Poèmes - Compilation n°1 by Gwendal CLAUDEL - HTML preview

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Un banc avenant Mutisme de plomb

De marche complice de nue e de malice, Un mois s'est e coule depuis notre audience,

Au travers des alle es et venues de Madrid, Ton silence fait peser sur notre amitie ,

Au compte-goutte s'e gre nent un temps placide, Le voile d'une le thargie initie e.

Te moins du passage d'une aubaine factice. A croire qu'au loin tu guettes ma patience.

Le jardin du Retiro pe ne tre la lice. En ce jour, certains succe de rent l'inde cence,

Renfermant une ple iade de bancs arides, Dont tu gratifias ta loyale moitie . Que de perfide toisent d'un regard avide, Ravive e par une indescriptible pitie ,

Fier se hisse l’emble me de la dictatrice. De sires-tu revigorer ma de che ance.

D'innocentes contemplations juve niles, Malgre des efforts pour demeurer pragmatique,

Mues par un de sir d'inspection infantile, Il m’est ardu de re fre ner ces quelques tics,

Perturbent un e quilibre oh combien pre caire. A l’aube d’une e nie me solde oh combien coite.

Sous une œillade, s'encheve trent deux amants, De cette frigidite s’insurge au pourquoi,

Arborant un blason que je pleure e phe me re, Les voix d’un e tre lasse de voir s’effiler,

Et qui, sans discontinuer, enfle le vent. Un enchantement qui ne cesse de filer.

02/12/2023 03/12/2023

 

Chaleureux terrier d’automne Pourquoi pateliner à mes dépens ?

L'on m'a conte l'hospitalite espagnole, Tu m'as susurre de populeuses promesses,

Ses mises en bouche hautement culinaires, Traçant une jeune conviction de fer,

Ses inclinations artistiques solaires, Tu t'es escrime e a perturber mes affaires,

Et bien su r un accueil qu'un sourire fignole. Au point que se profila une chaste ivresse.

Cette tie deur qu'en cette e re je bignole, Tout compte fait, parade une jadis jeunesse,

Fut nague re pour moi comme un cache-mise re, Que l'on me dit insidieusement de taire.

Dont me me Michael Scott ne peut troquer l'air. E reinte et blase de gou ter a la terre,

Je songe a me terrer pareil au campagnol. Pre sentement, perplexe est le vœu de paresse.

Ce fut jadis une soudainete opportune, Suis-je la premie re victime d'un tel plan ?

Faisant pleuviner une averse de fortune, Combien damnas-tu a la vie de Rantanplan ?

Pour qui sait flairer l'inextricable lettre . Sans doute plus que je n'oserais gamberger.

Cette exaltation a laquelle j'aspire, A l'instar d'une fre le brebis e gare e,

Que j'ai estime e en mon a me d'illettre , A la poursuite d'un compatissant berger,

Tendrement se mue en un lointain souvenir. Je prie pour que se pre sente une ame ne gare.

03/12/2023 04/12/2023

 

14

Adieu au gré des âmes

Révérence en coin de feuille

De visageant quelques poe mes du recueil,

Au de tour d'un Erasmus pluto t singulier, Je me retrouve pantois face au pre sent phare.

Un e tre pour le moins commun se vit floue , Boutant les te ne bres que che rit le chauffard,

Par une cre ature pourtant si loue e, Comme si empresse que soit conte son deuil.

Bouleversant a jamais ledit re gulier.

Une vingtaine de sonnets marquent le seuil,

D'aucuns salueraient le ste re ore gulier, D'une e pope e aussi noble qu'un ne nuphar,

Aussi complexe que la croyance alloue e. Et poe tique qu'un naissant levant blafard.

Ame rement, me laissa tout aussi cloue , Serein, je puis dore navant obturer l'œil.

Qu'une punaise sur un sol irre gulier.

Pourtant, un appel demeure. E tais-je fe ru ?

Cette confluence humaine, bien qu'opportune, De sirais-je renouer avec un ge nie ?

Ne comble pas tout un chacun de sa fortune, La , se relayent since rite et mensonges.

Et d'autant moins un irre cupe rable pitre.

Affale sur mon dossier, je tape au clavier,

Une verte page de mon re cit se tourne, Et gribouille a l'encre nume rique des songes,

Marquant le repos e ternel de ce chapitre, Qui, par un vif e lan, me font octavier.

Et l'aurore d'une page que je se journe.

08/12/2023

05/12/2023

Vague de froid

Cruelle récurrence au sourire éploré « Toisant de curieux points sombres

aux pareils dessins, la montagne, par son

J'ai la vive sensation que cette histoire, écrasante autorité, fait ployer une voûte effilée »

Re veille une vilaine plaie toujours be ante,

Et que jaillissent des terminaisons saillantes, Il y a peu, me fut narre le tre pidant re cit d’un pic

Gracieusement qu'il m'est consenti de voir. enneige , the a tre de moult jubilations. Ces phases re cre a-

tives de livre es sont pour ceux les appre ciant, une source

A percevoir en ma conjointe la me chante, D'une e criture perpe tuelle, je foire, intarissable de banquets de fe licite et de noces occasion- nellement fune bres.

Ce rien que de clame pourtant chaque voyante,

Cette bagatelle qui malgre moi fait choir. a faire fre mir les consciences sensibles et soucieuses Sans pour autant me de gonfler face a cet e ventail

d’une volatile et saisonnie re inte grite , le printemps d’une

Jadis on me sonda a propos d'un passe , jeunesse n’offre sa pre sence qu’une fois dans la vie de ce-

Dont tous s'efforce rent a prement surpasser, lui qui se niche derrie re la porte ainsi toque e. Jamais ne

Au moyen d'un de tachement imperme able. devrais re sonner l’hiver charriant dans sa morgue le gel

du sommeil e ternel.

La pluie, battant hargneusement un volet clos,

Au pied du couvert ve ge tal du vieil e rable, Je vous enjoins donc a parcourir de vos yeux les

Je ne be le ma place dans pareil enclos. plus e merveille s les de lices d’une contre e recule e et a la

nape tellement immacule e qu’elle nous amnistie, le

06/12/2023 temps d’un instant, des maux et pe che s nous flanquant.

Troisie me recueil ha tivement re dige tant la fie vre de l’hi-ver me prit tout entier dans un caveau fige .

15

Hiver 2024, N°1 Hiver 2024, N°3

Imposante montagne enneige e, Quand vient la nuit tombe e, Vient de poser ton baiser glace . Malgre de le gitimes re ticences,

Non pas celui que la Faucheuse soumet, Il est temps de cesser la glisse e,

Mais pluto t celui d’un curieux souhait. Et avec elle l’espe rance.

Malgre de pe nibles espe rances, Ce doux sentiment qui se me en nous,

Priant le ciel que don soit fait, Un parfum de nostalgie et d’envole e,

Nul flocon ne vint perturber le me fait, Cette senteur que tous hument comme des fous,

Que plume blanche marque la jouvence. Pour que se pre sente une a me cajole e.

Si impre visible est la chute de pareille cole re, Tel un enfant trop ga te et che ri,

Marquant la naissance d’une tendre e re. A qui l’absence de sa tendre me re,

Rien n’y fait, le sort semble s’acharner, Trop occupe e a courir la mairie,

Ainsi point notre pie tre destine e. Le skieur couve en lui un vœu qui lui est cher.

Les cre pitements des flammes de l’a tre, Non pas un sot de sir enfantin,

Langues perçant l’ombre verda tre, Qu’une te te de linotte de nichant sans peine,

Se tiennent en ma fe brile compagnie, Pluto t une pense e pour un homme incertain,

Comme les plus vaillantes des amies. Bravant mille dangers pour que s’e teigne sa ge ne.

05/02/2024 06/02/2024

 

Hiver 2024, N°2 Hiver 2024, N°4

Insolente toundra aux entendues glace es, Chausse s comme des agriculteurs,

Je perçois ton incommensurable inertie, Et de leur botte du chaque jour,

Que le plus expert des lacets, Nous voila fin pre ts a dompter la fraicheur,

Ne saurait re primer le cri de la merci. Au travers de nos longs pas de velours.

Malgre les rumeurs peu avenantes, Culminant a pas moins de 1 400 me tres,

Qui, a grand galop, courent a ton sujet, Notre ho te affole le thermome tre !

Vaillamment, personne ne de chante, La re gularite des saisons semble de pareille es,

Et ne conside re ton juste rejet. Au profit de journe es plus ensoleille es.

Par quel fin et sauvage stratage me, Ces fortes chaleurs au de tour des pistes,

Attires-tu dans ton antre, Auront-elles raison de nos convictions ?

De futures statues a l’e clat de gemme, Pareil au sol que nous foulons,

Parachevant leur pe riple dans ton ventre. Sous les rayons s’estompe la liste.

Est-il me me envisageable de porter l’innocent, Un a un, les plus grands sommets,

Alors me me que dans un cruel de dain, E lance s comme la lance que nul n’omet,

Les e claircies d’un printemps naissant, Perdent peu a peu de leur affu tage, Nous de voilent tes sources de chagrin A l’instar de notre fougue sous le poids des a ges. ?

05/02/2024 06/02/2024

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Hiver 2024, N°5 Hiver 2024, N°7

Les premie res chutes de neige, Se dressant au-dessus des nuages,

Sous la pre cieuse main du flocon, Bien au-dela du fracas mondain,

Apporte sur nos chemins trace s par le faucon, Les petites gens ne peuvent que lever le visage,

Un reflet, qui par son don alle ge. Pour distinguer l’esquisse d’un rocailleux de dain.

Ainsi transporte s, nous voila a la merci, Perche s, suspendus a de froids filins,

D’un de nivele parfois trompeur, De bien curieux engins,

Qui sous des airs de charmeur, E lectrifie s au point que de campent les vilains,

Ge ne re une ine branlable inertie. E voluent bien loin des plateaux d’Agen.

Tant bien que mal nous nous efforçons d’agir, Inexorablement, la capsule atteindra son but,

Afin de pouvoir mettre un terme au convoi, Ce petit œuf, charge d’e tranges passagers,

Dans un subtil me lange de frein et d’envoi, Au te nu que d’aucuns rebutent,

Pas toujours aise de garder la mire. Ame ne pour ses braves, un fort remue-me nage.

Bien e videmment, le ciel n’est point cle ment, Constatant l’ascension de l’altime tre,

Dans un assourdissant fracas, Qui jamais ne connaî t la descente,

Retentissent de bien de solants e clats, Ainsi que la plonge e du thermome tre,

Seuls te moins d’un spectacle chutant lourdement. Le fou se jette nu dans la gueule be ante.

07/02/2024 08/02/2024

 

Hiver 2024, N°6 Hiver 2024, N°8

Virevoltant au gre du vent, Quoi de mieux pour une ultime matine e,

De sole e, une plume prend son envol. Que de l’achever sur une note timbre e ?

Son proprie taire, fier et altier, en s’e levant, Partageant la liesse d’une douce chambre e,

Fit preuve d’un de dain que nul cajole. Je caresse la patte satine e.

Malgre l’indiffe rence se chement prononce e, Malgre ce bien mielleux discours,

Qu’importe la volonte du petit e tre, Que je perçois oh combien malse ant,

Du haut de sa volupte , ne peut s’engoncer, Force est de constater que l’espoir tourne court,

De pitoyables et risibles gue tres. Lorsque le temps, par sa caprice, se trouve messe ant.

Le temps, tout en s’e grenant, Eh oui, qu’importe la preuve de notre espe rance,

Observe d’un œil inte resse et me lancolique, Par son he ge monie sur nous autres fre les mortels,

L’e pope e de ce morceau de chair pre venant, Qui ne peuvent que plier face aux bagatelles,

Qui nous he le une patte bucolique. D’une me te o chaperonnant moult cadences.

De sormais, son ombre se dessine, Par cette variable que je de plore immuable,

Un voile de myste re couve a pre sent le parterre, Il est donc futile que de croire en une providence,

Autrefois prise par une nue e de be cassines, Qui par le biais de son offense,

Qui, sous le joug de l’empereur se terrent. Nous offre un drape des plus profitables.

07/02/2024 08/02/2024

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Hiver 2024, N°9 Hiver 2024, N°11

Du mois de de cembre, a celui de fe vrier, Les skis, en voila une formidable invention !

Et parfois dans ceux les encadrant, Taille s selon l’emploi destine ,

Un individu, par sa seule force, remonte le cadran, Ceux-ci nous enjoignent a patiner,

Aussi ha tivement que de file l’ombre du le vrier. Pour le plus grand bonheur de ses pre tentions.

Perdu dans l’immensite de l’atmosphe re, De nuances et de silhouettes confuses,

Ce petit bout de rien, e quipe de ses copains, De tels engins conçus pour la vitesse, Renverse une tendance digne d’un e te alpin. S’emploient a nous e viter de justesse,

Ça y est ! Il se pose sur la terreuse sphe re. La moindre de nos sciences que j’estimais infuses.

Plongeant son domaine subrepticement, Leur orientation n’en de plaise a la piste,

Les liaisons forme s avec ses pairs, Que le consentement de termine la mienne.

Transcendant toutes cre ations du Pe re, Sans me me me confondre en listes,

Qui n’aurait su de nicher pareil ensorce lement. Resonne les cris stridents de l’hye ne.

Un paysage autrefois exhalant la vie, Si par un effroi que je n’ose songer,

N’est plus qu’une e tendue immacule e, Leur axe s’aligne au courant ble me,

Digne des prairies glace es les plus recule es, Alors que sonne au creux du plateau mensonger,

Mais dont la volupte attise l’envie. Le cor que la tourmente se me.

08/02/2024 08/02/2024

 

Hiver 2024, N°10 Hiver 2024, N°12

Avec raison, la majeure partie des disciplines, D’aucuns de crient le caracte re de la chaussure,

Quelle que soient leurs genres et origines, Tenace, re calcitrante, pressante, pesante,

Te moignant un besoin non pas de tajines, Voici-la les traits qui aujourd’hui la hantent,

Mais pluto t d’une paire de yeux ca lines. Et qui, pour de claires raisons ne rassurent.

Ces distingue s globes oculaires, Pourtant, c’est bien dans l’antre de ces bottes,

Repre sentent un des cinq sens fondamentaux, Que se musse sous de pe ne trants regards,

Caracte rise par leur fonction « manteau », Parfois bien malgre eux hagards,

Sans un ne gliger la de faillance se culaire. Une carte que nul sabote.

Adapte s a une nue e de situations, Bien plus que de simples « chauffe-pieds »,

Ces outils liguent une consciencieuse reconnaissance, L’attirail, sous des airs timides de modicite ,

Des couleurs et profondeur d’une essence, Ne peut filtrer ses capacite s de commodite ,

Dont l’appre ciation est folie de damnation. En dehors du trouble e grene par la marchepieds.

Toutefois, lorsque la clarte est trouble e, Se couplant avec son fide le ami,

Ardue qu’est la ta che ante rieure. Dans un curieux concert me tallique,

Cette ce cite momentane e entraî ne les pleurs, Joue d’accords de clac et de clic,

De ceux que l’infortune aura double e. Expose dans tout un chacun un blanc d’ennemis.

08/02/2024 08/02/2024

18

Hiver 2024, N°13 Hiver 2024, N°15

Arrive au sommet de mon ascension, S’il y a bien un phe nome ne qui m’aura intrigue ,

Je ne peux que me figer face a l’e tendue e prouve e, Durant tous ces printemps d’une ignorance,

Jadis prairie et exte nue e avec folle pre cision, Que je n’ose me me plus condamner,

A tel point qu’il n’est plus possible de la couver. C’est bien cet ineffable inconnu du ski qui dance.

Cependant, faisant fi de mes grognements, A ba bord ! A tribord ! Tant de virages,

Ainsi que de ces quelques plaintes intermittentes, Qui ne souhaitent que d’e tre tasse s et gratte s,

Entre une poigne e de souffles courts et d’hale tements, Par les faces d’une spatule a deux visages,

Je constate la falaise rocheuse me ritante. E voluant entre une paire de tristes rate s.

Par son contexte ge ologique caracte ristique, Et moi qui croyais naî vement que ce sport,

La gravir requiert plus qu’un grain de bravoure, Si re pute pour attirer une classe particulie re,

Ou de l’intervention d’une force mystique, N’e tait re serve qu’a une e lite sans remords,

Mais d’une appe tence pour une folie que je savoure. Et candide de la moindre mise re.

Cette indicible alle gresse convie e avec tendresse, Mais, mais… skier n’est pas si ardu,

Au-dela du simple fait de me rendre be at, La simple trouvaille d’un e quilibre pre caire,

De livre par sa seule autorite une heure de jeunesse, Est amplement suffisante a convaincre les mordus,

Don naturel digne des contes d’Ali Baba. Ainsi qu’a complaire mon a me de te me raire.

08/02/2024 08/02/2024

 

Hiver 2024, N°14 Hiver 2024, N°16

Il y a peu, l’on me dispensa le lustre de Son Altesse, Comme tout ne ophyte qui se respecte,

Au travers d’un examen e tudie et scrupuleux, Ne craignant pour le moment la de convenue,

D’un e tre que je pre sumais indigne de la duchesse, Je ne m’attarde pas a briser l’avenue,

Du en partie par son trait populeux. Quitte a charrier une instance que je de leste.

Ne anmoins, une seconde me fut le gue e, A toute allure je m’e lance,

Afin que je puisse admirer de tout mon saoul, Au gre des vents et des courants,

Un territoire que l’activite e gaie, Je prends mon envol non pas en courant,

Autant que Bill sied a son chiot Boul. Mais en filant telle l’illustre lance.

Ainsi, les retentissements de mon pe riple, A plusieurs reprises je manque de me vautrer,

Se sont montre s sans nuls pre ce dents. Sous le regard amuse de mes pairs,

Qu’importe la de convenue de votre disciple, Qui devisent de ja de mon futur impair,

Ce dernier s’incline, comme le devrait le pe dant. Pointant comme la faute de l’illettre .

Que nous de tenions ou non notre jugement, Ainsi, sans surprise de ma part,

La montagne restera a jamais, Les quatre fers en l’air je me pre sente,

Le the a tre de bien des roulements, Octroyant a mes fide les une pie ce apaisante,

Et d’un soupir que je de clamais. Illustrant l’apoge e de l’ultime de part.

08/02/2024 09/02/2024

19

Hiver 2024, N°17 Hiver 2024, N°19

Berce par les illusions de l’e cran te le vise , Surplombant une nue e sombre,

Je ne pouvais que merveilleusement exceller, De l’ombre projete e par d’e tranges points,

Au de tour d’un sport aussi peu avise , Aperçus au loin et portant d’e plore s de combres,

Et au destin que je n’ai pu m’empe cher de sceller. D’une re alite morne au criard embonpoint.

Les disciplines hivernales se succe dant, Perche , sur son pic au trace sinueux,

J’ai aperçu l’exercice de l’une d’entre elles. Et au couvert aussi pur que les flots qui y coulent,

Alternant entre vire es a gauche et a droites rebelles, La montagne, peuple e d’e tres qui roucoulent,

Dans un subtil e quilibre a faire claquer les dents. Jouit d’un incroyable profil de lictueux.

Fort de mes expe riences accumule es, Tous s’arrachent bon train ses faveurs,

Je me suis donc essaye a imiter, Comme pour s’assurer une ascension spirituelle,

Le ballet des genoux parfois dissimule , Que l’entite mise rable, dans la bonte conceptuelle,

Pour des yeux aux confins limite s. Le guera a ses disciples par l’exercice d’un labeur.

Apre s quelques tentatives infructueuses, Son ble me teint, autrefois ve ne re ,

Se soldant par de cuisants revers, Se constelle-la de taches de rousseur,

M’attaquant a ces pe rilleux de vers, Emplissant graduellement une rancœur ge ne re ,

Je louais une a me de vertueux. Des suites d’une inconside re e douceur.

09/02/2024 10/02/2024

 

Hiver 2024, N°18 Hiver 2024, N°20

Balance par le doux roulement, Lorsque vient le moment de laisser libre cours,

De mes pattes sur les sentiers drape s, Il n’est plus question de se plonger dans l’expectative,

D’un fin voile au profil peu cle ment, Ou d’entamer un vilain demi-tour,

Qu’un fe lin bru lerait de laper. De crie par autrui au passage d’une messe ha tive.

Je n’ai la hardiesse de stopper le flux, Pour e tre tout a fait honne te,

Incessant et poignant des chapitres manque s, Le de vers nous faisant platement face,

Que leur sillage pe ne tre en mon sein une palanque e, Bien qu’irre el est son volte-face,

D’obscurs regrets que mon subconscient influe. Enserre notre poitrine d’une tumeur malhonne te.

Pourquoi donc me livrer a d’e gaiements tels, L’heure n’est plus a la re flexion,

Qu’aujourd’hui la simple mention, Est venue le temps de l’illustre plaidoirie,

Au de tour d’une banale conversation, Saupoudre e d’une pince e d’actions,

M’emplit d’un de sarroi aussi cristallin que Vittel ? Visant a corriger l’ineffable de lit d’armoirie.

Renouerai-je au lendemain incertain Inspirant a pleins poumons,

Au gou t si singulier de cette glisse, Vecteurs de l’assurance de l’aube,

Et avec elle, le salut on ne peut plus lointain, Si fort que s’effacent vices et de mons,

D’une main nubile au trace lisse. Pareil au cuistot, je m’e lance au-devant de la daube.

10/02/2024 10/02/2024

20

Hiver 2024, N°21 Hiver 2024, N°23

Dans un environnement des plus rudes, Depuis des temps imme moriaux,

Charriant de terribles tempe tes et blizzards, D’inconscients hardis brave rent les e le ments,

L’implantation d’une nouvelle forme de vie prude, Et contente rent l’he ge monie naturelle vainement,

Est dore navant un fait des plus bizarres. Pour finir leur course au pied des me moriaux.

Malgre d’acaria tres variables, Ce de fi, lance a eux-me mes,

Au ton plus qu’impe tueux et acide. Davantage qu’a l’entite auquel le gant fut souffle ,

Rien ne semble obstruer le passage d’un e tre placide, Incarne le tremplin que tous se ment,

Qui ne cherche en somme qu’un souhait malle able. Sans pour autant de sirer s’en camoufler.

Se jetant de toutes ses forces dans la bataille, S’imaginant candidement qu’ils arriveront a terme,

Opposant David contre Goliath, D’un voyage ridicule de complexite ,

L’essence tenace comme un brin de paille, Ses hommes ne de nicheront qu’adversite ,

S’e tire et se contorsionne comme un brin de paille. Sur un trace a congeler les thermes.

Apre s d’e ternels cycles d’efforts, Pe niblement, malgre de louables sueurs,

Point sous l’accueil chaleureux de Ra , Faisant pleuvoir sur un sol aride,

Une faible pousse verte que neige dressera, Les rares gouttes a la subtile chaleur,

Pour exposer a tous le creux de son amphore. Les enlaceront d’une e treinte au toucher placide.

10/02/2024 10/02/2024

 

Hiver 2024, N°22 Hiver 2024, N°24

Lorsque le mot « montagne » vient en te te, Comme pour parachever mon e pope e,

D’aucuns se repre sentent un sommet escarpe , Ponctue e de rires et de lourdes chutes,

Aux contre es gele es par le pic d’une cre te, Je souhaiterais louer le fil de mon e pe e,

Et transi d’une e motion e charpe e. Qui n’aura tranche la volute.

Pourtant, toujours est-il que ces allusions, Je vous en sais a jamais gre ,

Bien que salutations pour le commun, Vous qui me laisse rent jouer de tout mon saoul,

Renferment un secret sans lendemain, Sur un plateau non pas de gre ,

Pour qui s’adonne a de pe nibles lamentations. Mais laisse immacule sans dessus-dessous.

Cette soi-disant source d’alle gresse, Toi qui m’accorda un e lan de bonheur, N’est en re alite qu’une triste façade, Sur des pistes tanto t saupoudre es, tanto t gele es,

Pour musser les griffes et crocs de la tigresse, Je prie pour que ton chapeau ne soit de gele ,

Choyant son logis d’un entrain que peu maussade. Et que ne sonne le cor de ta dernie re heure.

Ces terres e leve es chatouillant la voie lacte e, Il m’est d’avis qu’il ne serait que trop fa cheux,

A la blanche robe en hiver, De te voir confier la garde e ternelle d’une ste le,

Et a la surface basane e en e te , Au beau milieu d’un cimetie re grincheux,

Ne sont pas un jouet dans le tiroir du divers. Parmi de regrette s confre res faisant e tat de ze le.

10/02/2024 10/02/2024

21

Un disque que nul ne bisque

Carreau d’argent

La -haut brille un croissant,

 

Le temps, impartial, frigide, ne daignera Et pare d'un voile lactescent, vous accorder de seconde chance » Cette immense ment sombre ardoise. « Il n’est d’instant privilégié. De marbre, distant il toise,

connue se flanque toujours d’e lucubrations a la destina- D'une perspective lointaine, L’envol d’un carreau d’argent en une contre e in-tion du curieux. Souffle es par la peur ou le de sir, ces Juche sur son pierre rocher, peines muettes feront chavirer les espoirs et les certi- L'e tre jouit d'une e re sereine, tudes d’un e tre en proie aux interrogations les plus viles. Qui l'incite a calmement hocher. A pas pese s, il se devra d’y re pliquer.

Me ticuleuse s’e le vera sa re flexion. Peureuse s’e di- Soupirant, il exhale longuement,

fiera sa raison. Dans sa confusion, s’encheve treront Transporte dans une volupte fugace, d’e pars e chos mus par la ne cessite . S’extirpant d’un flux Il s'e prend bien bellement, inde fini et au cours infini, ces lueurs instruites ne char- D'une concorde guigne e par le sagace. rieront que controverses auxiliaires. Toutefois, quand bien me me futile est la re plique, insoutenable est la sup- Tous deux esseule s, plique. Tous deux planque s,

Sie gez en ma compagnie pour que se profile les Pourtant, en cet instant que l'on daigna geler,

traits d’une e pope e ou l’inconnu et le myste re s’entreme -

Jamais le citoyen ne fut si bien flanque .

lent sans jamais n’oser s’effleurer. Laissez-vous entraî ner dans l’essaim de mes pense es a l’inconvenant tumulte.

13/05/2024

Osez vous adonner aux ombres du carreau d’argent !

 

Un curieux banquet Généreux qu’est l’ingénu

Au loin sonnait le glas de l'automne, Sur les hautes steppes frappe es par le rayon,

Froid, glacial presque. S'agencent des caravanes a l'e tendard e leve .

Pourtant malgre le de dain de la fresque, Frappe s par la famine et le haillon,

De barqua lestement une fillette gloutonne. Ses occupants peinent a se lever.

Seule, sautillant gaiement entre les brins, Comme une nue e de plumes multicolores,

Elle riait aux e clats. Ces blasons ainsi dresse s,

Orpheline de tout e pe cla, Rappellent e trangement aux badauds du dehors,

Elle charriait comme un de licat embrun. Une plainte pe niblement adresse e.

Soudain, frisant la risette, Altruiste comme les nuages d'orages,

Ses yeux s'anime rent joliment. Pressant le ciel de leur haine,

Se courbant prestement, Les passants tendent une mains mue par les a ges,

Elle happa le festin de la disette. Et juge e par l'examen de la de veine.

Un petit javelot e meraude, Ainsi offrant tendrement l'hospitalite ,

Aussi fin que l'air, Quel ne fut le saisissement,

Et le ger comme la poussie re, Lorsque pris du miracle de l'alite ,

Reposait au creux de sa maraude. Ces indigents pousse rent le cri de l'ensevelissement.

13/05/2024 13/05/2024

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Point d’honneur Bise de printemps

Si l’on plisse suffisamment les yeux, Discre te telle un brise de renouveau,

Lors du re gne des te ne bres. Elle sied bellement aux mise reux,

Le jeune comme le vieux, Dont les gue tres au parfum du pre vo t,

Perçoivent de ce lestes noces fune bres. Emplissent l'atmosphe re d'un terreux.

De dro les de points ivoires, Agile comme la sauterelle,

Perçant de sinistres profondeurs, Elle saisit par sa vivacite .

Et luisant qu'importe le soir, A ba bord comme a tribord en cite ,

Gratifient d'une blafarde lueur le grondeur. Elle assaille e perdument le me nestrel.

Clairsemant une vou te morose, Impe tueux et impre visibles sont ces vents,

Sans que l'ombre d'un e clat ne pointe, Charriant dans leur inconside re e traî ne e,

Ces ponctuations nocturnes exhalent la rose, Des soupçons de bonheur laisse s a l'aî ne ,

Porte e le jour de la conjointe. Duquel impe ne trable est le devant.

Esseule es, ces graines de mirage, Fragile a la pareille d'un maigre volatile,

Guidant le fier et le barbare, Dont onc ne s'affermit sa prise,

Incitent au curieux virage, Le printemps ne se pare de l'immobile,

Et libe rent les amarres. Tout comme le sugge ra un jour sa bise.

13/05/2024 10/06/2024

 

Fatale rancœur Silencieux carreau

Sous des airs de mijaure e, Dans de bien garnis fourre s,

Balbutiant au printemps se sa vie, Une a me noble d'innocence e volue.

Et citoyenne de l'ore e, Tendre comme le vert de ces pre s,

La sublime rose ravit. Rien ne la pre pare au jugement absolu.

Sa joliesse est saisissante, Tapi dans un bosquet voisin,

Au point de charmer les anges. Le malandrins guigne avidement la be te.

Son exhalaison est enivrante, A modeste distance de l'analphabe te,

Telle que son parfum de mange. Il la guette tel le mu r du raisin.

Malgre l'amabilite expose e, Maî trisant sa respiration,

Ses diverses teintes vermeilles, Afin de n'alerter la se millante,

Mussent la fraî cheur d'une rose e, Le chasseur ajuste la perçante,

Par la venue d'un profond sommeil. Et lui pre te sa pleine attention.

Ses e pines, ve ritables lances he risse es, Bien qu'inge nue au point d'e mouvoir,

Ne sauraient se contenter d'un maigre festin, Le pie ge s'est d'ores et de ja referme ,

Et s'abreuvent d'un sang au carmin tisse . Autour d'un cou a l'honne te revoir,

Ainsi se pare la fleur du destin. Qu'une jeunesse ne saurait enfermer.

16/05/2024 10/06/2024

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