Poèmes - Compilation n°1 by Gwendal CLAUDEL - HTML preview
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Liens ancestraux Capsule temporelle
Le vœu de renouer avec des ance tres, E tonnamment, cette notion de remonter le temps,
Peut-e tre pirates, honne tes ou marchands, La pressa sans crier gare,
Avait un de ces doux chants, Et l’aveugla d’un e patant,
Remuant chaque parcelle de l’e tre. Qu’elle re ceptionna d’un air hagard.
Toutefois, une controverse persistait, Farfouillant le lieu de ses mirettes,
Celle de la proprie te des biens. Toujours dans une noire pe nombre,
A qui ceux-ci feront du bien ? Lentement, victime de son amourette,
Aux voleurs, ou aux enfants de celui qui e tait ? Elle en ne gligea son ombre.
Cette question, en suspens sur de nombreuses le vres, Pour su r, l’exploration se juche haut,
Divisait le bon du mauvais, Dans la pyramide du de sir,
L’injuste du mie vre, Ou l’inconscient fait tendrement rosir,
Mais surtout, de nonçait ce que l’on savait. Jusqu’aux pommettes de son rode o.
Par quel prisme cet he ritage, Ainsi, embesogne e dans sa folie,
Devait e tre scrute ? La cinquantenaire, le souffle hache ,
La vertu d’une richesse recrute e ? N’eut aucunement les mots ma che s,
Ou la qualite d’un digne hermitage ? Comme au heurt d’une champe tre scolie.
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Moderne exploration Excitation d’une remontée
Toutefois, ces interrogations, Extatique au possible,
Point tous ne les embastillaient, Mussant une impe tueuse joie,
Et encore moins chaque jour ferraillaient, Cette humaine ici voua,
Pour en cesser les divagations. A ce lieu une de fe rence frisant l’impossible.
Pour notre he roî ne des Temps Modernes, Ça y est, son calvaire s’acheva,
Tout bien conside re , le drapeau de ces affaires, Ça y est, son chemin de croix prit fin,
Il valait mieux le mettre en berne, Et pourtant, de cet exploit qui se leva,
Pluto t que d’en battre sans rela che le fer. Interdit s’arrangerait l’aigrefin.
De fait, d’un fla neur ajournement, Jetant un dernier regard,
La te te bien ailleurs, Avant de remonter a l’air libre,
Elle optera pour un ton railleur, Elle couva son e pave d’un e gard,
Pluto t que la ruine d’un couronnement. Dont se pa mait chacune de ses fibres.
Pour su r, nombre de plongeuses avant elle, « L’amour ne connaî t nulle frontie re »,
Prisonnie res de ces be atilles, Ce fut ce qui la traversa,
Peuple rent des fonds points rebelles, Lorsqu’enfin une larme elle de versa,
A accueillirent la question de ses filles. A l’abandon d’une be te jadis altie re.
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Souffle opaque Compréhension du silence
Malheureusement, dans cet e tat changeant, Ce fut a ce moment qu’elle comprit,
Elle se sentit affreusement lourde. La raison de l’absence de survivants,
Un peu comme si elle abusa de la palourde, De rescape s suffisamment bons-vivants,
Au souper d’une comme moration de bonnes gens. Pour qu’un orgueil n’eut gaiement tout pris.
Bien que cette pre cision pre tait a l’inquie tude, Toutefois, en de pit du constat,
Elle, dans un premier et unique temps, La richesse de cette expe rience,
Ne lui accorda que le be ne fice d’un contretemps, N’avait a pa lir de son offense,
Sous des airs de mansue tude. Et encore moins a en pleurer la fiesta.
Toutefois, probablement vengeur, Combien dans les rues se pavanent,
Ce sentiment la harcela, E tre l’un de ceux conque rant les abysses,
Au point que son caracte re tapageur, Et n’ayant que pour seule caravane,
Ne fut le seul couac qu’elle de cela. Un couteau et quelques ba tons de re glisse ?
L’accompagnant avec fide lite , « Humpf… », se dit-elle,
Un certain inconfort dans les bronches, Avant de couler encore davantage,
Assure ment vectrices de prospe rite , Vers le pieds d’un abrupt autel,
Lui tira une dro le de tronche. Seul refuge d’une a me ici otage.
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Ô dieux odieux… O2 ! Soudaine obscurité
Son compteur d’oxyge ne, La douleur thoracique s’intensifiant,
L’aiguille rouge sur fond gradue e, En pleine crise d’hypoxie,
Publiait une ve rite statue e, La plongeuse chercha l’ultime le nifiant,
Bien loin de l’espe rance de l’indige ne. D’un souffle, d’une existence dans l’anoxie.
Affreusement basse, penche e, Seulement, l’unique confort attrape ,
Cette inge nue de plastique, Fut la certitude d’une lente chute,
Doucha brutalement cet extatique, Bien que contrebalance e par un faible lutte,
Qui inonda tanto t l’emmanche e. Dont elle s’efforça d’en musser le de rape .
Oubliant ce parame tre crucial, Tout a coup, a sa pa le lumie re,
La voila qui en payait les frais… Lui succe da un noir d’encre,
Mais Diable, comment imaginer que ce coffret, La lampe s’adouberait-elle encore cancre,
Serait pour elle le fouet d’une cour martiale ? Au moyen d’une faiblesse diablement coutumie re ?
Du moins, elle ne l’envisagea point, Ou bien… e tait-ce ici,
Mais le passe est la passe , Dans ce milieu, que l’on scellera le tombeau,
Quand bien me me se resserrent les poings , D’une e nie me victime d’asphyxie,
Demeure l’e cho d’une ode re vasse e. Posant avec silence son flambeau ?
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Enfants d’une mère Excédent de chair
« La mère, seule, à ses dépens appris, En outre, la surpopulation d’un sie cle,
qu’élever une bande de malappris Aujourd’hui croulant sous sa masse,
ne résultait qu’en violent mépris » Est un de fi que l’on ramasse,
Bien malgre le miracle de Saint-The cle.
Je pense qu’il n’est en ce recueil ne cessaire d’e ta-
blir une morale a rallonge explicitant, e nume rant les
Certains de nos confre res et consœurs,
fautes dont nous sommes les fiers auteurs. Les acteurs de
Ne re alisant la porte e du geste,
puisque je ne suis des plus instruits, et pas des moins te - Enchaî nent a tour de bras les successeurs, notre sphe re s’en occupent de ja fort bien. Mais bon…
tus, pourquoi ne pas aussi me lancer dans l’aventure de Sans me me le repos d’une sieste. cette de licieuse chasse aux sorcie res ?
Tandis que de l’autre co te ,
Des coupables, il y en a su rement Sous l’impulsion d’une dro le de mode, ! Combien ? Ah
ça… Huit milliards et une poigne e de millions grossirait Une position bien aux antipodes, un trait bien assez gras. Et puis… n’est-ce le propre du De la pre ce dente est adopte e. coupable de rejeter la faute sur un pair, sous pre texte qu’ils partagent ce me me toit branlant aux tuiles dispa- A qui la faute ? Nul ne le sait, rates, et respirent ce me me air vicie ? Et personne de cense sur cette plane te,
Ne lui accorde plus qu’une devinette,
Gentes demoiselles, estime s damoiseaux, prenez A la satyre en ce jour bien de passe e.
place dans cette liste non exhaustive, que dis-je, ce flori-le ge d’insultes adresse s a Dame Nature en personne ! Les
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be vues s’accumulent sans rela che et l’encre coule a flot… bref, un peu a l’instar de ce vin e tanche par amertume.
Noir trésor
Décharge à ciel ouvert
Parmi l’une des causes les plus marquantes,
Celle du charbon, dont le nombre se sert, Ce que celui-ci engendre inquie te, Puisqu’un simple tour de main, Est une grande e loquente. De nos e missions de gaz a effet de serre, En sus d’un exce dent humain,
Ne saurait laver ses miettes.
Ce concentre carbone mille naire, A chaque e nergume ne, Nous avons une palanque e de de tritus, D’un noir de suie,
Qu’une conscience n’essuie,
Commence a me tirer sur les nerfs. Qui, avec gaiete se prome nent,
Au sein d’une e re a la be tise in situ.
Chine Allemagne… autant de pays industrialise s, Qui, sous couvert de grandeur, S’infiltrant dans nos sols, nos puits,
Coche une infinie laideur, Pour achever leur course dans les re serves,
Charrie e par mistrals et alize es. Malheureusement se succe dent les « puis », Dont la reba che m’e nerve.
Certes ils se de fendent de leurs armes,
Mais bon… a la diffe rence de la cle de sol, Ne saura satisfaire pour effacer toutes traces, D’une espe ce dont l’e lectif, Eux ne versent dans le charme. Et assurent qu’ils ne polluent les sols, Cependant, un banal tri se lectif,
Concurrence l’ignoble de sa race.
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Surconsommation Résilience du voisin ?
De surcroî t, la surconsommation des ressources, Voisin, ou conse quence de Gargantua,
Assure ment un sujet controverse , Qui, sous des airs de noble opulence,
Par sa diversite d’acteurs faisant la course, Viola, asse cha, jugea, et enfin tua,
Est un the me constamment reverse . De barque la destruction d’une pe tulance.
L’on radote immanquablement, L’abondance de nos contre es,
L’e goî sme sans nom du patriote, Innocente de nos actes et de cisions,
Mais l’on omet tranquillement, Met ici en belle de rision,
La gloutonnerie du compatriote. Un nombrilisme encore de montre .
Se repaî tre jusqu’a la mort, Les habitants, refuge de ceux-ci,
Voila un fier rythme de vie, Sont passe s dans d’infimes proportions,
Ne suscitant pas l’ombre d’un remord, Et rien ne semble effacer la prophe tie,
Dans la panse du gros qui se vit. D’un de sert pour nos demi-portions.
Pillant a pleine main sa propre richesse, Quand donc cessera la mascarade ?
Sans vergogne il la dilapide, Quand donc sonnera l’armistice ?
Et injure par sa bassesse, Je vous en conjure camarades,
Faune et flore des rapides. Hissons le drapeau d’une vraie justice.
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Incendions notre lendemain Dédain d’en haut
Lorsque le de chet incommode, Pour magnifier le tout,
Et que l’on souhaite s’en de pe trer, Le gouvernement, pourtant bouclier,
Il reste un reme de bien commode, Se gausse bien de cet e norme fourre-tout,
Celui de le vouer aux flammes de l’encheve tre ! Que nous percevons comme allie .
Pour su r, qui d’autre que ce fou a lier, Eux, dans des machinations politiques,
Incine re et bru le a tout-va, Nous arrangeant au demeurant,
Des tre sors qu’il jadis couva, Tendent les bras au pardon mirifique,
Et ne re pondant plus a ce besoin qu’il devait palier ? Que leur lancerait un riche affleurant.
Seulement, bien que cette ardente me thode du feu, Ne anmoins, tout n’est pas perdu,
Renferme le miracle d’annihiler, Il subsiste encore dans ces bastions,
Il reste toutefois que ce curieux pot-au-feu, Des hommes et femmes d’exception,
N’est des plus ventile s. Livrant une batailles des plus ardues.
En effet, combien souffrirent de ces rejets, Je ne traite de nos amis en vert,
Dont les vapeurs et autres souffles, Mais pluto t de la conscience de chacun,
Condamne rent au rang de Poufsouffle, Qui, je suis persuade , face a cet envers,
Le quidam en ta tant le jet ? Se dresseront contre le taquin.
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