Poèmes - Compilation n°2 by Gwendal CLAUDEL - HTML preview

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Inestimable perte Nouveau jour

Malheureusement, tous n’eurent cette chance, Le lendemain, au radieux lever de l’aube,

Cette soif de vivre, détermination, abnégation, Se frottant péniblement des petits yeux,

Bref, qu’importa sa narration au parfum de négation, Encore rougis par un hier odieux,

Certains firent étalage de malchance. Le volatile, là, constata sa daube.

Dans le lot, une frêle âme, Un pauvre ver de terre,

Dont le petit cœur battait encore… Se débattant, gigotant encore follement,

« Mais plus pour longtemps… », Maman clame, Contre l’autorité d’un cru enrôlement,

Avant de fourcher pareil au manticore. Forcé, et assurément de ceux qui déterrent.

La Nature est par définition cruelle, Ouvrant grand le bec, par réflexe,

Et le destin de ses citoyens… d’autant plus… Le moineau, même s’il n’avait réellement faim,

Mais bon, il ne tient qu’à nous de chérir la prunelle, Ou le curieux jet d’un artistique suplex,

Qui, de son lointain reflet, efface certains malus. Sentit l’envol de recroquevillés confins.

Nauséeux, se retirant du macabre spectacle, Allons bon… voilà maintenant que son système,

Dont il avait la présente agonie en horreur, Dans la splendeur de sa conception,

Le flocon de pureté, tout juste sorti du réceptacle, Le couvrait de l’engrais du chrysanthème,

Se soulagea de menus pleurs. Sève d’une amer déception…

19/08/2025 20/08/2025

 

Fatalité Croissance

Non point insensible à la triste tragédie, Ce cycle, indéfiniment souvent se répétant,

Mais se concentrant plutôt sur le bon côté, Surgit un beau jour le fier moment,

Malgré la perte d’une célèbre beauté, Où se départant d’un inconscient « Comment ? »,

De morosité, la mère silencieusement congédiait. Le piaf lui préféra l’appétant.

« En cette édition… une victime… Trop longtemps il observa Mère décoller,

Une seule… une véritable… victoire… », Battre furieusement des ailes,

Qu’elle serinait à son auditoire, Et abandonner la marmaille toujours de plus belle,

Lui, convaincu de l’amertume de son intime. Pour des contrées pourtant accolées.

Puis, de ce sombre épisode, S’essayant également à cet inconsidéré jeu,

Lui succéda un plus opaque couvert, Dans un incompressible désir de mimétisme,

Celui d’un indifférent linceul charriant l’exode, Quel ne fut son éclat rageux,

D’un ciel jadis à découvert. À la subite couvée d’un scepticisme.

Avec lui, une muette vague de froid, Effectivement, malgré tout son entrain,

Dont l’acerbité et le morose dédain, Et réitérant des gestes abondamment vus,

É galait le chagrin d’un indicible effroi, Le pauvre ne saisit jamais un grondant train,

Ici souverain du puissant royaume d’Odin. Mais le fâcheux contretemps de sa revue.

19/08/2025 20/08/2025

Simple désir Succès du jeunot

Non qu’il ne détenait la moindre faculté, Finalement, après force de persévérance,

Mais évoluer en solitaire, en autodidacte, Saupoudrée de son copieux lot de railleries,

Avec pour effort son seul acte, Devançant naturellement du corps la souffrance,

Avait de quoi salement occulter. Stoppèrent subitement les cris de chamaillerie.

Tantôt il blâmait sa mère, tantôt ses ailes. Pour cause… lui aussi désormais,

Selon lui, ni l’un ni l’autre, dans sa requête, Appartenait au monde des grands, des adultes !

Ne lui apportait un espéré zèle, En cet instant, ce petit être également normait,

Ou même l’espoir d’une modeste enquête. Les taches de ce plafond au changeant tumulte.

Ressassant ses échecs, cherchant ses erreurs, Dans un élan plein de verticalité,

Un brin maussade, mais travailleur, S’il lui prenait dorénavant la pressante envie,

Sans se fâcher d’une éventuelle horreur, De ne se complaire dans un art sans vie,

Le brave, du toit ne regarda ailleurs. Alors que s’offrait l’aventure d’une droite horizontalité !

Ah oui… J’ai sottement omis de préciser, Non plus dépendant des ailes d’autrui,

Que chacune de ses hardies tentatives, Mais bien des siennes, que la sueur moula,

S’effectue en un milieu ostracisé, Sans plus de « Oups ! », ni de « Oula ! »,

Où l’on prie orphelin la foi méditative. Pour l’heureux, du vol, la liberté se construit.

20/08/2025 20/08/2025

Petites victoires, gros échec

Pour l’éternité

Comportement sans aucun doute étrange,

Mais porteur de nombreux bienfaits, S’égayant follement dans les frondaisons,

Dont la blanche croisée des anges, Puis dans de plus hauts nuages,

Au pieux culte considéré bien fait. D’air se gonfla son panaché plumage,

Qu’il arborait en cette tiède saison.

Toutefois, de ces secrètes escapades,

Menées rarement entre soudés frères, Des teintes plutôt berçantes, chantantes,

Entre deux-trois jetés de noire colère, Pour les yeux un soupçon bucoliques,

Survivent ces plumeuses galéjades. Du moins c’était ce qu’un bel alcoolique,

Songeait du parfum de cette heureuse entente.

Maladroit dans ses fragiles battements,

Sous le silence de son public, Enivré par l’immensité du ciel,

Qui, de cet art millénaire, diligemment s’applique, Grisé par l’infini de son désir,

Le miséreux ne contrôle plus qu’un ébattement. Le moineau manqua presque de s’élire,

Souverain et tentateur de l’arc-en-ciel.

S’il espère s’en tirer,

Du moins en un seul présentable morceau, Heureusement, le rattrapant au vol,

Il lui faudra au plus grand s’étirer, Puisqu’il en faisait beaucoup trop,

Histoire de n’établir comme d’autre le conte du « mort Pareil à l’infernale rigueur du lyonnais métro,

sot ». Ses voisins, eux, s’assumèrent moins frivoles.

20/08/2025 20/08/2025

Maternelle inquiétude L’exil

Quelques jours, semaines en aval, Sentant qu’une de ses heures lui était venue, À l’arrivée d’un fameux automne, Non celle lui sommant de passer l’arme à gauche,

Là où parfois la furie du Très-Haut tonne, Mais pour en modifier les couleurs de l’avenue,

Frissonnerait presque l’aquarium du naval. Et l’inscrire dans l’histoire de sa roche.

Devenu grand et fort tout comme le bœuf, Certes partir s’avérera difficile,

Ahem.. ou peut-être finalement pas tant, Puisqu’en cette vie il se lia d’amitié,

D’un revers de récit tout bonnement épatant, Mais de certaines instances, pas de pitié,

Le volatile nous jeta un regard neuf. Et ce même pour les plus graciles des cils.

D’un vol plus adroit, plus assuré, Préparant larmoyant ses quelques bagages,

Concurrençant désormais ses plus fiers pairs, Farfouillant dans d’éparses caches,

Et devançant de loin son vieux père, Il trouva finalement dans un tronc le gage, Il nous témoigné là d’un air rassuré. D’une ultime partie de cache-cache.

Sa mère, le regardant depuis sa branche, Enfin, ayant suffisamment joué,

Ne peut s’empêcher de doucement soupirer, Et plus trop enclin à ces bagatelles,

À la réminiscence d’une coquille franche, Après un baiser sur le front de ce qu’il y a de plus doux,

Qui elle, victorieuse, ne laissa jamais respirer… Le voici qui dans son exil, à jamais s’attèle.

20/08/2025 20/08/2025

 

Coquet moineau Course contre les cœurs

Son adresse dans les hauteurs, Volant éperdument, sans jamais s’arrêter,

Était d’ailleurs si surprenante, si affriolante, Qu’importe la douleur et fatigue ressentis,

Qu’une meute de joyeuses femelles volantes, Il ne voudrait qu’une sotte et passée gaieté,

Lui narra sa grâce d’un ton jaboteur. Le juge de son cruel démenti.

Bien fat de lui-même, Ainsi, fuyant sa terre toujours plus loin,

Et ne se doutant aucunement de la supercherie, Par crainte de survenance de l’indicible,

Et le ridicule, qu’il, à son insu sème, Accusant parfois les revers de l’invisible,

Le larron ne se versera dans la tricherie. Le piaf, sur sa conscience ne prendra soin.

Loin de son esprit l’idée de la coquetterie, Cela étant dit… peu lui importait.

Mais en ces instants de belle cérémonie, Ici-bas, nul ne le connaissait,

Ravivant l’hymne d’afféteries, Et nul, même si des fourrés il sortait,

En son ère, la prude ne désavoue son harmonie. Ne s’empêcherait docilement d’un essai.

Il plaît, et qu’importe la raison. De fait, embesogné dans sa fuite,

D’autres feront les gorges chaudes de ses subterfuges, Les yeux embués d’un éloquent chagrin,

Mais point celui dont le refuge, Sans casser la croûte ni le grain,

S’abrogeait du joli titre de maison. Cynique, il songea « Ça y est, les carottes sont cuites… ».

20/08/2025 20/08/2025

En terre inconnue Rayon d’espoir

Toujours enchaîné dans son chemin de croix, Tout à coup, bordant une luxuriante et verte orée,

Dont il était l’unique à y croire, Qu’il crut en premier lieu naïvement banale,

Dans une unité et abnégation qui onc ne décroît, Notre protagoniste, survolant un canal,

Il happa au passage son bref miroir. Surprit l’une de ses îles adorées.

Survolant la peau diaphane d’un clair étang, « Un véritable coin de paradis ! »,

Aux grenouilles et libellules bavardes, S’enthousiasma-t-il, contenant sa joie,

Le reflet d’un maigre point embêtant, De se voir de la sorte, sans l’ombre d’un radis,

Dérangea bruyamment la harde. Touché de l’éternel dédain du rabat-joie.

Lui, dans cette vallée, était de trop… inconnu. En effet, pour une fois,

Pour ces bêtes à l’effroi du menu danger, Et pour le plus grands de ses volages effarements,

Une telle croisée avec une figure méconnue, On le couva d’une diligente foi,

À jamais, pouvait tout changer… Dont il s’épanchait en d’autres temps rarement.

De cette manière, sans détour rejeté, Non évidemment le culte qu’on lui rendit jadis,

Et finalement pas plus mécontent de l’être, Mais un autrement plus subtile, moins corruptible,

L’étranger, toisant cette timide jetée, Où les hères, aux aspirations qui refroidissent,

S’envola vers de plus rondes et plaisantes lettres. Ne prêtent toutes oreilles aux psaumes d’une Bible.

20/08/2025 20/08/2025

 

Chemin de croix Fonte des glaces

Sur sa longue… longue route, Se posant dans une excessive douceur,

Qu’il trouvait chaque jour plus interminable, Pour n’effrayer gauchement ce qui le serait,

La créature, à la jovialité mise en déroute, Avec l’infinie déférence qu’il aimerait,

Se trouva soudainement bien minable. Le moineau s’inclina devant ses sœurs.

« Ça par exemple… personne ne veut de moi… Ces dernières, pour l’heure occupées au logis,

Je suis intimement persuadé que même les monstres, Puisqu’en ce monde l’entretien prime,

Dont Mère nous conta souvent l’émoi, N’en déplaise aux brèves et répétées déprimes,

Verrait en moi la vertu d’une ombre anti-monstres ». Que lui accorderont les baies de goji.

Ces « prédateurs », ainsi l’humanité les nomme, Une unique et seule,

Forment usuellement une barrière imperméable, La frimousse curieusement penchée à ce manège,

Ou presque, au bonheur du bonhomme, Comme s’il désirait qu’encore on ne l’esseule,

En proie aux vagues d’un cœur malléable. Le piaf attendit néanmoins les chutes de neige.

Ne s’imaginant le manifeste infondé de sa croyance, Prenant son mal en patience,

Et le bonheur de son incertitude, Puisqu’on l’y força sans mot dire,

Très vite, le cru besoin d’une alliance, Finalement, avant qu’il ne puisse maudire,

Écrasa le terme d’une pesante solitude. De l’Éden, à son âme s’offrit sa science.

20/08/2025 20/08/2025

Le biais du billet Passation

« Envers et contre tous, Le billet de banque, souple, fin léger,

une âme, à la blanche frimousse, Remplacera sans vergogne notre clinquante monnaie,

connaîtra sa frousse » Dont les bruyants éclats à la Monnet,

En rempliraient presque la mer d’ É gée !

Que se passerait-il si un individu, complètement

étranger au système qui l’entoure, se réveillait au nez et En effet, qui n’a point déjà ras-le-bol, à la barbe de ses voisins ? Eux, trop embesognés dans De ces maudites piécettes remplissant nos poches,

leur ennuyante routine, ne jugeront jamais le don que Personne ? Ainsi, nul dans son étriquée coupole,

porte ce fruit de vie. Inopiné, incongru, mais point dé- Ne saisirait le bien-fondé de mon étroite caboche ?

couvert ! En même temps, qui se douterait que Vie naît

 

comme une pomme sur son arbre fruitier ? Se révoltant furieusement bien malgré lui, Mais, alors, dans pareilles circonstances, commet Puisqu’il croyait en son intime assister, s’échafauderait la chaîne d’événements ? Notre bête Finalement, le dévoué cessa de résister, aurait-elle peur ? Détiendrait-elle les mêmes aspirations Et du râle du tonnerre, en accepta les grains de pluie. que nous autres, frères étrangers ? Nous partageons

tellement, mais il y est, me semble-t-il, des frontières à jamais infranchissables… Manque de chance, ces lourdes gouttes d’orage,

Un billet de banque, sujet à ces interrogations, Dans la parfaite rondeur de leur forme, nous fera ici l’honneur de son récit. Complètement per- Condamneront d’un libéré barrage, du dans les méandres d’un système dans sa complexité, Des liasses répondant à certaines normes. il devra accepter les différentes chambres d’adoption qu’on lui imposa. Seulement, lui, du monde, souhaitait 26/08/2025 parcourir…

Naissance

Noble échange

Fatalement, dans un premier temps passé en impri-

Dans le monde… moderne, oui, nommons-le ainsi, mante,

Quel serait l’unique biais par lequel, tous, Où les processus de fabrication se succèdent,

Dans une homogénéité similaire au labeur de Vinci, Dans un milieu dans lequel peu d’entre nous accèdent,

Communiquent sans savoir qui du voisin tousse ? S’ébauche une coûteuse infirmerie.

Et bien… pour chacune des transactions effectuées, Pourquoi donc un lieu de soins et de repos ?

De l’autre côté du bien, du service, Eh bien, parce que certains de nos amis Français,

Doit forcément se trouver de mesurés sévices, Par banale négligence ou manquement de pot,

D’une valeur s’étant tantôt évertuée. De l’argent, par les fenêtres ils balanceront !

Hmmm… je me demande encore bien, Du phrasé, vous vous en souvenez sans doute,

Sous quelle forme ou franche couleur, Lorsque jadis, un parent dépité du mioche,

Cette monnaie, cet argent du gai débouleur Le gratifia coûte que coûte,

S’imprimerait comme juge de nos brins. De cette expression menaçant le jour du rigolboche.

Mais oui, parbleu !! L’imprimante ! Du papier ! Dans des couches n’en voyant jamais le bout,

Hahaha…! Mes chers et estimés confrères, Puisqu’il faudra rendre impossible les faux,

Moi qui ai toujours déambulé porté de mes nus pieds, S’appliquant à ce que ne subsiste aucun défaut,

Me voici là sommé d’excuser mes honoraires ! S’activent une armée d’hommes debout.

26/08/2025 26/08/2025

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