Poèmes - Compilation n°2 by Gwendal CLAUDEL - HTML preview
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Matinale brocante Paix du silence
« Véritables messagères d’héritage, Perçant le silence d’un ciel nocturne,
les brocantes illustrent le partage, Autrefois dompté par une aérienne volubilité,
en dépit de la raréfaction de ses colportages » Le brusque coup de volant d’un être taciturne,
Faillit lui faire oublier sa solubilité.
Les brocantes forment l’un des derniers bastions
de la classe à la française. Non point la vente à la sau- En effet, composé à soixante-dix pourcent d’eau… vette de fripes et guenilles dépareillées, ou encore la Non… cessons je vous prie avec ces enfantillages,
vente de couches pour satanés mouflards, je parle bien Vous n’êtes ici badaud à l’épais bandeau, évidemment des rassemblements où l’on met à Venu pour la leçon d’un studieux outillage. l’honneur les vieilleries des greniers français.
J’embastille, en mon âme et conscience, le fait ir- Les sciences du corps méritent mentions, révocable que ces coutumes d’un ancien temps se per- Et ce je m’incline éminemment bassement, dent. Dans une insupportable culture du moins cher, Mais il n’est de plus grande contravention, tout doit se vendre à prix défiant toute concurrence, en-
Que celle promouvant l’abandon du prélassement.
deçà même du coût de la ressource ! À se marcher cons-tamment sur le crâne, pas étonnant que nos exposants
Bien… Excepté le chant de quelques oiseaux,
s’arrachent les cheveux et ne reviennent jamais. Dans un exquis coin de France, où le soleil do- Et une bruyante envolée à tire d’ailes, mine habituellement de toute sa hauteur ses habitants, Succédant à l’évidente virevolte d’un zozo, une timide brocante point. Les conditions s’annoncent Rien d’engageant n’ébranle la dance des mirabelles.
rudes. Rosée automnale et brise d’hiver menacent les résolutions d’affranchis. Passeront 09/10/2025 -ils outre ces décon-venues ?
Vent du Nord
Brouillard sur les plaines
Il fallait également avouer que la brise,
Le brouillard, rien de vivant n’ose le traverser. Insistante et claire mère de pusillanimité,
Il aveugle les êtres qu’il coiffe, Fouettait sans discontinuer les fins pare-brises,
Et son bel ouvrage, plus rageant que l’averse, De ces gens s’accordant à l’unanimité.
N’étanche, pour le misérable, la moindre soif !
« Misère… la météo du jour sera… particulière ».
Raaaah ! Mais quelle honte ! J’accuse ! J’accuse ! Personne ne vendait de pleines volières,
Je l’accuse de nous voler notre éclairage ! Mais ce froid glacial, inconnu aux pièces de Molière,
Je l’accuse pour qu’il, repentant, enfin s’excuse, Nous démontrait une poigne séculière.
De gonfler aussi abondamment nos commérages.
En outre, l’humidité ambiante,
Effectivement, son profil peut nuire… N’assistait en rien à ce menu rassemblement,
Point sans doute pour le gazouillis des rossignols, Tant les incessants frissonnements, tremblements,
Mais plutôt pour de pauvres conducteurs de bagnoles, Concurrençaient ceux aux murmure de l’amiante.
Dont on force aujourd’hui le nombre à s’amenuir.
Ces timides chuchotement dans les ténèbres,
Dense, opaque, flou, il brouille les vues. Ces individus en étaient de remarquables experts !
Déjà que celles-ci sont partiellement aveugles, Non qu’ils appartenaient au corps des pompes funèbres,
Oui bon, de cécité, la plupart ignore les bévues, Simplement, l’œuvre de brocante ne promulguait
Mais aux égards d’un crissement, les pneus beuglent. l’impair.
09/10/2025 09/10/2025
Esprit du brocanteur Balade d’un matin
Des gens civilisés, amassés dans un même but, Tic-tac… Il va sans dire que l’installation progresse.
Vendre à un prix dérisoire des bibelots, Sans doute pas au rythme des quelques pressés,
Dont la vue, de trop, désormais rebute, Mais il s’avère que l’appétit de l’ogresse,
Celui débutant dans sa quête d’invisibles grelots. Dépasse toutes les convention de l’oppressé.
« Grelots » ? Pardon, je voulais dire « gros lots » ! Parmi la foule… enfin… on la distingue,
Oula… les affaire de mon cerveau partent à vau-l’eau, Cette dame aux cheveux cendrés, ébouriffés,
Sans doute que les pizzas d’un dévoué Volo, Que tous, avec fausse justesse croyaient dingue,
Ne rendent vraiment service au poète prolo… Et plaignaient celui s’en étant en ce lieu attifé.
Néanmoins, malgré un temps tristement maussade, Ah ça… le fin ménage demeure roi.
Et une humeur pour le commun point au beau fixe, Pas besoin de vivre en une comblée famille,
Songeant aux atrocités perpétrées par le MOSSAD, Quand bien même au compte de trois,
Le quidam, emmitouflé, conservera l’entrain d’Idéfix. Pour nettement distinguer le tortueux de la charmille.
Il ne lui servait de se morfondre… Cela dit, deux âmes perdurant, d’un conte simples figu-
Si ce n’est bien sûr l’amertume d’un entêtement. rants,
Toutefois, à la logique, inextricable empêtrement, Doivent forcément déceler en leur proche partenaire,
Le raisonné, savait qui des deux confondre. Ce petit quelque chose, ou trait fulgurant,
Vous saisissant comme la prière d’un amour centenaire.
09/10/2025
09/10/2025
Maladie d’un écureuil
Pourquoi
Au fur et à mesure des longues heures,
Puisque ces manœuvres débutent avant l’aurore, Pestant dans leur riche fouillis, vrai bric-à-brac,
Ces colporteurs, se munissant d’un trébuchant or, Se demandant ce qu’ils fichaient ici,
S’attèleront avec diligence à la patience du fraiseur. Ou comment ils endurèrent aussi longtemps pareil vrac,
Nos commerçant, se braquant, boudèrent tel l’indécis.
Ahem… et pourquoi acheter en une vente personnelle ?
Eh bien… parce que certains en sont férus ! Pourquoi diable s’encombrer de pareil broc ?
Férus d’une émulation émotionnelle, Pourquoi passer d’interminables journées à chiner ?
Férus d’enchérir à foison à cette récalcitrante verrue ! Pourquoi s’ébaudir devant la simplicité d’un roc ?
Raaah !! Ras-le bol de constamment s’échiner !
Beurk ! Voilà qui ravira de bien vilains souvenirs…
Un (compétent) docteur, rimant avec lauze, clause, Se coltiner d’insouciantes erreurs de jeunesse ?
D’un traumatisme n’aura su en ma personne prévenir. Pour quoi faire à la fin ? Récolter trois francs six sous ?
Enfin… la vie est ainsi, et je ne souhaite plus « disclose ». Pour qu’une organisatrice et son lait d’ânesse,
Vous rie au nez comme se gondolerait Issou ?
« M’épancher », pour les non anglophones,
Pardonnez-moi très chers, je me montre souvent Se mettre à nu, s’auto-dépouiller,
aphone. Voilà les termes qui attendaient les honnêtes gens,
En dépit d’une feuille postée à l’interphone, Venus en cette matinée bêtement se mouiller !
Il apparaît que nul n’émeut plus le téléphone… Ah…! Que l’indécrottable du destin est rageant !
09/10/2025 09/10/2025
Malédiction Impertinence du débutant
En outre, certains placés sous les verts feuillages, Depuis quelques temps déjà, les premiers clients,
De conifères et autres espèces remarquables, Ceux munis d’une éclatante lampe de poche,
Bénirent d’abord le naturel du bon paillage, S’enfuirent avant que l’heure du dépliant,
Seulement, très vite… trop vite, s’imposa N’annonce le début de la razzia des poches.
l’irremplaçable.
En même temps, dans ces mondaines manifestations,
Eh oui… au-dessus de leur tête, il pleuvait. La moindre pièce de monnaie, clinquante,
Haha… non que la météo s’agençait aux dires de l’orage, Vous sera arrachée des mains sans contestation…
Simplement, ce que ces âmes ne savaient, Quelle controverse à l’image délinquante…
Était que le brouillard persistait dans les parages.
Vous débarquez couverts d’or et d’argent,
Ne s’éclipsant encore sur les coups de neuf heures, Et vous repartez fauchés comme les blés.
Trop à l’aise, fichtrement content de participer, Comment ? Vous marchandâtes d’un sou râblé ?
Celui-ci, d’une fraîcheur point de l’apanage du sauveur, Humpf… Pour cet achat, qu’y avait-il de si urgent ?
À cette piétinée terre, ne semblait vouloir s’émanciper.
Incapable de répondre à la logique demande,
Têtu, benêt… Hmm… quels adjectifs lui décerner ? Le quidam, se grattant sottement le crâne,
Lui, immobile, dans son ataraxie ne se mouvait, Songera subitement qu’une offrande d’amande,
Et ne paraissait, d’une hargne pas tant concerné. Aurait comblé le vide laissé par l’exil de Varane.
Et ça… la miséreux… qu’est ce qu’il en pouvait ?
09/10/2025
09/10/2025
Regrettée rosée Rayon d’espoir
Grommelant sans jamais desserrer les dents, Tout à coup, entre deux goulues lampées de café,
Abrité dans leur tût-tût, flanqué d’un « ploc-ploc », Et une cigarette portée à de sales lèvres,
Ces pauvres vendeurs, d’infortune concédant, Plus rougeoyant, chaleureux qu’une autodafé,
De ce feu interne, en percevaient déjà les cloques. Le soleil perça son plancher d’un ton mièvre.
Pour l’instant, ils parvenaient à se contenir, Point encore à son zénith, sa fugace apparition,
Mais ces dansantes flammes, tues à grand-peine, Constituera pour les emmanchés de cette journée,
Nul ne désirait trop longtemps leur appartenir, Un soulagement, l’exode d’une crucifiante attrition,
Pas même pour corriger la vérité de Mme Le Pen. Qu’ils crurent bien ne jamais pouvoir ajourner.
Bon, parmi les langues d’une verveuse populace, Son trait fut certes éphémère… mais il subsiste.
L’on reçoit régulièrement un discours contraire… À l’instar du jeu d’une fiévreuse bassine,
L’on prie niaisement pour que s’effondre sa place, Il demeure un entracte, qui, acclamé, persiste,
Mais nul, du Mal, n’ose ni portraire, ni se soustraire. M’enfin, de ce conte, je ne suis celui qui y assiste.
S’interrogeant sur la possible évolution de la météo, Tout comme l’illustre caravane de l’ouest,
Grignotant dans leur reclus coin pains et croissants, Il passe, traverse, et reviendra sur ses pas.
Rapportés par l’aimable et serviable petit Théo, Amis, nul besoin de vous attirer les vents d’est,
Graduellement, cavale un sentiment angoissant… Pour une cause dont vous seuls exulterez du trépas.
09/10/2025 09/10/2025
Tout le temps qu’il faut Humide déconvenue
À la rencontre de cette belle providence, Quelques tours d’horloge en aval,
Oui, nous revenons donc au radieux mouton, Même si au-dessus l’on croirait encore au ciel de Laval,
Sans davantage d’étal quant à sa dissidence, Avec cette tenace impression d’un sous-marin naval,
Le petit peuple se dévoilera glouton. Il n’empêche que d’honneur, le brouillard enfin ravale.
Alpaguant crûment le boulanger du coin, Désormais bien moins impérieux, il s’incline là,
Dépoussiérant prestement un jalousé saucisson, Et cesse enfin de couvrir d’une palpable honte,
Ou optant plutôt pour des rillettes d’un inconnu recoin, Ces contrées réputées pour des précipitations du can-
D’un gentil sourire, nous, hommes, éclaircissons. crelat,
Et où résident de bienheureux et bronzés pontes.
Étrangement, là, à cet instant précis,
L’horrible épreuve qu’était jusqu’alors la brocante, Quoi qu’il en soit, avec cet apaisement recouvré,
Vira des nuances de la folie de l’indécis, Et la sublime possibilité de se sécher,
À la légèreté de ces nuages qui lentement se décantent. Les écumeurs, qui, jadis à cette magie découvrait,
Se surprirent à plaindre la sudiste desséchée.
Néanmoins, la tâche s’annonçait longue, pénible,
Mais du temps, un paquet en ont à revendre ! Elle, avec son fouillis sans dessus-dessous,
Assurément, bien que s’épuise le combustible, N’eut ce charmant luxe de tout remballer.
N’est point encore venue la levée des cendres ! Ainsi, se délestant de quelques sous, un saoul,
Mima à l’abattue commerçante un air emballé.
09/10/2025
09/10/2025
Tactique de l’éprouvé
Récompense d’un altruisme
Justement, en parlant de fatale relève,
La population de ces us et coutumes festives, Le bougre n’avait mauvais fond,
Comprend autant de jeunes aux farces intempestives, Toutefois, le constat d’une manifeste pauvreté,
Que de vieillards, qui, aux aurores se lèvent. L’agita si bellement dans ses intimes tréfonds,
Qu’il se détourna d’une usuelle âpreté.
Que ceux-ci recherchent du linge de parade militaire,
Vaisselle, pots de fleurs, instruments, crémaillère, Dépitée, de l’autre côté de la table,
Chapeau de cow-boy, écritoire, plants de nos parterres, Décelant peut-être l’évidence du piètre manège,
Tout le monde y trouvera son baume Bayer. Le conviant plus tard à sa modeste étable,
Tous deux discuteront de leur dernière virée à la neige.
Eux déambulent les mains dans le dos, les yeux baissés,
Sans un regard aux honorables exposants. Surprenanment, mêmement peu familiers,
Puis, quelques commentaires sachant rabaisser, Avec ce sport oblitérant bien des ligaments,
Et hop… un énième désintérêt se déposant. Il se trouva qu’une courtoisie portée élégamment,
Enflamma la naissance de papillons par milliers.
Non que ces mauvais gens pensaient à mal,
Simplement, avec l’envergure de l’événement, Impression effectivement un tantinet exagérée,
Si l’on désirait s’en sortir pleinement, Mais il parut cependant à notre jeune protagoniste,
De cette politesse, l’on se doit de lui renvoyer ses Que son récit, malgré une couverture antagoniste,
malles ! Consentit au fil d’un temps judicieusement géré.
09/10/2025 09/10/2025
Première formule Crash ?
En cette journée particulièrement spéciale,
« Les courses automobiles…
par la validation et flash des mobiles, Lui et son père, à bonne allure, filaient plein est.
gagnent peu à peu la science de l’immobile » Là-bas, en sus d’une bruyante conquête spatiale,
Se déroulait l’apologie d’un espéré funeste.
Certains événements méritent d’être pleinement
vécus. Point forcément hors du temps et dans un état Les fameuses courses de Formule 1, ou F1 ! d’esprit forgé de liberté absolu, vivre ces expérience Ces moments d’irrépressibles épanouissements méca-
s’avèrent, pour le gus les découvrant, une passe surpre- niques, namment enrichissante. S’exiler des sentiers battus et Où les blasons et maisons d’ignifugées tuniques,
partir à la rencontre de ses idoles, n’est-ce là le prologue Se reflétèrent parfois dans de tragiques fins.
d’une aventure folle d’excitation ?
Par confort, il convient de se terrer chez soi et de Pardonnez ma rancœur… je suis mauvaise langue…
cœur est propre et nul n’est assez fou (ou suffisamment Puisque nos ingénieurs, relevèrent l’insurmontable défi, ingénieux), pour se détacher des supplications de Que de sauvegarder nos pilotes de l’ultime « n’adhérer aux connexions du genre humain. La voix du Les accidents mortels (et ouf), en notre ère se raréfient,
Bang ! ».
l’intime. Les doléances de l’âme sont tel le ronronne-
ment d’un moteur, censées, et pleines de vertus ! À quatorze ans à peine, convié par un paternel Certes le public moquera les modernes silhouettes,
raide dingue d’automobile, un garçonnet vit un rêve Des véhicules… pardon, non… des conducteurs,
éveillé. Aujourd’hui au détour d’une course de Formule Mais lorsque s’interrompra le chant de l’alouette,
1, il croisera un idole de cœur, admettant des courbes L’on ne se flagellera enfin plus les abducteurs.
qu’il connaît fort bien… Parés ? Alors attachez vos cein-tures ! 10/10/2025
Vrouum…. Et glou et glou…
Dans une cage, ronronne un doux vrombissement… Un passage dans une miteuse station service,
Aah… l’extase… Parut-il ici-bas plus douce mélodie ? Histoire d’abreuver la bête en carburant,
De ce philosophe songe, je n’en suis l’auteur, Et voilà que la sublime beauté d’un sévice,
Mais n’en exécuterait pour autant la parodie. Excita le grand saut d’un départ fulgurant.
Un jeune garçon, quatorze ans à peine, Le père avait de l’argent, et il ne le cachait.
Adjugeant le mécanique confort d’une cylindrée, Une bonne voiture de sport, à ses yeux,
Aux banquettes en cuir noir, et non en laine, Valait bien les sourires qu’elle arrachait,
S’imaginait qu’aux écuries, demain, il aiderait. À un rejeton né dans la banlieue de Meyzieu.
Souhaitait-il faire corps avec l’art de l’équitation ? Nom au combien peu racoleur,
Que nenni ! Non sûrement pas ! Il le laisse à la donzelle, Vous vous douterez que cette lyonnaise bourgade,
Lui, répudiant la moindre once d’hésitation, Connaît là son usuelle avilissement de valeurs,
Favorisait la racé vélocité de la gazelle ! Sans qu’interviennent pourtant nos bleues brigades.
Bon… elle est endurante, mais pas tellement rapide. Oui… malheureusement, ce trait est commun,
Cependant… son prédateur, lui, à l’inverse… Partagé entre les différentes peuplades de France…
Bon, il est vrai que d’un ciblé patrimoine il dilapide, Raah ! Mais quand donc nous plierons-nous à l’examen,
Mais rien à voir avec celui qui se chausse de Converse ! D’un sac à main à des lieux de sa souffrance ?
10/10/2025 10/10/2025
« Burps » et « hips » Blablabla
Mes excuses… je m’égare… Ahem, mes compères, Les bonnes gens, et comment, se pâmaient d’avance,
Assis désormais sur une table de pique-nique, Celles-ci y placèrent toutes leurs économies…
Sur (les leurs) d’innocentes cuisses violemment frappè- Certains, poussant à son paroxysme l’ignominie,
rent, Se montrèrent encore plus dépensiers qu’Edvance.
À la mention d’un homme aux portes du supersonique.
Oupsi… impromptue déformation professionnelle….
« Pfiouuu ! », « Vroom ! », dans un jeu d’onomatopées, Bref, arrivant au grandiose et démesuré guichet,
Dans des démonstrations émoustillant le mâle, Joliment apprêté d’une touche toute personnelle,
Finalement, dans leur lancée ils durent se stopper, Le père en profita pour saisir un ambré pichet.
S’ils souhaitaient combler un espoir minimal.
« Saisir » ? Haha… ce terme ne lui rend hommage !
Depuis longtemps ils guettaient l’événement, Arracher des mains du bar un moussu breuvage,
Et ce ne sera ce puit qu’est le délicieux paquet de chips, Voilà déjà plus fidèle ramage au prochaine grammage !
Qui, en dépit des « burps », et des « hips », M’enfin, comprenez, sous le toit, domine le sevrage.
Les maintiendra scotché à cet atermoiement !
Madame refuse avec catégorie que Monsieur s’enivre,
Pliant bagages à vitesse grand V, Alors plutôt que de diminuer ou de feindre,
Dans un empressement sans commune mesure, Elle le força à s’inhiber de la folie des livres,
Les deux loustics auront tôt fait de se sauver, Et sourde, le laissa autant que de raison se plaindre.
Avant qu’on ne les prive de leur fortunée césure.
10/10/2025
10/10/2025
Pouf
Brouhaha
Levant les yeux au ciel devant son père,
Enfin, après plusieurs heures de conduite, Se demandant sérieusement s’il sera pareil,
Et la goulue dégustation du fruit d’un cuiseur, Le garçonnet reporta son œil sur les appareils,
Plus noble que le riz d’un commissaire priseur, Que lui montrait avidement son extatique compère.
Nos lurons exprimèrent une satisfaction séduite.
Toutes les plus grandes marques, écuries rassemblées,
Aujourd’hui, le circuit, hôte de la course, Existait-il dans le milieu plus belle parade ?
Noir de monde et bourré de journalistes, Pour l’enfant, aux puzzles sachant gauchement agencer,
Vivait une de ses heure de gloire cotée en Bourse, Il ne s’exposait de tangibles parades.
Tant la discipline plaisait aux paternalistes.
S’installant sur des sièges en moulu plastique,
Dépensant à gogo leurs maigres ressources, Puisqu’ils leur fallait défier continuellement les élé-
Sans jamais oser vraiment les compter, ments,
Le quidam, aux anges, puisera dans sa dorée source, Redressant de ses longues mèches brunes l’élastique,
Histoire que de souvenirs, le soir, il puisse raconter. Le naïf remercia un ciel pour l’heure clément.
L’excitation du haut lieu était palpable. Pour sûr, lorsque l’averse chute drue,
Tous attendaient avec fébrile impatience. Les pilotes manœuvrent plus prudemment.
Patienter ? Pour quoi ? Pour qui ? Pardi, l’insupportable ! Bon, de la Faucheuse ils demeurent amants,
Eh oui… mais de ce recul, il fallait avoir conscience… Mais sans préambule se dressent les rares crues.
10/10/2025 10/10/2025
Fiou ! HAHAHA !
La foule scandait les titres de ses favoris. Détenant ce volontaire regard il y a quelques années,
Tantôt un nom slovaque, tantôt celui d’un italien. Mais rattrapée par une incoercible et âpre réalité,
Les nationalité, plus colorés que notre chirurgienne Il espérait que ce diablotin au derme basané,
Dory, Ne profite mêmement de cette… amabilité.
Promouvaient un subtil régal régalien.
Ainsi, tout comme son vieux père avant lui,
Les mécanos, bourdonnant, s’affairaient avec vigueur. Il prit le moufflet sous son aile,
Il fallait dire qu’on les enviait franchement. Lui frotta un cuir, taisant fissa les venelles,
Aux premières loges de cette huilée rigueur, Jusqu’à ce que ce fils, hilare, imite la bonté des pluies.
On les payait en sus pour leur acharnement !
S’esclaffant si bellement qu’il en pleurerait.
Rendez-vous compte ! Une pension rémunérée ! N’est-il pour l’ignorant meilleure récompense ?
Fichtre ! Voila qui admirablement me sied ! Tiens, justement, en parlant de « panse »,
Moi qui depuis le siège publiait un air rassénéré, N’est-ce pas l’image d’un homme qui serait ?
Tout à coup, avec preste douleur, craque le dossier.
Effectivement, coiffé du traditionnel casque orange,
N’internant ce trouble de l’éconduit, Et une bedaine dont on devinait la grasse silhouette,
Le moujingue, obnubilé par cette célébration, Plus contestataire qu’un hurlement de mouette,
Tel un rat d’égout remontant d’affreux conduits, Se présenta un blondinet à l’altière frange.
Y trouva naturellement sa consécration.
13/10/2025
10/10/2025
Hip hip hip… hourrah !
Hein ?
Une telle description rendue,
Il le savait, demain, il sera pilote ! Ça, pour ne taire clairement la gauche évidence,
Fier, il se montrera à leurs flancs, Peu s’enorgueillissent au peuple vendue,
Et rejoindra torse bombée et tête haute une flotte, Et pourtant… en ce théâtre, surgit la providence.
L’extirpant d’un amer surnom de tire-au-flanc.
C’est d’ailleurs pour sa silhouette atypique,
Il n’était particulièrement paresseux, loin de là, Que ses supporters dans leur intégralité,
Simplement, excepté le milieu automobile, Respectent ce coureur à la volonté utopique,
À des lieux de la légèreté des Playmobils, De rêver au sacre de sa combative réalité.
Tout lui susurrait l’éventualité d’un imminent au-delà.
Il n’était le plus rapide, le meilleur… et loin de là.
Trop jeune pour mourir, il se persuadait néanmoins, Mais son fou charisme et accent d’un Strasbourg de l’est,
Que s’il s’effaçait sans un volant entre les mains, Lui suffisaient pour chaque édition à mettre à plat,
Les regrets de l’Outre-monde, au moins, Son ambition de doubler sur piste les plus lestes.
Le flagelleraient pour l’exil d’un gâché lendemain.
Scandant son patronyme à tout rompre,
Secouant la tête, s’ébrouant avec refus, Dans des gradins prêts à craquer, Il toisa subitement un paternel confus, Du jonglant regard, le gamin cessa enfin de traquer,
Qui, interloqué, mirant anxieusement son fût, Et d’une candeur qui ne corromps, ne voulait
Se remémora une ambition qui jadis fut. s’interrompre.
10/10/2025 13/10/2025
Tut…. tut… tuuuut ! Criiiis !
Tous s’installèrent dans un ordre géométrique, précis, Avec des embardées entraînant un vent qui essoufflait,
Celui qu’on détermina la veille aux premiers tours, Si brèves qu’on les croirait sans doute accélérées,
Prédestinant grandement l’issue du ronronnant récit. Finalement, à l’infini désespoir des mouflets,
Soudain, silence… et… le départ s’exprimera sans dé- Jamais les deux favoris n’eurent décélérés.
tour !
Casque orange achèvera sa lutte,
Rouge tomate… orange fauve… et vert ! Mais non vainqueur… loin de cela… avant-dernier.
Ça y est ! Les voyants libèrent enfin les chevaux ! Toutefois, balayant cette regrettée volute,
Haha !! Sur cet asphalte à l’inexistant dévers, Il promit à ses fidèles de la célébrer autour d’un bon
Que s’affairent compétents prêtres et prévôts ! Marnier.
Considérant les prodigieuses vitesses atteintes, « Le triomphe ne se couvre toujours d’or,
Ne serait-il sage que de prier pour un salut ? Il faut savoir accepter avec honneur l’humilité,
Celui de ceux dont la passion eut fortement déteint, Et puis… lorsque dans la savane le lion dort,
Sur des frimousses en grignotant leur alu. N’est-ce sous ces auspices qu’il faille militer ? ».
En effet, étalés sur des kilomètres de piste, Enfin, sur cette prompte prise de parole,
Ces petits êtres, barbouillés d’un sandwich américain, Laissant bien dubitatifs ces fans internationaux,
Guignant pour les retors un inévitable hors-piste, Il rappela à sa chère et tendre épouse, Carole,
S’ennoblissent d’une alimentation révulsant l’africain. De préparer pour les invités tonneaux et jambonneaux.
13/10/2025 13/10/2025
Grrr… Miam miam…
Le match était particulièrement serré. Doucement conquis par le personnage,
Casque rouge, « le maître », menait la danse, Sachant qu’ils n’en tireront rien de plus,
Mais casque violet, « le sage », du tout apeuré, Les médias se tournèrent vers de seconds patronymes,
Parvenait à suivre l’endiablée cadence. Pour une interview aux éclatants malus.
Plus en retraits, casque vert et casque bleu, Eux ne disposaient des attributs du perdant.
« Le sot », et « le fou », attendaient des deux la faute, Ils gagnaient, le devançaient à chaque manche,
Commise donc par un de ces expert devenu bleu. Et malgré tout, malgré un succès ardent,
Eh oui… pour l’obstacle, nul besoin d’une côte. Casque orange les surclassait tous les dimanches.
Enfin, pour le moment à la traîne, De son côté, ravi de l’apercevoir une fois encore,
Car il manqua malheureusement ses qualification, Et de constater qu’il ne bougea pas d’un iota,
Glanant toutefois avec adresse ses étrennes, Dans la démarche de ce français qu’il dépiauta,
Casque orange subissait ses quelques complications. Le garnement n’haït plus tant son bavard corps.
Il savait que la victoire serait impossible, dure, Ce soir, pour une journalière récidive,
Mais il fallait rassurer public et sponsors. Au menu, première formule : burger et frites maison !
Peut-être ces derniers ne sont-ils que des ordures, Lui, de toute façon, n’appréciait les pousses d’endives,
Mais il n’empêche que leur sort régale la reine consort. Et d’une rage de vaincre, il tenait la démangeaison.
13/10/2025 13/10/2025
Et… moteur L’île de Man !
« La vie est un cadeau « L’île de Man »… Voilà ce qui sagement l’attendait…
dont les quelques badauds, hier ados, Une épreuve rassemblant tous les férus de bécanes,
peinent à maintenir à flot le radeau » Un événement de folie que nombres demandaient,
Quand bien même s’empilaient au lendemain les cannes.
La Vie est acquise. C’est un fait, elle coule dans
nos veines, remplit nos poumons, actionne le cœur, et Tous fracassés en grimpant sur leurs motos,
donne bien des idées à un encéphale dès lors travaillé. Il ne leur fallait qu’un mauvais virage, Après tout, qui ne serait point présomptueux dans cette Pour que l’ère d’un éternel et brumeux cirage,
évidence du quotidien ? Pourquoi chérir une propriété Ne leur soit rendue d’un droit et posté poteau.
de droit ? N’est-ce le naturel de l’habitude ?
n’importe quoi, sous couvert que nous puissions Effectivement, s’enthousiasmer pour tout et Feu des amis s’encastrèrent violemment de la sorte… Oh misère de misère… il en connaissait un paquet. l’apprécier revêt un manifeste ridicule. Toutefois, consi- Mais bon… comprenons - les, l’adrénaline est si forte, dérant le bénévole altruisme de tout un chacun, il de- Que de l’accélérateur l’on demeure au taquet. meure une gratitude à porter. Se cache dans notre envi-
ronnement des beautés et mystères insoupçonnés… alors pourquoi oser l’affront de s’en priver Finissant enfin de ranger ses quelques affaires, ?
Hors de l’emprise d’un muet sommeil, puisqu’il Bisant silencieusement le front de sa douce,
n’en voulait pas, saluant une ultime fois sa compagne, Ayant en horreur ces escapades en douce, un homme s’extirpe de sa maisonnée. Fuyant avec sa Notre fidèle, d’une ressassée habitude ne diffère…
moto pour une course de l’extrême, deux pensées l’obnubilent : la vitesse, et une jeune âme courant à sa 13/10/2025 perte…
Vaine promesse
Intriguant mot doux
S’arrêtant quelques instants sur une aimée figure,
« Participant, coureur, acceptez-vous que perdre la vie, Imprimant chacun de ses volontaires reliefs,
Ne constitue en rien une faute de l’organisation, Des cils jusqu’aux lèvres d’un bon augure,
Et que vous, en un consentant et immuable avis, Cet irresponsable mari, résolu, se jura de revenir au fief.
Ne vous parjurerez par démonisation ».
Puis, quittant la chambre en toute hâte,
Phrasé formulé d’une manière aussi farfelue, Soucieux qu’il craque misérablement,
Dans un langage un tantinet abscons, Et qu’il manque par ce fait une entrevue de longue date,
Sirotant un tiède mojito sur un timide balcon, Pressé, tête baissée, l’homme s’exprima véritablement.
Un homme se repassait fiévreusement une lettre relue.
Sorti du garage, poussant l’engin sur les premiers
Celle-ci, ce billet, lui revenait régulièrement… mètres,
Il fallait avouer qu’approchait l’échéance, Pour n’inquiéter de si tôt sa belle,
Hmm… Il songeait. Le bénira-t-elle fièrement, Il lui fallut donc avaler une poignées d’hectomètres,
Ou annoncera-t-elle à sa douce sa déchéance ? Avant que ne s’expriment avec force les décibels.
L’ayant signée avec empressement dès qu’il l’eut reçu, Un casque, une moto, un sac à dos,
Sans le moindre doute d’une considération, « Sloom », de « Of Monster and Men »,
Cette éloquente décharge, sans besoin de réparation, Nous le croirions presque en pleine exubérance d’ado,
Jusqu’à présent ne l’eut déçu. Ce luron, qui, pour une brève gloire, ainsi se démène.
13/10/2025 13/10/2025
Lieu reculé Œil de tempête
Situé dans la fine mer d’Irlande, Puis, déambulant pour s’aérer l’esprit,
Entre l’Angleterre et le nom du petit océan, Il croisa quelques muettes connaissances.
Sur le dos de sa monture, parcourant les landes, Elles aussi, aux songes et instants chèrement pris,
L’aventurier appréhendait la récidive du messéant. Fêtèrent néanmoins d’un signe de tête son essence.
Certes il n’était à son coup d’essai, Depuis quelques bavardes années déjà, ce sport
Mais chaque fois qu’il revenait dans le coin, par ici, Si l’on pouvait le qualifier par la beauté du terme,
Il régnait comme un subtil sentiment de sursis, Le commun n’appréciait ni son import, ni son export,
Avant que ne se concrétise son propre décès. Un peu à l’instar de ces élancées aérothermes…
Il n’était ni superstitieux, ni impressionnable, Ces pratiques barbares n’avaient bonne réputation.
Et encore moins croyant ! Haha pardieu ! Non que pilotes et spectateurs, de trop, gênaient,
Mais s’il comparaissait un fait impardonnable, Puisqu’on ne recensa d’écarts en leur imputation,
À l’honneur chanterait la couardise, vindieu ! Mais simplement, là s’entassaient les têtus benêts.
Les tremblements de ses menues guibolles, Tous y venaient pour jouer avec la Mort,
Lui, il les rejetait sans médecins ni puérils examens. Non deux fois… trois, quatre… dix…? cinquante…?
Tss… ce n’était tout de même la frousse d’un bol, Avant que ce flot de sombres remords,
Qui effraierait l’intime vœu d’un épisodique gamin. N’accuse « enfin » les prédictions d’une délinquante.
13/10/2025 13/10/2025
Motards
Rêve d’enfant
La pression du peuple est inavouable, immense.,
En outre, il n’y avait pas si longtemps que ça, Certains (en faible comité), les vantent,
Adjugeant ce spectacle depuis le banc de touche, Tandis que la vaste majorité, en sa raisonnée démence,
Davantage perspicace, plus choqué qu’un M. Latouche, De sa moindre et bête suffisance s’évente.
Il sut comment arriver au monde d’en deçà.
Elle se targe à tous « ouverte du cœur et de l’esprit »,
Débarquant au royaume des morts en pétaradant, Mais elle se complaît dans d’irréfutables condamna-
Qui donc chez les mortels ne l’envierait point ?! tions,
Tss… à bas l’heure des arc-en-ciel paradant, Elle prétend avec orgueil corriger le malappris,
Ces incapables ne sont pas fichus de rendre les poings. Et enraye donc l’ultime voyage d’une juste émanation.
Débouchant goguenard dans un petit village, Peut-être les motards sont-ils d’affreux casse-cous,
Car il détenait aussi ses vieilles habitudes, Qu’ils se mettent inutilement en danger,
Se rendant d’abord sur un flanc de plage, Mais, auditeurs, quel serait alors ce fameux coût,
Notre ami y pria avec plénitude. Que de sottes inhumanités engranger ?
Il ne savait vraiment pourquoi il méditait, Sans doute point une idée judicieuse,
Lui qui ne s’attachait en ce monde à grand chose, Adam tenta une fois de réduire au silence la séditieuse,
Mais bon… un discret instinct le commanditait, Et regardez ce que nous font subir nos délicieuses,
Alors autant accueillir comme il se doit la pause ! Une marmaille chaque année plus malicieuse…
13/10/2025 13/10/2025
Butée disciple Idées noires
Exténue de son long et tortueux périple, Ce soir-là… comme d’hab… un joli zéro pointé.
S’abritant entre les murs d’un modeste hôtel, Hélas, à ses côtés, demain, l’inconsciente courra…
À ne surtout pas confondre avec son frère « motel », Une partie de lui n’était tant désappointée,
Notre fidèle retrouva son charmant disciple. Mais l’autre, internait cette certitude qu’elle se goura.
Mes excuses…! « sa charmante disciple » ! Il avait comme un mauvais pressentiment,
Et oui, il n’y en a pas que pour le masculin… Les conditions météo étaient certes propices,
Parfois, la discipline, plus enchanteresse que Merlin, Mais le Ciel, intransigeant, savait user de clairs auspices,
S’abat aussi sur le second sexe, d’Ève condisciple. Pour dissimuler à autrui tout son ressentiment.
La rencontrant il y a de cela trois éditions, Se séparant à l’issue d’une énième échauffourée,
À la buvette de ce rugissant rassemblement, Sans jamais en venir jusqu’aux mains,
Il comprit très vite que chez elle, la reddition, Lui, arguant que dans le « pétrin de lendemain »,
Ne comptait sur l’illusoire espoir d’un tremblement. Elle, à pieds joints, s’y était allégrement fourrée.
Pareille que lui à son âge d’autrefois, Ne parvenant point à trouver le sommeil,
II tentait à chacune de leur sportives entrevues, Après cet échange particulièrement virulent,
De le convaincre qu’elle se devait enfin de perdre foi, Hésitant à appeler celle qui non plus ne sommeille,
En cet art noircissant les funéraires revues. Somme toute, de son être, l’idiot en avalera le purulent.
13/10/2025 13/10/2025
Fougue de jeunesse Confort de l’inconfort
Malheureusement, en cette nouvelle année, Déjà qu’il s’esquiva de chez lui sans bruit,
Plus enragée qu’un troupeau d’âne bâtés, S’il faisait en plus l’affront de la joindre,
La jeune femme, point des plus fanées, Nul doute qu’il s’en irait illico rejoindre,
Le rassura qu’elle ne saurait en cette épreuve rater. Ce vaste monde où d’espoirs l’on détruit.
« Tu verras, de ma performance tu seras épatés ! Les Enfers… voilà justement un doux chapitre,
Mes adversaires, sans voix ? Humpf… des escargots, Sur lequel il arrêtera son interminable nuit.
Regarde-moi les réduire en misérable pâtée ! Lui n’espérait manquer les bavardages d’un tel pupitre,
Conquérante, je les narguerai avec mon mégot ! ». Surtout lorsque brille ainsi le cercle de minuit.
Ah oui… cette fougueuse tête brulée, Frissonnant sous la peau glacée de ses draps,
Détenait une surprenante capacité méritant la tôlée, Se demandant bien ce qu’il avait commis de mal,
Celle de fumer le jour des cigarettes mentholées, Se jetant sur une bouteille aux louches décimales,
Sous un ciel à l’azur pourtant céruléen. Dans l’ivresse, notre homme y entraperçut un spara-
drap.
Tentant aussi maintes fois de l’en empêcher,
Soutenant qu’elle risquait probablement la chute, Demain, il ne sera parfaitement opérationnel,
À crâner sur son bolide, à de la sorte parader Mais de cet évident détail… grrr, tant pis.
Finalement, en ce jour, le prêcheur n’ouvrit de para- Il se jugera dans quelques heures irrationnel,
chute. Mais pour celle délivrant son mal… vive le génépi !
13/10/2025 13/10/2025
Guerre du passé Force des coutumes
Le lendemain, comme prévu une arrosée veille, Traçant ses trajectoires par pure habitude,
Un phénoménal mal de crâne s’abattit. Par instinct, culot, bref, sans sciemment réfléchir,
Le martelant plus férocement qu’un sonore réveil, Le larron noyé jusqu’au cou dans sa turpitude,
Il s’imagina : « Fichtre, ça y est… le ciel s’aplatit ! ». Des genoux, ne cessaient de fléchir.
Mais connaissant pertinemment la source du problème, Complètement couché sur son bel engin,
D’un des ces râles qu’il exprima sèchement, Dans un mélange entre contrôle et laisser-aller,
Il faillit bien laisser triompher sa flegme, S’ennoblissant en plus d’un estomac à jeun,
Pour l’avoir assommé aussi rêchement. Le fou traversa follement les suicidaires allées.
« Crévindieu… c’est vrai… la gamine… ». Pour finir, sans comprendre vraiment son miracle,
Ainsi, grimaçant, claudiquant dans sa chambrée, Il acheva son épopée avec une avance considérable !
Il s’en alla piteusement mimer gaie mine, Eh beh… lui qui se figurait enlacé par sa débâcle,
Histoire de n’inquiéter de trop prunelles embuées. Le voici désormais bien misérable !
Une heure plus tard, vérifiant les niveaux de sa bécane, Tantôt, sur le bitume, il souhaita en finir… Il croisa sa protégée à la crinière tout feu tout flammes, Son seul rêve s’était d’ores et déjà réalisé,
— Alors, fin prêt pour que l’on m’acclame ? Ses limites n’étaient plus à saisir, ni même à définir,
— Tss.. ma belle, l’on ne déroule ici le tapis de Cannes… Et lui espéra qu’on le couvrirait en ce jour d’alizées.
13/10/2025 13/10/2025
Premier envol Fumée sans feu
Tout à coup, le premier départ est rendu. Cherchant sa féminine compagnie du regard,
Le premier pilote, à bord de sa superbe Kawasaki, Il ne la trouva nulle part chez les remuants pilotes.
Publia aux connaisseurs un honnête compte-rendu, « Ah oui… c’est vrai, la p’tiote, petite rigolote,
Sur sa bête, l’un des héritages de Miyazaki. Elle est encore derrière avec ses cigares… ».
Puis, une poignées de secondes plus tard, Soudain, une résonnante clameur dans l’organisation,
Le second coureur, mêmement adepte, s’élance. Bouscula les consciences des éveillées.
En effet, fendant également l’air pareilles aux lances, « Un accident avec un panneau de mobilisation ! ».
Le casse-cou illustrera bellement l’esprit motard. Mortel… de ce dernier, le conducteur ne s’est pas réveil-
lé.
Enfin… vient le tant attendu tour de notre ivrogne.
Pour dire vrai, l’ami sent à des kilomètres à la ronde, Encore éméché, peinant à déchiffrer les bribes,
Mais bon, ici, en Irlande, le tonnerre ne gronde, Le surprenant vainqueur de cette folle édition,
Alors pourquoi jugeront-on sa locale trogne ? S’empressa d’alpaguer les sachants d’un RIB,
Sans pour autant en expliquer la lourde addition.
Pourquoi ne volerait-il libre comme les cigognes ?
Oui, il est effectivement du genre de la terre, Au loin, distante, l’on percevait une discrète fumée,
Mais son cher pendant, ne peut sans vergogne, Blanche, pareille à celle grimpant au départ de soubrette,
Le destituer d’un droit bien qu’étant lui-même velléi- Et dans un empressement ne nécessitant de l’inhumer…
taire. « Tss.. avec tout ça… j’prendrais bien une cigarette… ».
13/10/2025 13/10/2025
Nous serons vigneron
Grand cru
Le territoire de l’hexagone et ses îles est riche.
et d’un ton péremptoire, l’auditoire, Les miracles et mystères qu’il depuis toujours renferme, « Les vignes façonnent le territoire,
s’échinera à graver de sa plume l’écritoire » Enterrés ou exposée aux pieds des fermes,
Détient de quoi renier l’esquisse d’une jaune friche.
Les grands crus français forment sans doute
l’une des plus belles estampilles que le monde ait jamais Nul ici-bas ne souhaiterait son abandon. connu. Un savoir ancestral, des pratiques défiant la rai- L’irrémédiable perte d’un savoir-faire manquerait, son, des hommes avides de perfection, bref, la France Et nous autres, du singe qui ne descendons,
dans sa plus belle offrande. Aujourd’hui l’on juge ses Choiraient tel l’ingénu, qui, pauvrement craquerait.
consommateurs, alors qu’hier… Hier… pourquoi jeter constamment un regard en arrière ? Par conséquent, transmettre des armes d’histoire,
Notre pays est devenu ce qu’il est aujourd’hui… Apparaît dans les esprits des fervents, De ce triste revirement nous ne sommes que Comme une évidence des plus limpides, notoires,
d’insupportables fautifs ! La Direction ? les hommes aux Articulée par un bon vivant ici servant. commandes de notre Titanic ? Humpf… laissez-moi rire, ils ne sont rien de plus que d’inconciliables pantins as-
Lui, toutefois esclave d’un bel héritage,
servis par les mêmes pulsions que nous autres.
S’échinera alors à combler les lacunes,
La fabrication du rouge comporte une multitude
d’étapes, affinées et travaillés au fil de ses échecs et suc- Des cervelles peuplant à tous les étages, cès. La vinification est un art, un savoir qui me peinerait Qui, de considération pour le pays n’en clamaient au-
de condamner à la taciturnité du silence. Je vous en prie, cune. prenez place et tendez l’oreille, le cours va commencer.
14/10/2025
Le vin Les vendanges
Le vin, ce vin, à quoi nous fait-il penser ? La première étape de fabrication du rouge,
Aux chatoiements du soleil parcourant les vignobles, Ah oui… il ne sera question de rosé ou de blanc,
Ou aux élancements d’un crâne sachant tancer, De mauvaises réputation asservissent ces clans,
Sur les coups d’un réveil au pieu de l’ignoble ? Et je ne désire que grabuge sous ces lignes bouge.
Qu’importe son derme, sa teinte, sa robe, Bon… sur une période s’étendant d’août à octobre,
Grands nombres en cette France l’apprécient. Lorsque les pourpres raisins arrivent à maturité,
Il faut croire que d’un récit travaillé et précis, Et qu’ils se départissent d’un ton sombre,
Encore maintenant, une fraction gobe… Sonne alors l’heure d’éprouver leur alacrité.
La performance du sportif rejette sans détour l’alcool, Récoltés à la main ou par voie mécanique,
Celle-ci prétendra que de dense lichettes impacteront, Selon les moyens et envergures d’exploitation,
Et que son élu ne s’exila des bancs de l’école, Il ne s’agira de mimer le dépoussiérage de maniques,
Pour acquiescer ainsi la sueur du vigneron. Puisque tous ici présent en apprécient la collation.
Seulement, il y est comme un détail là omis, C’est d’ailleurs sur ces conviviales plages de temps,
Celui que le patriote Français, ici messager, Que vous apercevrez jeunesse équipée d’un t-shirt,
Se devra forcément un jour s’ennoblir commis, Et trimant sous un soleil implacablement battant,
Pour accompagner dignement le fruit du fromager. Inondant davantage le vêtement qu’un sweat-shirt.
14/10/2025 14/10/2025
La sélection Le broyage
En parallèle, l’on effectue un sommaire tri, Puis, sans doute une tradition connue,
Entre les grappes suivant leur estimée qualité. Vient celle d’un broyage non obligatoire.
Les « bonnes » abreuveront la Mère Patrie, Peut-être les perçurent-vous, ces meutes d’enfants pieds
Et les « mauvaises »… auront suffisamment péricliter. nus,
Sautant gaiement sur l’objet d’un titubant purgatoire.
Dans cette primordiale phase du viticulteur,
Pas de tendres quartiers, pas de mièvrerie. Bon… manquant clairement d’hygiène et de vitesse,
Si l’on souhaite étaler gauchement sa pitrerie, Les machines et pressions d’ordre mécanique,
Autant se reconvertir aussitôt horticulteur ! Remplacèrent plus tard ces diables de petitesse,
Relégués au rang de souvenirs sataniques.
Oups… pardon… ce n’était foncièrement intentionnel…
Je ne désire moquer ainsi cette verte profession, Le foulage force par son action l’extraction du moût.
Mais pour vous souffler ma confession, L’objectif étant ici d’éclater pleinement les baies.
La poésie ne brille toujours dans l’émotion du sensa- Vous saisissez pourquoi en montagnes et baies,
tionnel. Le moujingue, assoiffé, nous fait désormais la moue.
Ahem… Puis, à l’issue d’un rigoureux triage, Il ne peut plus librement s’exprimer,
Suant, se retroussant d’écarlates manches, Et se voit alors contraint de jouer aux jeux vidéos.
S’interrogeant sur l’éventuel emploi d’un grillage, Lui guigne ardemment après le retour d’un rodéo,
Le malheureux connut l’œuvre d’un dimanche. Mais bon… volonté du parent, s’emmure l’opprimé.
14/10/2025 14/10/2025
L’éraflage ou l’égrappage ? La fermentation alcoolique
Pourquoi donc dans l’usage d’une grille de fer ? Ensuite, vient la fermentation alcoolique en cuve,
Eh bien… puisque l’éraflage, ou égrappage, L’ajout de vivantes levures au moût du raisin,
Sur le cépage, survient comme un fastidieux nappage ! Ou on laisse les indigènes, sans force de magasin,
De fait, sur cet ouvrage, l’obligé, d’ores et déjà s’affaire. Transformer le sucre en ce qui ne décuve.
Ici, chaque bras, grappe de raisin est extrait, Et oui chers amis… c’est ici que l’alcool est crée…
Séparé de son pédoncule (vous savez la tige ligneuse). Ici que l’on contrôle à la lettre la température,
Pour sûr, pour faire valoir un portrait, Pour que l’on puisse à la prochaine récré,
Il nous incombe bien plus que la patience d’une plume. Confier les dires d’une poétique littérature.
Ainsi, harassé, assis sur une chaise en bois, C’est à ce moment-ci que s’entame l’élevage,
Terriblement voûté, avec d’un côté sa production, Ce processus où le fin vigneron élit ses arômes,
Et de l’autre la ressource de ce qui se boit, Où il imagine de l’estomac le divin lavage,
Notre ami, désormais las, renouvela une déduction. Pour ses clients réguliers d’ouest et Drôme.
Particulièrement barbante, ennuyante, chronophage, Stabilisation, enrichissement, clarification,
Cette phase de cette merveilleuse alchimie, Autant de termes absolument magnifiques,
Nécessite malheureusement que l’homme et sa chimie, Intervenant plusieurs fois en publication,
Pour l’heure, suspendent l’aurore du sarcophage. Pour que s’affine toujours plus ce filtre soporifique.
14/10/2025 14/10/2025
La macération Le pressurage
Lorsque les peaux entrent en contact avec les jus, Puis, l’on applique la méthode du « pressurage »,
Ces derniers, adoptent des teintes brillantes. S’encombrant de fait d’un pressoir pour extraire l’or,
Point assez pour embellir la Juju, Oui, pour que le beau vin pille ce qui l’implore,
Mais suffisamment pour calmer l’impatiente. Le chef d’orchestre rêvera de ses hauts pâturages.
Ce chapitre est unique au vin vermeil, Physique, du moins dans un vieille époque,
Et ne s’applique à un blanc comme neige voisin, Ce massage était une véritable épreuve,
Qui, à des lieux de la plume de la corneille, Je ne saurai vous rendre d’évidentes preuves,
N’est forcé de malmener l’éclat de son raisin. Mais sur les dos, l’on en surprit jadis les « pocs ».
De surcroît, cette étape peut intervenir à sa guise, Le jus est minutieusement recueille dans la maie,
Dans la survenance donc de sa convocation. La partie basse de notre précieux appareil,
Fermentation, foulage, pressurage, bref elle se déguise, Et là, tenez-vous bien les enfants, au grand jamais,
À l’encre de la liberté d’une vivification. L’on ne s’essaiera à tendre de trop l’oreille !
Durant l’une ou entre les deux autres, La rumeur court qu’ici Dame Nature hurle,
Il ne tient qu’aux partisans ici ouvriers, Qu’elle crie à la mort, au désespoir,
Sous la maie, de se déclarer ou non apôtres, Et qu’elle raye de votre conte les lueurs d’espoir,
De cette indescriptible course au lévrier. Pour enfin bannir de lumière l’ultime cellule.
14/10/2025 14/10/2025
La fermentation malolactique
L’écoulage
FMC, ou fermentation malolactique,
Les chiens occupent-ils une si grande place ? Ce processus chimique, et non prié magique,
Hmm… Non, je ne pense pas pour cette production, Transforme l’acide malique en acide lactique,
Mais les artisans en estiment néanmoins l’introduction, M’enfin…! N’est-ce magnifiquement logique ?
Lorsque survient le gel de la saison des glaces.
Par l’intermédiaire de bactéries anaérobies,
Quoi qu’il en soit, ensuite débarque l’écoulage, Comme la « célèbre » espèce Œnococcus œni,
Comme son nom nettement l’indique, Dont d’inestimables se plaisent à en façonner leur hob-
C’est ici que surgira le premier moulage, by,
Suggéré du sang des dieux et leur fragrance. De l’acidification, elle, superbement renie.
Le vin étant patiemment, lentement filtré, En effet, par l’intermédiaire de ce fin procédé,
Pour le distinguer de peaux et pépins, L’on désacidifie biologiquement (chouette !) le vin,
Encore plus odorant qu’un fraîchement couché sapin, Pour lui attribuer un caractère rétrocédé,
Sous la surprise d’un nez d’un nouvellement illettré. Celui de la suave et soucieuse vigueur de l’alevin.
À cet instant, le vigneron dispose d’un aperçu, Pour cela, une température comprise entre 20 et 23°C,
Sur les premières qualités et consonnances du batch. Garantira à coup certain une propice mise en œuvre.
Certes, le profil n’est là qu’entraperçu, Tangible chose qui parfois dans nos coutumes et us,
Mais pour l’expert, l’on devine déjà l’issue du match. Tend à ce que philosophie désœuvre…
14/10/2025 14/10/2025
Faiblesse d’un homme Derniers préparatifs
Naturellement, qui nous dit fermentation, Désormais… ah oui… je n’ai mentionné « l’assemblage ».
Nous indique dépôt au fond de la cuve de nos levures ! Consistant à mélanger plusieurs cuves de sang,
Eh la ! Ne cédez donc à cette obscure tentation, Mais il m’eut semblé qu’un tel doublage,
Et ne vous abandonnez dans une regretté bévue ! Ne seyait au conte du fabuleux nitescent.
Je m’explique… n’essayez de mélanger le tout, Ahem… Désormais, la boisson est pure, claire,
En vous figurant que cette placide couche dormante, Nous pouvons dès à présent l’attirer…
Rendra à votre création un tel atout, Non… point en un mot, mais en deux ! « La tirer »,
Que son cru ravirait le palais de toutes jeunes charmantes. C’est-à-dire la transmettre en bouteille en un éclair.
Pauvres fous ! Séparez-vous immédiatement de cette lie, Ensuite, lui succède naturellement le « bouchage »,
Et de ses abondantes et odorantes particules ! Où un… bouchon de liège, s’il a le culot en ce boulot,
Celles-ci n’appartiennent qu’à une réticule, Épouse avec surprenante pression l’étranglé goulot,
Celle du déchu noble en sa juste folie. Plus étiré qu’un individu en son couchage.
Effectivement, en transvasant le goûtu contenu, Pour finir, triomphant, nous œille « l’habillage ».
Qu’importe si vous vous y reprenez, Capsulage, étiquetage, mise en carton,
Vous sauverez assurément de futurs détenus, Pour que les misérables férus de Dolly Parton,
Répétant à tous, « Parbleu… mais vous vous méprenez ! ». Puissent asseoir gaiement leurs babillages.
14/10/2025 14/10/2025
La clarification Aah… encore un grand cru…
Enfin… ultime étape de la soupe… de la préparation, Finalement, trouvant la route des assiettes,
Et j’entends par là celle du comportement aqueux, Puisqu’il compte fort dans les balances,
La clarification rendra dès lors sa narration, Et accompagne grassement tartines et rillettes,
Sous les yeux d’un toutou remuant la queue. Dans la profondeur de son teint, l’on retrouverait Va-
lence.
Lui aussi sentait que l’épilogue se rapprochait…
Peut-être ne s’égayait-il avec le crochet, La chaleur d’un soir, la dance flamenco,
Mais pour son maître, auquel rêves s’accrochaient, Les hourras et accolades entre compères,
Lui, de son éternelle patience, ne lui reprochait. Ces réunions aux lèvres et souffles de DENCO,
Ces heureuses communions où l’on célèbre le bon Père.
Point obligatoire, mais néanmoins conseillée,
Pour éliminer les dernières impuretés, Eh oui… même dans le cadre professionnel,
Histoire que l’on cesse enfin d’impatience fureter, Du moins dans l’hexagone, nous le consommons.
Cette phase possède pour le commun un catalogue Hein ? Vous seulement en d’instances exceptionnelles ?!
étayé. M’enfin… mais avez quoi dégustez-vous le saumon ?!
Filtration, collage, sédimentation… bref, « Le blanc », ici supérieur, convient davantage,
Autant de pratiques pour nos vignerons, Hehe… pardonnez-moi pour ce court radotage,
Qui, à ce stage, enfin, sans hésitation se saigneront, Dans ce cru domaine je fais parfois chantage,
De ce flot ,qui, chaque jour, aux joues se greffe. M’enfin passons… dégustez ce rouge… très cher otage.
14/10/2025 14/10/2025
Bleue fermentation La sélection
« Le mépris d’une propre création, Pour embellir nos goûtus et moults apéritifs,
ne peut qu’émaner d’une évaporée passion, Il réside en l’homme plusieurs façons et approches.
rendue d’une plume aux songeuse narrations » Suivant les lexies et verbes transitifs,
Il ne s’agirait de s’attirer mauvais reproches.
Polir un art, une culture, nécessite autrement
plus qu’un brin de bon sens et de la loyauté du fidèle. En effet, pour décrire un puissant fromage, Sans recours au mépris de la science et des bonnes Employer un soigné phrasé, jugé adapté, mœurs promouvant l’acharnement, bien désappointé En droit de lui rendre ici hommage, sera le scélérat pris dans sa propre médiocrité. Devra être sans détour de l’orateur capté.
S’imaginant qu’une pincée d’effort magnifiera
une pratique millénaire et qu’elle surpassera chacune Sélectionnant donc ses mots comme sa pitance, des manifestations la précédant, nulle peine de vous Pour satisfaire un auditoire particulier, relater à quelle point l’histoire se rira du bonhomme. Parfois engoncé dans son inconsidérée pénitence, Lorsque la majeure partie d’entre nous voient l’épreuve Le poète se targuera d’un savoir séculier. pour ce qu’elle est, un obstacle à franchir, d’autres la
perçoivent comme un mur infranchissable, l’un de ceux dont nous cauchemardions jadis enfants. Le lait de « meuh-meuh » la vache pour la marmaille,
Le fromage, qu’importe les sobriquets et statuts Celui de « bêêê » la chèvre pour ces dames distinguées,
alambiqués que nous lui conférons, son évidence de- Et celui des brebis… tss… envoyons-le valdinguer,
meure. Du lait, du sel, des ferments, des agents… et du De toute façon, il abîme l’émail. temps ! Tel un diamant patiné par le temps, sa dégusta-tion subira un affinage aux envies et lubies de son ar- 15/10/2025 tiste.
Le fromage Prudence en sa consommation
Le fromage… voilà un élément intéressant… Puis, une fois la grossière répartition opérée,
Tantôt nous le trouvons repoussant, tantôt appétissant, Le maître de cette belle cérémonie,
Mais nul besoin de faire acte d’un ton récent, Priera que ceux ayant jusque-là coopéré,
Pour simuler le gargouillement du compatissant. Ne s’indignent du prenant des quérimonies.
Cet aliment nous suit depuis fort longtemps. Par exemple, pour les femmes enceintes,
Eh bien… depuis que nous connaissons le champignon, Consommer inconsciemment un fameux lait cru,
Et leur ouvrage pas si embêtant, Ou même thermisé, représentera un risque accru,
Puisqu’il remaniera bellement les opinions. Dont nous devons les garder… Gloire aux saintes !
Le palais humain, avec l’âge, indéniablement évolue. Légèrement chauffé pendant quinze secondes,
Au début l’on se contente de mièvre simplicité, Ou privé d’actions de ce thermique acabit,
Puis, s’estompent les messages de publicité, Croyez bien qu’en cet intraitable bas-monde,
Au profit d’un atermoiement enfin révolu. L’on rira au nez du laiteux habit.
Ça y est… il doit être l’heure d’innover, Ainsi, pour la garantie d’une simple survie,
Ça y est… marre du lait des gueux, Veuillez n’ingurgiter que du nuage pasteurisé,
Mais s’il me paraissait autrefois dégueu, Puisque… foi de savant, ce trait eut autrefois servi,
Ce n’est pas ma frousse qui viendra en ce lieu me sauver. Pour la continuité de nos petits bout d’choux frisés.
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Quête d’un air Assistance ?
Enfin, et là les demoiselles sont à l’honneur, Composant 90 % de notre inestimable lait,
Puisque ce sont elles, jurant à qui le veut, H2O, selon une formule du domaine oublié,
Qui clament bruyamment que la ligne du déconneur, Façonne pour l’aimable fromage une véritable plaie,
Ne mérite qu’on le reconnaisse un jour neveu. Pour laquelle il rejetterait à coup certain son tablier.
Étudiant de près le poids comme seule vérité, Pour un caillage possible… et surtout efficient,
Ces individus notoires, figés dans leur discours, On préconise l’emploi de ferments lactiques,
Alpagueront avec incongrue sévérité, Et d’agents coagulants à l’imparable tactique,
Les « irréfléchis » foulant une commune basse-cour. Pour l’assurance d’un travail aux frontières de
l’omniscient !
Pour celles-ci, le lait entier, ou même écrémé,
N’occupe qu’uniquement la place de l’abject, La folie humaine, telle l’incontournable physique,
Et ne détient ce droit qu’on l’injecte, Elle, ne bougera pas d’un timide millimètre !
Dans une préparation à base de demi-écrémé. Et puis… quand bien même l’un est amnésique,
Immédiatement, sonnera la régularité du décimètre.
De fait, furieuses, sillonnant les rayons de supermarché,
Dans une chasse au gramme de matière grasse, Pourquoi mention de ce cher vingt centimètres ?
Allant parfois jusqu’à violement démarcher, Eh bien… ma foi… la pressure animale,
Ces harpies n’éluderont de sitôt l’énigme de la grâce. Les agents microbiens, et ceux du monde végétal,
« Sont absolument remarquables ! », comme jase le maître.
15/10/2025
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Le caillage
L’égouttage
Elles vous agiteront le « diabolique » processus,
Argueront qu’il est suppôt de démons, Ensuite, avec une ambition similaire,
Qu’il ne renferme sous sa cape que malus, Débarque la phase de l’égouttage.
Et que de l’Outre-monde, il serait hégémon. Plus tard, elle charmera les sourires filaires,
Puisqu’eux en ont ras-le-bol de ce foutage…
Tiens justement, observons un instant leur confection !
Ces riches et vivantes matières ont tant à nous ap- Pardonnez… un triste éclat que dont je ne reviens…
prendre, J’ai reçu autrefois la prévenance de l’appareil dentaire,
Et il nous serait injuste qu’une infection, Avec ces mécanismes et complications du sédentaire,
Pour la… sagesse… vienne ainsi nous surprendre. Mais aujourd’hui, d’une imagination, rêveur je deviens.
Assurément, ne négligez la mauvaise presse, Retirer avec pugnacité l’humidité, sans relâche,
Mais renseignez-vous en amont néanmoins. S’assurer qu’il ne subsiste plus une goutte,
Les facéties ne forment qu’une maigre compresse, Constitue pour ma part la suffisance du lâche,
Dans la culotte d’une adroite mise au point. Se refusant à renier ce qui le dégoûte.
Bref, la première étape n’est autre que le caillage, Sans eau pour nettoyer les fils de fer,
Qui consiste à faire coaguler notre bien-aimé lait, Sans l’aurore d’une parfaite risette,
Pour isoler, sous l’assistance d’un habile moulage, Ces pauvres jeunes gens en transparentes nuisettes,
La matière solide d’une eau qui ici nous déplaît. Ainsi désemparés, au mal se seront offerts.
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Bel éventail Chasse à l’eau
Certes… extraire le petit lait est fort louable. Mes estimés lecteurs, l’eau détermine la vie.
Que trop d’humidité nuira à l’homogène maintien, Certes il ne sera ici question d’un être « capital »,
Mais il s’agirait de rendre imprudemment inavouable, Du point de vue d’un (le mien), égoïste avis,
Ces techniques où le lactosérum ne se contient. Mais elle décide ou non du secours de l’hôpital.
Brassage, chauffage, découpage en grain, L’humidité régit la minuscule vie microbiologique,
Autant de procédés à notre entière disposition, Et donc… la concoction du divin produit !
Dont le plus honnête et droit des pérégrins, Parfois, des suites d’un achat qui eut séduit,
Ne chercherait l’ébauche d’une opposition. L’on se retrouvera en pleines fouilles archéologiques !
Plus ou moins poussée selon la recherche, Devenu pierre, en vertu d’un important égouttage,
Cette étape respectera un édité cahier des charges, Bien malheureux sera son consommateur,
La pâte fraîche… vite on la décharge ! Qui, encore hier s’imaginait du terrain amateur,
Tandis que pour les pressés, l’on force la perche. Mais cracherait aujourd’hui sur cet héritage.
Assurément, ricotta, bruyère ou beaufort, Accusant faisselles et pressages successifs,
En leur infinie détresse de complexes spécificités, Le forcené, vert de l’incompétence de son achat,
Arracheront d’ailleurs dans ce naturel goût de l’effort, S’exprimera dans un langage émis excessif,
Les jaillissements d’une sorte de prude complicité… Entre deux-trois morceaux qu’il recracha.
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Mise en moule Or blanc
Puis, après obtention de ladite caille, Nonobstant ce grossier entrechat à la bienséance,
Il nous est désormais temps de la placer en moule. Et imagées injures prononcées par le goujat,
Rassurez-vous, bien qu’écœurant la vermine racaille, Penchons-nous sur l’or du maharadjah,
La mixture ressemble à s’y méprendre à de la semoule. Qui, hautain, rendit plus d’une fois ses condoléances.
Bon… légèrement (rien qu’un tout petit peu) plus spon- Le sel, considéré comme l’or blanc du désert,
gieuse, Voici le surnom de ce célèbre fripon,
Elle en expose cependant la crémeuse teinte, Il enrichit, réhausse le goût pareil au geyser,
Et pour l’incontinente peureuse, provoquera l’atteinte, Et en cette occurrence, haut et fort, crie « pont ! ».
À une controverse des plus litigieuses.
Pourquoi donc s’époumoner de la sorte ?
En ce point de parcours, on lui appose la forme souhaitée , Et par un phrasé pour le moins nébuleux ?
Un pingouin d’hiver au ventre dégarni, Ma foi… pour que les quelques effluves s’assortent,
Ou celui d’un mignon petit oiseau d’été… Ne nécessitons-nous pas un liant, bien du frauduleux ?
Non… finalement, le songe de l’industriel n’est si garni.
(Oups grammaire…) Favorisant la croissance de la
Là, l’on poursuivra l’égouttage de la matière… croûte,
Et oui… retirer de la flotte ne connaît de fin ! Et servant d’antiseptique et d’agent conservateur,
Nulle échappatoire ! Nulle chatière ! Il nous rendra grassement un bon geste salvateur,
Pour cet art du virtuose sursoyant à notre faim ! Qui sut de tous temps tracer sa route.
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Prouesse d’histoire Est-ce enfin l’heure ?
Assurément, nos disparus frères les gaulois, Sans surprise pour ces fins connaisseurs,
Ceux ferraillant jadis dans un âge de bronze, C’est en cette leste phase de maturation,
Usaient du sel et de ses étonnantes lois, Que le fromage élira saveurs et dignes successeurs,
Pour que pitance endure à partir du mois du onze. Ainsi que ses définitives textures et colorations.
Novembre, un mois à l’euphémisme du frais, Cependant, certains membres privilégiés, enclavés,
Et où le gibier malheureusement se raréfie. Bénéficieront d’un traitement personnalisé.
De fait, pour que d’inanition l’on ne souffrait, Ces croûtes seront brossées, retournées, mais d’abord
Sous d’amples manœuvres, s’égayaient nos filles. lavées,
Bien avant d’être commercialisées !
Soit l’on badigeonnait d’une eau dite saline,
Soit l’on saupoudrait la viande de grosse graine. Eh oui… à chaque population sa manicure !
Quoi qu’il en soit, la maligne, d’antan câline, Bon… le terme n’est assurément des mieux choisis,
Elle, du labeur, méritait ses aubergines Cassegrain. Mais mon cerveau, telle la dégustation du moisi,
Fait pour l’heure paire avec la déconfiture.
Un boîte de conserve en notre époque modeste,
Mais qui, épousée d’une généreuse pièce de comté, Tiens justement ! La « dégustation »… Miam, miam…
Déposée ici sans malice, mais en toute bonté, Il ne nous reste plus qu’à le conditionner,
À l’issue de la frairie, n’admettra le moindre reste. Le transporter vers un centre rationné,
Et hop, à nous les justes papillons de l’âme !
15/10/2025
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Mise au coin Bleue fermentation
Enfin, pour achever notre magie, sortilège affinage, Aah… N’est-ce là la savoureuse instance ?
Là, bactéries, levures et affamées moisissures, Ce cher moment, où, la larme à l’œil l’on se félicite ?
S’activeront dans un éloge au jardinage, Où l’on dédaignera alors toute satanée… prestance,
Pour que nous n’en laissions au coin des commissures. Avant de s’emparer des délices de l’illicite ?
Réalisée dans une cave spéciale, ou hâloir, Le goût en bouche est si raffiné, développé,
Durant quelques jours à plusieurs mois, La texture est si onctueuse, si tendre,
C’est en ce féérique lieu que chimères feront valoir… Des merveilles du palais nous voilà enveloppés,
M’enfin bref… ainsi s’exprime mon doux émoi. Sans qu’un avertissement n’ait pu clairement prétendre.
Avec une température ambiante avoisinant 8, 16 °C, Abasourdi devant la bleue complexité de son met,
L’humidité et la ventilation sont grands acteurs. L’homme, dans son absolue et invétérée simplicité,
Hehe… en ces paramètres, le fromager les sait gré, Ne pourra que briguer un retour du fin fumet,
Et prie qu’ils ne s’illustrent capricieux facteurs. Qui le conquis pourtant d’un trait point explicité.
De mauvaises conditions… et hop, poubelle ! Ainsi blessant une dense boule de campagne,
Haha… pour sûr, un échec dans son attente, Il piochera à nouveau dans sa crémeuse ambroisie,
Et toutes ces mains, ayant renchéries de plus belle, Et d’une franche et tonitruante grivoiserie,
Se verraient coiffées du bonnet d’âne de la tante ! La célèbrera d’une compréhensive coupe de champagne.
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