Poèmes - Compilation n°2 by Gwendal CLAUDEL - HTML preview

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XX Couac

Ventres sur pattes

Plantant sa fourchette comme personne auparavant,

Dans un autres des interminables coins de récré, Se fichant bien du navrant spectacle rendu,

Puisqu’elle me semble tout juste immense, Le bougre, se goinfrant, se piffrant, se gavant,

(Hehe… ce doit être l’œuvre du mauvais décret…), Au large buffet se serait naturellement vendu.

Des gueuletons célèbrent leur transhumance.

Seulement, à enfourner imprudemment,

Bon… en vérité… de cette dernière, Le soudain renvoi d’une preste ingurgitation,

Il me semble que l’unique affaire de goûters et dîners, Provoquera, sans le profil d’un prudemment,

Les accaparent au point que de l’enclin de l’ornière, Comme le rugissement d’une basse agitation.

Ils ne s’offusqueraient d’en méchamment dandiner.

Vert, violet, livide, ainsi joliment coloré,

Arrêtés de la première pente, rebutés, Il passera par toutes les mues du caméléon,

Puisque de l’effort ils s’affaiblissent frileux, Affichant alors une palette richement arborée,

S’asseyant sur un banc, aise d’avoir débuté, Tout comme l’enseigne d’un lointain Léon.

Les mollasses calqueront la sculpture de l’argileux.

De Bruxelles, sans forcément faire état de choux,

Soupirant d’abattement, contraints par l’épigastre, Ce curieux bonhomme, cuisinier et propriétaire,

Ces mignons, appréciés de la cité de Castre, Entrapercevra dans les minois de ces bout’choux,

Parce qu’affamés ils en foulaient parfois les cadastres, Comme le parfum d’une bienséance délétère.

Gloutons, à leur appétit au jamais ne se castrent.

30/09/2025

30/09/2025

Fameux voyage Calomnies

Panse gargouillant, criant famine depuis des lustres, Ripaillant dans d’épouvantables bruits de sucions,

Découvrant un goûter richement garni, Faisant là écho à des gestes peu flatteurs,

Sous les yeux de vieux chauve au crâne dégarni, Ces terriens, à la massive et illogiques constitution,

La marmaille accusera un penchant rustre. Du magicien, en accuseraient presque le délateur.

Se fendant néanmoins d’un splendide sourire, Eux, en surpoids ?! M’enfin… ils ne le sont point !

Qu’elle ne s’embarrassera donc de camoufler, Cette soi disant discrète proéminence que vous voyez,

Avec cette comptine du « Je ne vais mourir ! », N’est aucunement l’odieux fait d’un embonpoint,

La rondouillard, résigné, s’en ira assouvir. Ni l’une des viles manifestations du dévoyé !

En effet, lui, de ces épreuves de gastronomie, Humpf… leurs gènes les façonnent de la sorte !

Bien qu’il en dégustait chacune de ses bouchées, Eux ne font que se plier à ces intimes directives.

Consentait à l’hégémonie du saint boucher, Après tout, avant que vérité ne ressorte,

L’emmenant d’une entrecôte au céleste de l’astronomie. Ne faut-il convoquer l’expertise du détective ?

Baladé en des planètes et constellations inconnues, Seulement… de tels services coûtent chers…

Il croisera sur son épopée intergalactique, Et peu possèdent les finance capable de les assumer.

Une lancinante plainte, jusque là méconnue, En dépit du droit, pillant néanmoins les jachères,

Celle d’un pétrifiant acide lactique. Du pardon les morfals pourront inhumer.

30/09/2025 30/09/2025

Rassasié… pour l’instant… Naturel émoi

Ainsi, en une folle poignée de secondes, Primale, inavouable, incontrôlée,

Puisqu’il convient de louer leurs faits d’armes, Cet élan emporté lui arrachera son libre-arbitre.

Avec plus d’entrait que notre « sage » Cunégonde, Non que du repos l’enfant est incollable,

Enfin l’on cessa le gargantuesque vacarme. Disons simplement qu’il chatouille le pitre.

Sans doute que cette ultime association, Surnom rendu chez bien des confrères,

De termes et de lexies dans la strophe précédente, Ne pensez-vous pas réellement qu’aujourd’hui,

Ne constitue la plus noble des passations, L’on s’amuserait à galéjer en cette ère,

Même pour l’aveugle reconnue pédante. Sur les pratiques d’un être né réduit ?

Quoi qu’il en soit, trop occupé à achever, Allons bon, voilà qui serait ouvertement tapageur…

Bon… le voilà qu’il ne se lèche plus que ses gros doigts, Lecteurs, songez un instant au grabuge suscité…

Le bon vivant saura encore surélever… Haha… pour sûr, de style, l’homme est fin nageur,

Le cruel mythe d’un mangeur vaudois. Mais croyez-moi, il ne pourra gère ressusciter.

Effectivement, sur Terre, l’opulence n’est nouvelle, Oups… pardon… il est ici question de mômes.

Et il n’a fallu les travers de notre belle modernité, Préférons plutôt un aspect plus… innocent,

Pour que nous nous plombions la cervelle, Qu’une chevaleresque plume vêtu de son heaume,

Avec cette maigre légende d’une vaillante paternité. Ferraillant avec ses peines jusqu’au dernier sang.

30/09/2025 07/10/2025

XXI Traditionnel ennui

Main dans la main

Ahem… où en étions-nous ? Ah oui, les applaudisse-

Par quelle gestuelle d’allégresse fêtons-nous ? ments.

Par des injures ? des cris ? les deux en agrandissement ? Conçus pour traduire la gaieté des bonnes gens,

Non… tous ici-bas ne se profilent gnous… Celle-ci traversera plus d’un saisissement,

Chers amis… j’invoque là les applaudissements ! Pour s’inscrire dans l’âme de crédules indigents.

Battant des mains dans une sourde rythmique, Au début simple parade de convenance,

Deviendrait alors pour l’homme la mélodie, Pour honorer de ses lauriers une épique entrée,

Qu’il dédierait aux prouesses inhumaines, cosmiques, Ou pour accompagner, saluer une sanglante survenance,

D’un feu follet qui de tous temps ébaudit. Glorifiant ainsi le bref trépas de l’éventré.

Célébrant le mariage, l’union du grandiose, Toutefois, un beau jour, dans nos cours,

Il subira par la hargne de ces battement, Peuplés d’une enfance fermement s’ennuyant,

Le courage et la vertu d’une vaine symbiose, Deux gamines aux cheveux coupés trop courts,

Dont il apprécie cependant les ébattements. Du râle, ne s’embarrassèrent de faux-fuyants.

Toutefois, il résidait un fait qu’il n’internait… Ne percevant d’heureuse fin à leur misère,

Ne lui permettant alors de saisir complètement, Lassées de cette frigide ataraxie du temps,

Que cet insignifiante beauté qu’il discernait, Soudains, de concert jugèrent que ce fichu nu temps,

L’assaillait d’un cru entêtement. Elles l’enverront à des lieux de leur Isère !

07/10/2025 07/10/2025

Imaginaire bien trempé

Une vie de piaf

Se remémorant un vieux cours de géographie,

« La vie est un éternel cycle,

Attribuant une danse de pluie aux tribus indiennes,

parfois nous réussissons, parfois l’hémicycle,

Sans plus de parasites pensées à la reprographie,

omnipotent, nous juge des peines du tricycle »

Les deux mistinguettes s’improvisèrent amérindiennes.

Essayer, échouer, se relever. Voici-là les trois

Tapant dans leurs mains, assises en tailleur, mots d’ordre que l’on imprime dans la nature des êtres

Puisqu’aucune ne savait correctement danser, de nos forêts. Après tout, quel autres choix s’offrent à

Il fallait qu’un mouvement là batailleur, leurs mines jamais épanouis ? Le revers d’une intrai-

Accouche rapidement d’un jeu bien pensé. table Nature ? Les crocs de bêtes sanguinaires dont le

chasse d’un genre régit l’horloge ?

Les joignant, puis offrant une patte à l’autre, Ains contraints d’épouser les pulsations réson-

Réitérant ensuite ce manège jusqu’à la faute, nant dans chacune des fibres de leur corps, ces âmes,

En y incorporant de règles aujourd’hui nôtres, plus fragiles les unes que les autres, tenteront de

D’un espoir, elles surprirent la marée haute. s’émanciper de l’emprise de ces dernières. La Liberté.

C’est sûrement par le biais de ce concept que ces inno-

 

Toutefois, même inventive, jamais cette eau ne s’invita, cents parviendront à s’isoler du reste d’une communau- té à laquelle leurs rêves se sont greffés. Jamais elle ne les gratifia de ses sourires de sel, Membre d’un grandissante communauté de moi- Sauf peut- être une fatalité que l’agité n’évita, neaux, une figure, sortant du lot par sa soif de l’azur, La petite mer sous ses aisselles… connaîtra bien malgré lui les affres d’une fragile exis-

tence. Constamment mis à l’épreuve, dans le soucis

07/10/2025 d’une vie dédiée à l’ennui, l’espérance de l’au-delà berce

ses pensées.

Morale d’une enfance Poum… Poum… Poum…

Par conséquent, espérant jadis des retombées, Poum… Poum… Poum…

Pour que paraisse leur amicale félicité, Dans les abysses, une timide pulsation résonne.

Ce fut néanmoins, le torse, la poitrine bombés, Si fragile, si ténue, que le moindre « Atchoum ! »,

Qu’elles présentèrent à tous leur complicité. Risquerait d’affairer la sainte nonne.

Démontrant à autrui leur chouette distraction, L’obscurité est totale, parfaite.

Tout en faisant état de rires sporadiques, Pas un trait éclatant ne la transperce,

Sans jamais de la veine du front faire contraction, Parbleu, non point une lance de ces perses,

Aucune ne se brusqua de l’issue fatidique. Mais bien une ombre pour l’idiot surfaite !

Chantant à tue-tête, s’arrêtant parfois, Dans une forme ovale, en relief

Parce que l’une, étourdie, manqua un vers, Similaire à celle de nos ballons de rugbys,

Ces ébats ressemblaient aux errements d’autrefois, La vitalité d’un faible flot rubis,

Parus bien en amont de ce bleu couvert. Ne cesse d’étendre les frontières de son fief.

Se fichant royalement de n’avoir rien inventé, Secondes après secondes,

Tant pis pour l’orageuse prière au Bramafan, Dans la naturelle droiture de l’horlogerie,

Elles, dans tous les cas n’oseraient se vanter. Bien loin du volage de notre amie Cunégonde,

Amis, cette morale… ne serait-elle celle de l’enfant ? S’édifie une merveilleuse bergerie.

07/10/2025 19/08/2025

Berceau de vie Sourds battements

Pareil au fabuleux avènement de chair, En effet, avec chaque fois plus d’intensité,

Qu’il soit chrétien, musulman ou athée, Ces fameuses, douloureuses pulsations du corps,

Toutes et tous, y compris l’âne bâté, Provoquent un tremblement où le désaccord,

Saisiront la vive beauté d’une florissante jachère. Prime sur la grimpe d’une alarmante densité.

Au sommet d’un arbre, au creux d’un nid, Un beau jour, bien trop à l’étroit,

Dans des branchages s’agençant admirablement, N’en pouvant clairement plus du supplice,

Un être, que le serment d’une mère ne renie, Le petit être, du mal cessa d’être proie,

Se retrouve aux proies du durablement. Et d’une bêtise… se rendit complice.

Non que la vie ici se trouve maîtresse, Tapant férocement du bec, remuant des pattes,

Des lois d’un temps infini dans son espace, Il tente de s’extirper de sa cellule,

Mais contre l’appétit vorace du rapace, Toutefois, malgré une verdeur qui m’épate,

Au nombre en contrebalançant la détresse. Lui n’expose qu’une force de libellule…

Puisqu’un petit n’est sûrement pas suffisant, Sentant que de cette chance il n’en aurait qu’une,

Il devient fatalement naturel, S’agitant comme le plus fou des garnements,

De le pourvoir d’une fraternité structurelle, N’en déplaise à son évidente lacune,

Lui faisant oublier plus tard le poids du méprisant. Soudain, crevant le silence, retentit un craquement.

19/08/2025 19/08/2025

 

Fratrie Percée du jour

Des frères, sœurs, aimables voisins, Accentuant alors une folle cadence, Lui, s’extasiant, en avait tout plein ! Dans un irrépressible entêtement,

Mais devait-il vraiment se réjouir de ce tremplin, Notre ami, ici torturé vertement,

Où le germe d’une complicité accompagnait le raisin ? Achève en fin de compte sa folle danse.

Seulement, excepté une chaleur réconfortante, — Ç A Y EST ! ENFIN !!

Rythmée au pas de jeunes cœurs, Le jour… miracle… perce à présent…!

De sa claire appartenance au chœur, Ne souhaitant fanfaronner tel le faisan,

La jeune âme ne se jugeait importante. Il contient néanmoins sa faim.

Elle… ne comprenait encore son but, Après tout, si proche du sacré Paradis,

Ni même l’agréable vertu du lendemain. Il ne faudrait que la sotte ébauche,

Là, mis à part le confort de sa hutte, De l’orgueil, cette… vous en conviendrait, maladie,

Du sort, elle n’en distinguait point le chemin. Ne signe son ultime débauche !

Les rangs maintenus serrés, chaque jour, Ainsi, brisant sa dure paroi,

Avec une angoissante certitude, Au moyens de ruades et gnons plus réservés,

Resserrent un peu plus l’esquisse d’une solitude, D’une mine sensiblement moins énervée,

Munie de terrifiants coups sourds. Le piaf, de la naissance se couronne roi.

19/08/2025 19/08/2025

Bal nocturne Âpre réalité

Sa première vision, Dressée tel le gardien du dernier sort,

Si l’on exclut celle de l’impénétrable nuit, Sa mère, implacable, lui faisait front.

Fut celle d’une mère, dont le rôle de minuit, Non qu’elle désavouait franchement l’affront,

Scintillait plus qu’un bal de l’Eurovision. Disons que ce combat-ci n’était de leur ressort…

Concept naturellement étranger aux protagonistes, Cette horrible passe, nécessaire traverse,

Mais il me plaît toutefois de charmer, Ses gladiateurs devaient s’y mesurer seuls,

Ceux pour qui de guerrières joutes armées, Sans aide extérieure. Humpf… ici, la vie l’esseule,

S’échafaudent telles des rapines opportunistes. Malgré le désir d’une âpre controverse.

Quoi qu’il en soit, gravant profondément, Bien sûr que l’inconscient d’une génitrice,

Cette image dans une mémoire chiche, Lui hurle, à briser les sourds tympans,

Le moineau de nos campagnes, non point dément, Une hargne et ferveur infiniment protectrices,

Vécut là un curieux frère du hashish. Dictées par l’innocente candeur du pimpant.

Ahem… Bon, je vais vraiment arrêter, Seulement, en cette heure, elle aussi pleurait.

De sortir de mon chapeau des rimes sans queue ni tête, D’ailleurs sans doute davantage que ces faiblards,

Alors même qu’un illustre arrêté, Dont le râle d’agonie non plus ne leurrait,

Condamne ce genre de pratiques qui s’entêtent. Derrière la fausse chemise du roublard.

19/08/2025 19/08/2025

 

Patte tendue Éclaircie

Tournant le bec de gauche à droite, Tout à coup, entre deux gémissements,

S’agitant dans sa tendre jeunesse, Poussés depuis une jadis imperméable cloison,

Le volant constate que d’autres naissent, Retentissaient les hourrahs d’une maigre toison,

Mais d’une course, elle, plus maladroite… S’exilant là de son affaiblissement.

Vraisemblablement, eux-aussi souffrent, Chantant de concert avec sa progéniture,

Et il leur peine vraiment de vaincre, Et se calquant sur ses piaillements,

Une épreuve sachant convaincre, La mère, tuant ses irrépressibles bâillements,

Les élus d’un insondable gouffre. La récompensa d’une riche garniture.

L’incertitude de lamentablement échouer, Celle-ci, affamée au possible,

Cet indescriptible je-ne-sais quoi, Et étonnamment docile,

Vous laissant immanquablement coi, Se jeta sûrement pas d’une mine impassible,

Qu’importe vos sentiments dévoués. Sur une graine qui légèrement oscille.

S’extirpant prestement de sa coquille, S’en repaissant goulûment,

Pour assister de malheureux confrères, Pépiant avec ingénuité son grand plaisir,

Sur le point d’enrayer le pas du funéraire, Le vainqueur, d’un gai éternuement,

Surgit du flanc une sombre béquille. De son estomac, souhaita se ressaisir.

19/08/2025 19/08/2025

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