Poèmes - Compilation n°1 by Gwendal CLAUDEL - HTML preview

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Douce falaise La belle inconnue

Ah qu'il est bon de fla ner au bord du pre cipice. Une froide et de sole e journe e,

L'on y trouve merveilles et de lices, Encore une que mon passe eut compte .

Qu'une vie entie re de since rite , Distant sont les jours,

Ne saurait rendre fraction de cette magnanimite . Mais voisins sont les vautours.

Toutefois, que le sort est cruel, Rien ne pre disposait la date a de roger.

D'avoir de pose sur mon humble sentier, Le ciel, gris, grondant, menaçait de son courroux,

Les travers d'un homme de posse de du factuel, Les irre fle chis souhaitant abroger,

Et prisonnier de son propre chantier. L’humeur d'un cœur au be ant trou.

Que trop besogne a e cumer les portes de l'abysse, Pourtant, un minois mua mon e motion.

J'en viens a co toyer celles de l'insolence. Non pas celui d'une parfaite e trange re,

Oscillant entre songe et dole ances, Mais celui d'une amie de raison,

Je ne cesse d'ente riner mes vices. Jadis perdue en une triste e re.

Enfin, accapare par d'inconnues largesses, Les bras ballants,

Dont l'altruisme ne fit qu'exacerber ma paresse, Le regard autrefois nonchalant,

Ine luctable s'en trouve mon plongeon, C'est ainsi que je l'aperçut,

Saluant ainsi anges et de mons. Cette belle inconnue.

10/06/2024 10/06/2024

 

Triste hasard Sérénade

Au de tour d'un croisement, d'un errement, La bise e nocturne, gracile et volage, L'on se retrouve immanquablement berne . Gracie ses fervents d'une simple bonte .

Non pas uniquement par de sots garnements, Celle-la me me dont elle se targe a l'adage,

Mais aussi par de subtils cerne s. « La clarte n'est de l’apanage de l'effronte ».

Que l'esthe tique est maî tre en matie re d'illusion ! Les diurnes, absorbe s par le comptine de Morphe e,

Qu'il nantit ses assujettis d'une pince e maladroite ! Sont incapables d'imaginer le vœu ce leste,

Que sa juste autorite s'illustre droite ! Insuffle par un courant d'or fait,

Qu'il trouble a mes et consciences des noblaillons ! Et mue par le souhait que chacun de leste.

Sans crier gare, le de sire se re ve le au de sirant. La quie tude d'un bref instant,

Sans que celui-ci ne puisse esquisser de rejet, Prenant le pas sur l'e ternite d'une essence,

La griffe de l'irre solu s'abat sur son chevet, E treint l'e veille dans un songe au sage pre sent,

Et consume lentement la flamme du soupirant. Et l'aiguillant dans sa que te de sens.

De fait, qu'importe les maigres barricades, Be nie pour son cachet pourvue,

Si pa lement dresse es qu'elles offrent rise es. Sans que de malheur s’ensuivie inouî ,

Le genre humain demeure en cavalcade, Ou que torpeur ne pleuve drue.

Contre le hasard qu'il soit ou non prise . Ainsi se pre te la se re nade de minuit.

10/06/2024 10/06/2024

24

Azur La tare humaine

Azur d'un moment, pa le, froid, L'illustre genre humain,

Te complais-tu dans ton orgueil, Pe ne tre de tout un chacun,

Toi qui au-dela des mirages couronne les rois, Re pute bon et mise ricordieux,

Et nous avertit du sinistre e cueil ? Musse un caracte re odieux.

De bien beaux auspices naissent de ta venue. Relayant vengeances et trahisons, De gaies risettes s'affichent en ta compagnie. L’aigrefin ne connait que rancœur,

Seulement, de quel droit te ve tis-tu de l'avanie, Envers un prochain dote d'un cœur,

Unique rempart contre un lendemain te nu ? Tout aussi bon que de raison.

De tous parts, te voila encercle . Cette me diocrite sempiternelle,

De bien sombres pre sages. Motive e par la cupidite d'un simple paysan,

Un tonnant nuage d'orage, Ne saurait s'e pancher par la simple querelle,

Menace d'apporter sa cle . Et ainsi s'e teindre par la paix du me disant.

Fa cheusement, je crains qu'au premier averti, Heureusement, par la gra ce du tre s haut,

Tu t'empresses de jouer la fille de l'air, Sera juge e les me faits du noir agneau.

De taire ton e clat au gou t d'interdit, De fait ordonne e, l'ordalie divine,

Sans me me jeter un regard en arrie re. Plongera le dissident dans la ravine.

10/06/2024 13/06/2024

 

Le saint aveuglé Ovation séraphique

La religion est une fameuse invention. Sur un tro ne d'argent,

Elle dicte la voix du cœur, Dont s'e prennent poe tes et musiciens,

Apaise les tourments fomente s par la nation, Que l'instrument ne flatte que bien,

Et guide tout autant mise rables que consœurs. Sie ge la souverainete du re gent.

Toutefois, la re alite n'est pas aussi limpide. Omnipotent et omniscient,

Les divergences de ce mouvement effraient. Ce n'est que morne qu'il observe ses cre atures,

Les clercs, de rigueur instruits mentiraient, S'e battre d'un air faussement me fiant,

Quant a la malhonne tete du cupide. Et tordant justice et droiture.

Abus et manipulation ne sont plus maî tres, Un brin distrait par ce the a tre,

Dans ce royaume d'argent e difie au nom d'un saint. Il leur accorda une unique faveur.

Martyr d'innommables supplices, l'e lu du tocsin, Celle de contempler la froideur de son labeur,

Ne sie ge plus que bouffon parmi ses pre tres. En l'honneur d'un sursaut acaria tre.

Malgre le tableau charbon esquisse , Invoquant les cimes de gronder,

Un rai lumineux demeure. Il somma le tonnerre de charrier son heure,

Grave e dans le marbre et cra nement hisse e, Et de te moigner au travers d'une onde e,

Ainsi ente rine e, la foi d'a me noble ne se meure. Toute l'autorite de son seigneur.

10/06/2024 13/06/2024

25

Langues rougeâtres L’éveil

E carlate, le thermome tre s'affole. Quelques anne es s'e coule rent.

De sa sire ne s'e pand cris et alarmes, Tendrement le jadis refait surface.

Dont le timbre surprend le feu de l'arme, La jeunesse profite d'un air,

Et n'enchante la cabriole. Ou la liesse n'est point que fugace.

Ni une ni deux, la panique prend. Au cœur de la cite de l'est,

Comme une traî ne e de poudre, Seuls les aî eux relatent d'un temps ancien,

Elle embarque sans jugement, Ponctue de haine et pleurs ce lestes,

L'innocent surprit par la foudre. Instille s par le plus e minent des siens.

Incapable d'endiguer le cours du re cit, A l'e coute de ces e lucubrations,

L'inge nu ne peut que se re crier, Railleries fusent de l'assemble e.

Et coucher sur le papier, « Cesse d'effrayer la population ! »,

L'indicible autorite du messie. « De guerpis de cette table e ! ».

Ces curieuses langues rougea tres, Que le genre humain est sot.

E veillant un terre souvenir, Par son oubli mille naire,

Empe chent l'e veil de l'ire, Il en vient a perdurer un sursaut,

Et avec elle le repos d'un a tre. Violemment re prouve en une autre e re.

13/06/2024 13/06/2024

 

Cendres d’un temps Grise mélancolie

Une fois le tumulte passe , Il est d'e trange coutume,

Vient l'instant de viser l'ore e, Que le ciel se pare de bien tristes nuances.

De panser les blesse s, Un brin terne de silence,

Et de consoler les e plore s. Occultant azur et pe re de brume.

Inconsolable demeure la me re. Son passage n'e meut les a mes,

Belliqueux se re volte l'ami. Il les chagrine pluto t,

Silencieuse se fait la compagnie. D'une grisaille que nul ne re clame,

Muet s'enferme le pe re. Et que les te moins ne guignent de tanto t.

Les cendres des terriers calcine s, Ah que son parfum est fade !

Hantent les rescape s du Malin, Ah qu'il ne plaî t aux jouvencelles !

Que le sinistre rendit orphelins, Si seulement l'on pouvait l'envoyer nomade,

D'un humble et convivial dî ner. Son froid n'aurait pervertit la pucelle !

C'est donc la risette te nue, Fa cheusement, son aura de teint,

Que les enfants de la vie, Et ce plus que de logique.

De sormais tombe s des nues, Ainsi, avec son entre e s'e teint,

Rele vent ce que le ciel eut se vit. Les quelques onces d'onirique.

13/06/2024 13/06/2024

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