au terme d’une folle chasse,
« Apre s la pluie vient le beau temps ». Au de nouement tant pre tendu.
Mais qu'en est -il d'une coexistence ? Mon cœur, aussi sot et bene t soit-il,
Ne te moignent-t-ils donc point d'une liaison ? N’aurait pu e lire meilleure instance,
Pourquoi n'avoir que de yeux pour la succession, Pour s’e mouvoir de l’inge nue docile,
Alors que splendide est la concomitance ? Qui n’e tait point que synonyme de chance.
Dans une symbiose absolue, Te moin d’une de che ance au fabuleux teint,
Rires et larmes se chevauchent. Me voila qui plonge dans un triste e lan.
Prononce est l'instant de de bauche, Inconsciemment, je ne puis que maudire ce dessein,
Que l'instruit ne guigne plus. Pe re d’un tragique de ment.
Fort heureusement jeunesse perdure, Ainsi, malgre moi je fus emporte ,
Et imprime dans le comique de tout un chacun, Dans cette spirale au sinistre recueil,
Une e chauffe e niche e au creux du noyau dur, Plastronnant les affres du naufrage ,
Afin que de filent ces candides cliche s de palanquins. Et les vestiges d’un terne deuil.
13/06/2024 05/07/2024
28
Sacré revers Consternation d’hier
Afin que vous soit superbement conte , Une minute…Qu’en est-il de ces instant partage s ?
Le naufrage de l’oblige perdu, Ne seraient-ils qu’une maigre vaguelette,
Laissez-moi vous narrer un brin de son e pope e, Attire e par la douceur d’un modeste rivage,
Le conduisant droit vers son statut. Puis a prement de nonce e lorsque pointe la disette ?
Par un de vouement des plus fameux, Sous quel motif condamnes-tu l’e moi,
Il en vient a perdurer un sentiment e ternel, Aussi puissant que larmoyant,
Celui qu’autrui de die a sa chanteuse, Engendre durant ces quelques mois,
Celui qu’autrui verse a sa belle. Passe s a cultiver le fruit de l’indolent ?
Convaincu qu’attraction re gissait la relation, Estomaque , le patient fut subitement de sarme .
Il s’attardait a la lui te moigner davantage, Lui qui croyait naî vement de tenir toutes les raisons,
Infatue , ou seulement victime de la nation, Le voici qui rend le tribut des charme s,
Nul ne le pre para aux regrets de son a ge. Dont l’affection ne nichait plus dans la maison.
Insidieusement lui fut te moigne une ve rite , A de faut de contenter l’e trange re de sa se ance,
Qui malgre son e vidente de raison, Il satisfaisait-la un de sir autola tre,
Laisse dans l’esprit du malheureux e vite , Celui d’enfanter une ultime re ve rence,
Le soupçon d’une funeste trahison. De die e a son ignoble mara tre.
05/07/2024 05/07/2024
Choc d’un jour Effarement du demain
Diable…Sapristi… Quelles sont ces calomnies ? Ma tendre, songes-tu aux rejaillissements ?
Pourquoi m’e noncer pareille absurdite ? Cette impertinence dont tu me gratifias,
Mon a me se serait-elle appauvrie, Ne saurait s’arre ter a mon errement,
Au point que s’articule cette dicte e ? Mais bien au sombre silence que tu ratifias.
Interdit face a l’outrecuidance tenue ? Je ne saisis pleinement ta que te,
Il peinait au pauvre he re, Pourquoi t’ente tes-tu a jour l’innocente,
De formuler une pense e digne de son e re, Alors me me que nous vivons tous deux en te te-a -te te,
Prononce e de la main de l’inge nue. Sous le toit des histoires cle mentes ?
Sans comprendre ne serait-ce qu’un e pisode, Effare du de dain entretenu,
Que la vie durement lui exposait, Le joyeux luron ne savait de quel pied giguer,
Il ne lui suffisait que d’un oubli que nul n’osait, Pour que ploie la retenue,
Pour que s’interrompe cette curieuse ode. Et que s’effondre le de sinte re t du guet.
Abasourdie par une telle de clame, Seulement, que le sort est cruel,
En cette heure, la chute des grains du sablier, Pour ceux ne gî tant en son cercle.
Semblent afficher une lenteur infa me, Ainsi prive s de l’intimite des ruelles,
Pareille a la danse de ces longs peupliers. Les reclus ne se risquent a en mendier le couvercle.
05/07/2024 05/07/2024
29
L’irrésolu L’aveugle
Ce n’est point possible… E perdument e pris de ce cite ,
Tout n’est que mirage, L’aveugle rendu ne se fiait plus au fait,
Tire de l’inconscient du risible, Mais a l’inconditionnel me fait, Que la vanite n’illustre la page. Dicte par l’assurance de sa pre tendue capacite .
Je ne puis me re soudre a ce brusque, Celle-la me me lui octroyant le passe-droit,
Sans qui le pre sent ne saurait rendre compte, Vecteur d’une innommable ignominie,
Malgre ses tares et ses hontes, Charriant dans un sillage des plus adroits,
Appuye es par l’entrain du mollusque. Un titre de noblesse confe re par sa compagnie.
Impossible d’entendre le cor d’hiver, Fermant ouvertement les yeux,
Ou me me battre le rappel et convier ses fide les, Il occulta la laideur d’une de cision,
Autour du feu d’un ze le, Que le de ni ne saurait lui rendre son de licieux,
Dont la flamme tie dit l’hiver. Et lui assurer une place dans une vision.
Prive e de sens est cette pernicieuse missive, Ainsi persuade que fausse-route conduit le tsunami,
Re dige e a la ha te par la froide main, Pas un soupçon de clairvoyance,
De l’impassible sur l’autre rive, Ne traverse l’esprit du bel ami,
Saluant gaiement l’œil d’un lendemain. Trop obnubile par ce de licat minois de faî ence.
06/07/2024 06/07/2024
Banal songe Brusque ire
Cette illustre farce n’est qu’une sce ne, Sans crier gare, germa un sombre pe che .
Fomente e par le Malin pour que re solution flanche. Au nez et a la barbe de l’a ne ba te ,
Toutefois, je ne saurais trahir cette franche, Ce sentiment enfla et semblait se de pe cher,
A la langue tristement charge e de haine. Pour que l’on sacre le vœu de l’ha te .
Assure ment, le timbre sonne ne sied aux anges, Cette indicible sensation,
Peuplant ces terres verdoyantes, Et ce malgre les dispositions prises,
Aux te ne bres et nuances chatoyantes, Pour que jamais telle e ventualite ne creuse la miche,
Mais bien a ces chuchoteurs qui me de mangent. D’un pain doue de raison, ve cut la crise.
Un beau jour, las de ces sombres vautours, Pareille au volcans de ces splendides chaî nons,
Je m’extirperai de ce songe, Une vague bru lante, ardente me me,
Pour ainsi fuir ce soupir qui me ronge, Menace de faire mentir ces sots « non »,
Et rejoindre le re el au bout d’un blanc de tour. Articule s par ces faux spe cialistes que l’on se me.
Sans nul doute, pris de saisissement, Les barrages d’antan, jadis ade quats,
Je saurais revenir a moi, Paraissent cruellement souffrir.
Accompagne de mon tendre e moi, Le manque d’une ressource acquise de la patte,
Et flanque de la source de ce renversement. Contraint le reclus a se de partir de son rire.
06/07/2024 06/07/2024
30
