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Le Fabuleux Pouvoir de l’auto Suggestion by Jean - Paul Catherine - HTML preview

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LE FABULEUX POUVOIR DE L’AUTOSUGGESTION

POUR COMBATTRE LA MALADIE, SE DÉBARRASSER DE SES MAUVAISES HABITUDES, PRENDRE DE L’ÉNERGIE ET DE LA CONFIANCE EN SOI, DOMINER LES AUTRES ET ÉVITER LEURS SUGGESTIONS

00001.jpgAVIS LÉGAL
AVIS LÉGAL

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TABLE DES MATIÈRES (CLIQUABLE)

Pour Combattre la Maladie, se Débarrasser de ses Mauvaises Habitudes, Prendre de l’Énergie et de la Confiance en Soi, Dominer les Autres et Éviter leurs Suggestions.................................................1

Avis légal...............................................................................................2
Aux Lecteurs.........................................................................................4
Suggestion & Autosuggestion...............................................................5
Autosuggestion....................................................................................14
Suggestion...........................................................................................49
Eviter Les Suggestions Des Autres....................................................63
Pour Conclure......................................................................................68
Acceptez de recevoir 7 secrets universels pour vivre mieux toute
votre vie............................................................................................70
A faire dès Maintenant ! ...................................................................70

 

AUX LECTEURS

Sauf de très rares exceptions, toute personne dont la santé physique et morale est équilibrée, peut guérir ou soulager son semblable. A défaut du père, de la mère, d'un parent ou même d'un ami, on peut choisir une robuste paysanne, un solide gaillard qui soit honnête, compatissant et animé du désir de faire le bien. On le prie de s'asseoir devant le malade ou de le placer près de lui, de prendre ses mains dans ses mains en laissant tomber le regard sur l'estomac, puis sans penser à autre chose qu'au soulagement, placer ses mains sur le siège du malade, les y laisser un certain temps et les déplacer ensuite lentement de haut en bas.

Par ce simple contact, une sorte d'équilibre vital tend à se faire de l'un à l'autre, car la santé se communique comme la maladie, le malade, même inguérissable, est presque toujours soulagé au bout d'une demi-heure, et parfois LA MALADIE LA PLUS REBELLE DISPARAIT COMME PAR ENCHANTEMENT.

00002.jpgSUGGESTION & AUTOSUGGESTION

La suggestion est le principal et même l'unique moyen d'action employé par l'hypnotiseur, par exemple, pour faire manger à ses sujets des pommes de terre crues pour des fruits délicieux, leur faire commettre des crimes imaginaires et obtenir d'eux, ce qu'il veut en obtenir.

Si elle joue le rôle prépondérant dans les phénomènes de l'hypnotisme, elle est presque sans importance dans ceux du Magnétisme physique, et on peut même affirmer sans crainte d'être démenti par tout observateur impartial, que 9 fois sur 10, elle n'y exerce pas la plus petite action.

Je n'entends en aucune façon parler ici de l'hypnotisme, que je considère comme l'ombre du Magnétisme, le revers de la médaille, le mauvais côté sur lequel sont naturellement groupés les inconvénients que les magnétiseurs ont su éviter, car ces inconvénients peuvent devenir dangereux entre des mains impures ou seulement inexpérimentées. Je me contenterai de dire que, contrairement à ce que soutiennent presque tous les hypnotiseurs, on observe deux ordres de phénomènes bien distincts: d'une part, le MAGNÉTISME, dont le principal agent est un fluide ou un mouvement vibratoire se communiquant par ondulations, du magnétiseur au magnétisé, d'autre part, l’HYPNOTISME, qui n'admet d'autre moyen d'action que la suggestion mettant en jeu l'imagination de l'hypnotisé.

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Ceux qui voudraient connaître la ligne de démarcation séparant ces deux ordres de phénomènes seront parfaitement renseignés en faisant quelques recherches, il existe quelques ouvrages sur le sujet.

Au figuré, la suggestion peut être considérée comme l'ivraie de l'Evangile, contenant un peu de bon grain. L'ivraie seule, c'est le mal que peut faire l'hypnotiseur en suggérant des mauvaises idées, et en faisant des expériences, amusantes peut-être pour le public, mais toujours fatigantes et souvent nuisibles pour le sujet, car elles sont susceptibles de laisser chez lui des impressions pénibles plus ou moins durables.

Même tout en voulant être utile, en suggérant constamment de bonnes idées, l'hypnotiseur peut être nuisible, car toute suggestion a toujours tendance à transformer le sujet en automate, qui perd ainsi peu à peu le pouvoir de se diriger convenablement lui-même. Le peu de bon grain pouvant être extrait de l'ivraie représente les avantages que la suggestion, bien comprise et parfaitement appliquée dans un but louable et désintéressé, peut donner à celui qui est susceptible de la recevoir.

Ne voulant rien perdre, je vais tacher de séparer le bon grain du mauvais, d'abandonner celui-ci et de donner à l'autre toute l'importance qu'il mérite.

LA SUGGESTION EST L'ART DE FAIRE RÉAGIR LE MORAL SUR LE PHYSIQUE, D'IMPOSER UNE IDÉE ET D'EN ASSURER L'EXÉCUTION.

En admettant que les idées sont des forces, on explique généralement leur mécanisme de la façon suivante: Toute idée acceptée par le cerveau se transforme en acte, à une échéance plus du moins éloignée.

Cette explication, qui est à peu près admise par tous les psychologues d'aujourd'hui, l'est égale- ment par les physiologistes, qui enseignent que toute cellule cérébrale actionnée par une idée actionne à son tour une cellule nerveuse qui met en activité les fibres susceptibles de réaliser cette idée en acte. C'est la reconnaissance officielle de cette affirmation des anciens occultistes: Tout ce qui entre dans l'esprit en sort par les muscles.

Il y a des années, la suggestion se pratiquait exclusivement pendant le sommeil hypnotique, maintenant, les hypnotiseurs prétendent suggérer presque aussi bien à l'état de veille qu'à l'état de sommeil, et, qu'il ne faut pourcela que le consentement du sujet.

Il y a certainement quelque chose de vrai dans cette prétention, dans tous les cas, il est évident que nous sommes tous plus ou moins aptes à recevoir les idées des autres et à imiter leurs exemples.

Les idées qui nous viennent du dehors, c'est-à-dire celles qui sont imposées dans un but quelconque, constituent la suggestion proprement dite, que l'on appelle aussi hétéro suggestion.

Depuis nombre d’années, les psychologues ont considérablement étendu le champ de la suggestion. Ils admettent, et - si l'on accepte la définition précédente - on doit admettre avec eux que les idées peuvent encore venir du dehors par d'autres moyens, et s'imposer plus ou moins à notre attention. C'est ce qui a lieu souvent dans la conversation ou lorsqu'on écoute un conférencier éloquent et sympathique. Dans un cas comme dans l'autre, elle se produit toujours de celui qui parle à celui qui écoute, et d'autant mieux que celui-ci écoute plus passivement, surtout lorsqu'il est moins développé que le premier.

Les suggestions venant du dehors se font presque toujours verbalement, mais on peut les faire mentalement, c'est-àdire sans le secours de la parole et d'aucun geste extérieur, rien qu'en formulant intérieurement son intention, sa pensée, son désir, pour le transmettre à travers le milieu ambiant. C'est la suggestion mentale, qui se produit, comme on l'a vu précédemment, plus souvent qu'on ne le pense, même sans le secours de la volonté. Certains praticiens entraînés à cela font avec des sujets spéciaux également entraînés, des expériences étonnantes.

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En étendant davantage encore le champ de la suggestion qui menace d'envahir tout le domaine de la pensée, les mêmes psychologues affirment que lorsque les idées et les impressions viennent de nous, comme les résolutions que nous prenons librement, il y a autosuggestion.

Presque tous les phénomènes de la conscience ne seraient, de cette façon, que des actes auto-suggestifs.
Que la suggestion vienne du dehors ou qu'elle prenne naissance en nous-mêmes, les détails de son mécanisme sont faciles à comprendre pour ceux qui connaissent le rôle de chacun des êtres composant notre triple individualité.
Le corps physique n'est que l'instrument de l'astral et du mental. C'est la pioche entre les mains de deux terrassiers qui se remplacent tour à tour pour faire un travail qui n'exige pas constamment les mêmes aptitudes.

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Comme j'ai tâché de le faire comprendre dans la première partie de cet ouvrage, les suggestions sont des actes exécutés par l'astral, la conscience
inférieure ou subliminale, l'être impulsif ou subjectif, qui dirige complètement les fonctions physiques pendant le sommeil,
et plus ou moins complètement dans tout autre état voisin dans lequel le mental, la conscience supérieure, l'être objectif n'exerce pas une surveillance active.
Dans le sommeil hypnotique, le mental qui se repose complètement, qui est probablement absent, ne gouverne pas l'organisme et les suggestions entrent directement sous l'influence de la volonté de l'hypnotiseur, non pas dans la conscience supérieure, mais dans l'inférieure, et s'exécutent presque fatalement, à l'insu même du mental qui les a toujours ignorées dans tout autre état voisin, où le mental, sans être absent, ne gouverne pas complètement, comme dans la rêverie par exemple, elles pénètrent en quelque sorte par surprise, et ont une tendance plus ou moins grande à être exécutées, car le mental qui les connaît à peine n'y oppose qu’une faible résistance.
A l'état de conscience pleine et entière, la suggestion peut encore pénétrer dans la conscience inférieure, si celle-ci est volontairement ouverte, comme lorsque le sujet demande à être suggéré dans un but quelconque.
Considérées sous un autre aspect, les fonctions du mental et de l'astral forment à peu près ce que les philosophes appellent l'entendement, c'est-à-dire l'intelligence et la sensation confondues ensemble. Séparées l'une de l'autre comme je le fais ici, elles constituent la fonction active qui appartient au mental et la fonction passive qui est celle de l'astral.
Ces deux fonctions existent toujours ensemble chez tous les individus, mais à des degrés très différents. L'homme fort, résolu, volontaire, de prompte exécution, est surtout gouverné à l'état de veille par la fonction active qui domine l'autre; l'irrésolu qui obéit instinctivement, d'une façon automatique, est au contraire gouverné le plus souvent par la fonction passive.
Le premier est l'homme capable de suggérer, d'imposer sa volonté, et qui ne reçoit que peu de suggestions; le second est toujours plus disposé à recevoir les suggestions qu'à les donner, à obéir qu'à commander. Mais l'un et l'autre reçoivent ou repoussent constamment, selon leur degré d'activité, des incitations suggestives plus ou moins nombreuses qui leur viennent du dehors.
Quelle que soit d'ailleurs la théorie de la suggestion - du moment qu'elle désigne maintenant tous les actes de la subconscience - il est évident qu'elle s'exerce à des degrés divers chez le plus grand nombre d'entre nous, à l'état de veille, même et surtout lorsque nous y pensons le moins.
S'il en est ainsi, nous devons la connaître, autant pour profiler des avantages qu'elle peut nous donner que pour éviter les dangers auxquels elle nous expose.
C'est l'autosuggestion qui va tenir la plus large place dans cette étude, car au point de vue du développement de notre personnalité, c'est elle qui est susceptible de nous rendre les plus grands services.

AUTOSUGGESTION

 

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L'autosuggestion peut toujours vaincre la crainte et la timidité pour donner l'assurance et la confiance en soi. Elle peut donner l'énergie et le courage à ceux qui en manquent, permettre de prendre de bonnes habitudes au lieu et place des mauvaises que l’on a, faire disparaître des malaises passagers, diminuer la douleur dans le plus grand nombre des maladies organiques et guérir certaines maladies nerveuses, augmenter l’endurance, développer et fortifier la volonté, etc., etc.

Pour pratiquer convenablement l’autosuggestion, il est nécessaire, plus encore que pour les exercices précédents, de s'isoler, de méditer sur les inconvénients du défaut dont on veut se débarrasser, et surtout sur les avantages de la qualité que l'on veut acquérir, puis de CONCENTRER SA PENSÉE SUR LE POINT PRINCIPAL, PENDANT 8 À 10 MINUTES.

Il ne faut pas transformer la tâche que l'on entreprend en un combat qui rend toujours le succès pénible, ne pas contracter les muscles, ni serrer les dents, ni prendre un air menaçant, mais se raisonner avec calme, le plus souvent mentalement ou à demi-voix, et ne mettre la volonté en jeu que le moins possible, seulement pour maintenir l'attention. Etant placé bien à son aise, soit assis, soit couché, une sorte de relâchement est nécessaire pour que la fonction passive puisse prendre le gouvernement de l'organisme. En se reportant à la théorie qui précède, on comprend que la volonté pourrait être ici plus nuisible qu'utile, car elle est une fonction du mental, et celui-ci n'a rien à faire avec les suggestions qui sont reçues et exécutées par l'astral.

Il faut ensuite remplacer dans son esprit les mots par les choses qu'ils représentent, autrement dit, matérialiser sa pensée, en lui donnant un corps avec des formes aussi bien définies que possible, mettre ce corps en mouvement, le voir sous tous les aspects qu'il peut présenter, et pour me servir d'une expression empruntée au langage philosophique, rendre concret ce corps créé par la pensée. Il faut faire comme l'artiste qui entre dans la peau du personnage qu'il représente, car ici l'illusion joue un rôle créateur très important.

Il est indispensable de se représenter comme si l'on était déjà ce que l’on veut devenir, se figurer que l'on possède réellement les habitudes que l'on veut prendre, les avantages que l'on veut obtenir, et comme je viens de le dire, donner une forme à chacun d'eux, en pensant concret.

Ainsi, pour faire cesser la crainte et obtenir l'assurance et la confiance en soi, il ne faut pas dire: Je ne veux plus avoir de crainte; je veux avoir en moi toute confiance et réussir ce que je vais entreprendre, car la volonté seule n'est susceptible de parvenir à cela que chez les individus d'une très grande énergie, lorsque la fonction active est devenue assez puissante pour dominer complètement la fonction passive.

Il vaut mieux, pour tous ceux qui n'ont pas une volonté assez énergique, que celle-ci s'efface, pour laisser, pendant le temps qu'on se livre a l'autosuggestion, la direction de l'organisme à la fonction passive, employer l'affirmation pure, et se dire en se donnant cette conviction: Je suis sans crainte, ma timidité a disparu, j'ai toute confiance en moi, car j'ai tout ce qu’il faut pour réussir.

MÊME SI NOUS N'Y AJOUTIONS PAS TOUT D'ABORD LA MOINDRE FOI, CES FORMULES RÉPÉTÉES MACHINALEMENT FINIRONT PAR AMENER PEU À PEU À LEUR SUITE L'IDÉE QU'ELLES REPRÉSENTENT. Puis nous nous attacherons à préciser cette idée, à lui donner des contours mieux accusés, une forme plus concrète, plus vivante. Nous nous représenterons, nous nous verrons tels que nous voudrons être, vigoureux, robustes, pleins de santé. Plus l’idée gagnera en précision et en relief, plus elle deviendra image, plus sa réalisation sera sûre.

Ce que l'on concevra bien se réalisera aisément. Souvent on pourra faire une observation curieuse. S’il s'agissait, par exemple, de phénomènes douloureux à

dissiper. L'autosuggestion, vient d'être faite, la douleur persiste aussi vive, il semble que le résultat soit nul. Quelque temps après, le hasard y ramène la pensée, on s'aperçoit avec surprise que la douleur a disparu. On serait tenté de conclure à une simple coïncidence, si l'on ne se rappelait fort bien maintenant l'intensité de la douleur primitive, si, raison plus convaincante encore, le fait ne se reproduisait très fréquemment. Que s'est-il donc passé ? L'idée déposée dans l'esprit, une fois que l'attention consciente s'en est détournée, n'y a pas moins continué son chemin à notre insu, peu à peu elle a entamé le symptôme que l'on voulait combattre, et, finalement, en a complètement triomphé.

En réalité la douleur avait été si bien dissipée que le souvenir même s'en était effacé: preuve nouvelle, s'il en était besoin, que l'idée d'une douleur et cette douleur ellemême se confondent. Supposons maintenant que la pensée n'eut pas été ramenée fortuitement sur la suggestion qu'on s'était faite. On serait demeuré dans sa conviction première, que l'autosuggestion avait échouée.

Il y a là, on le comprend, un écueil, et ces faits doivent être bien connus et soigneusement contrôlés à l'occasion par qui veut bien se pénétrer de la réalité et de l'efficacité de l'autosuggestion.

Le recueillement, c'est bien là l'état de l'esprit qui s'isole de toutes choses, de toutes sensations, de toutes pensées, pour se replier tout entier sur un coin de lui-même, qui, dans le calme, sans tension, sans efforts, sans fatigue, vivifie et féconde quelques idées préalablement choisies, par l'attention purement contemplative qu'il leur accorde.

On saura colorer, échauffer l'idée en se représentant le plaisir qu'on éprouve à se dominer soi-même, l'usage que l'on pourra faire de la santé recouvrée, etc... Nous nous peindrons énergiquement les joies calmes du travail, l'avantage qu'il y a de régler harmonieusement sa vie, la satisfaction que ressentiront de nos succès les personnes qui s'intéressent à nous, etc. Tous ces sentiments attirés progressivement de la pénombre à la pleine lumière de l'attention que nous projetons sur eux, atténueront peu à peu l'éclat des sentiments opposés, puis finiront par amener leur complet effacement.

L'AUTOSUGGESTION N'EST PAS AUSSI FACILE À PRATIQUER QU'ON SE LE FIGURE TOUT D'ABORD. Pleins d'une noble ardeur, il en est beaucoup qui vont se mettre hardiment à la tâche, la pratiquer convenablement pendant quelques jours et en retirer plus ou moins d'avantages. Mais au bout de 8 à 10 jours, sans savoir pourquoi ni comment, on se surprend à ne plus rien faire, car on n'y pense pas.

Or, c'est là le point essentiel: il faut que le sujet s'habitue à penser à l'autosuggestion. Cette tâche lui sera facilitée par l'observation rigoureuse de la règle suivante:

DÈS LE PREMIER JOUR, PRATIQUER TRÈS RÉGULIÈREMENT DEUX AUTOSUGGESTIONS, UNE LE MATIN AU RÉVEIL ET L’AUTRE, LE SOIR AVANT DE S'ENDORMIR. Ces deux suggestions serviront, en quelque sorte, de point de repère, elles ne seront négligées sous aucun prétexte, qu'on en sente ou non la nécessité, quelque soit la hâte que l'on ait de se lever ou de se livrer au sommeil. Et ce sera déjà un excellent exercice de volonté que cette violence régulièrement faite à notre paresse naturelle, que cet arrêt imposé par nous à toutes autres pensées, à toutes autres préoccupations.

On procédera tout d'abord à une sorte d'examen de conscience physique et moral, critique de la journée passée, préparation de la journée à venir, récapitulation des modifications que l'on désire apporter à sa manière d'être présenté, des qualités que l'on veut implanter en soi, maintenir ou développer.

Puis viendra l'autosuggestion proprement dite..., en s’appliquant très soigneusement à se conformer aux règles indiquées. Elle sera, autant que possible, continuée jusqu'à ce que les paroles prononcées le soient en toute sincérité, autrement dit, qu’elle ait complètement éveillé les idées correspondantes...

L'habitude de se suggestionner s'affermit peu à peu. Les échecs mêmes deviennent un enseignement pour le sujet, car ils lui procurent la nécessité de bien imprégner son esprit des procédés divers, qui lui permettent de varier ou de renforcer l'action de l'autosuggestion. Il devient ainsi plus expert dans l'art de se suggestionner.

Il se laisse moins aisément subjuguer par ses sensations, par ses passions, il s'apprend môme parfois à s'en faire des auxiliaires.

« Étendez vous, dit-il, sur une chaise longue ou sur un fauteuil de façon à avoir le plus d'aise et de confort possible, et dans cette position, détendez-vous, allongezvous, amollissez-vous comme si vous vouliez vous affranchir, vous dégager de votre enveloppe charnelle. Cela fait, respirez avec autant de lenteur et de profondeur que possible et ne cessez ces exercices de respiration que lorsque vous aurez acquis cet état d'esprit qui est le parfait repos et l'absolue sérénité. »

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« Concentrez votre attention sur vous-même et maintenezvous dans cet état de recueillement, aussi longtemps que possible. »

« Fixez alors votre pensée sur ces deux mots: sans crainte, et cherchez à vous en représenter la forme graphique. Puis passez de l'image à la signification et représentez-vous ce que peuvent être les caractéristiques d'une personne qui est dans cet état. »

« IMAGINEZ-VOUS EN POSSESSION DE LA QUALITÉ QUE VOUS VOULEZ ACQUÉRIR et agissant sous l'empire de cette qualité, considérez-vous, dans cet état, en relation avec les autres hommes et cherchez à analyser ces relations, en un mot, soyez dans l'état d'esprit d'un homme qui après avoir fait un rêve, le vit, et se donne, pour agrandir sa vie et ennoblir sa nature, de hautes impressions, de fortes sensations et de grands sentiments. »

« Il arrivera presque toujours que votre état général se transformera et que votre personnalité se dégagera du milieu gris et terne qui l'enveloppe. Vous serez alors tel que vous aurez rêvé d'être et votre moi aura pris la forme précise et la structure morale que vous aurez ambitionnées pour lui. »

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« Répétez ces exercices aussi souvent que possible. Chacun d'eux est comme la goutte d'eau qui tombe sur la pierre. Leur action, lente mais sûre, finit toujours par avoir raison des vieilles habitudes et des tendances rebelles. Pratiquez ces exercices de préférence le soir, au moment où vous arrivez dans votre chambre, ou la nuit à vos heures d'insomnie, ou de demi-réveil, lorsque votre esprit, replié pour ainsi dire sur lui-même et à demi assoupi, est prêt à recevoir toutes les empreintes et toutes les suggestions. Ne craignez point que ces exercices vous fatiguent, ils vous faciliteront au contraire le repos. En calmant vos nerfs, en apaisant votre esprit, ils vous conduiront doucement au sommeil »

« Il faut bien se garder de croire que ces deux mots -sans crainte- soient les seuls dont on puisse faire usage. En réalité, le mot qui convient est celui qui exprime la qualité que l'on veut acquérir. Etes-vous par exemple indolent, apathique, et voulez-vous changer votre nature? Vous avez recours au mot énergie, et pendant toute la durée de vos expériences vos pensées devront se fixer sur ce mot et en imaginer, pour s'y mieux tenir, comme une forme graphique. Nous pourrions en dire autant des mots bonté, courage, désintéressement, qui pourront, selon les défauts de votre caractère, intervenir dans l'expérience. »

Dans tous ces exercices, ne vous laissez point dominer par les défauts qui vous accablent, et ne pensez qu'aux qualités que vous voulez acquérir.

Quand une chambre est obscure, vous vis-à-vis de vous. Vous pouvez à l'occasion vous servir de votre propre image, dans un miroir, ou vous fier uniquement à votre imagination, quant à la personne supposée. Parlez d'une manière naturelle sur n'importe quel sujet, tout extraordinaire qu'il soit, mais préparez à l'avance chaque phrase de votre conversation. Adressez-vous alors à la personne imaginaire d'une voix forte, pleine, n'en saisissez pas l'obscurité comme un bloc et vous ne la jetez pas dehors. Vous appelez simplement la lumière qui pousse l'ombre devant elle, l'expulse de partout et répand la clarté. Il en est de même pour l'esprit...

« Est-il besoin de dire que ce résultat ne sera pas instantané, et qu'il exigera, au contraire de lents efforts et des expériences variées. Vous ne devrez pas toutefois vous en effrayer et c'est de toute votre énergie, de toute votre intelligence, de toute votre volonté que vous travaillerez à votre émancipation. »
- William Walker Atkinson

Pour acquérir l'assurance et la confiance en soi, un procédé qui donne les meilleurs résultats. Vous avez, par exemple, une affaire délicate à traiter demain avec un personnage que vous connaissez pour être intraitable, ou que vous supposez être tel sans le connaître, vous pouvez faciliter cette entrevue et la rendre plus avantageuse pour vous qu'elle ne semble l'être.

Pour cela, placé dans un endroit quelconque où l'on ne risque pas d'être dérangé, dans sa chambre, par exemple, on s'exerce sur un personnage imaginaire que l'on crée tel qu'on le connaît ou qu'on le suppose être, on le place debout, on mieux encore, assis dans l'attitude qu'il doit naturellement prendre à vôtre entrevue, et l'on procède de la façon suivante:

D'abord, RESPIREZ LENTEMENT ET LONGUEMENT PENDANT CINQ MINUTES, ASPIREZ L'AIR DE TOUTE LA FORCE DE VOS POUMONS, PUIS EXHALEZ L'HALEINE D'UNE MANIÈRE LENTE ET UNIFORME. Dressez-vous alors

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vivement sur vos pieds, et parlez à cette personne imaginaire que vous supposez se trouver là. Accentuez bien chaque syllabe et arrêtez-vous un peu. Il faut que vos paroles résonnent et sortent

directement de votre poitrine. Parcourez la chambre à grands pas, menacez du doigt, gesticulez d'une manière tragique (comme dans la figure ci-dessus), enfin, dites et faites tout ce que vous auriez désiré dire et faire si la personne à qui vous parlez était réellement là...

Une demi-heure de cet exercice lorsque vous vous sentez abattu ou que vous voulez augmenter votre confiance en vous-même, produit un effet surprenant.

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Il est souvent utile de se servir ainsi du pouvoir de l'autosuggestion au moyen de la parole, parlée en toute sa force, pour obtenir un résultat matériel et défini. Demandez ce dont vous avez besoin, demandez-le comme quelque chose qui vous appartient et qui vous est dû.

Ce procédé, que l'on peut varier plus ou moins selon les circonstances, est susceptible de rendre de grands services dans beaucoup de cas. A la veille d'un examen, par exemple, en se figurant être devant l'examinateur posant les questions du programme que l'on connaît le moins, on cherche à répondre à celles-ci dans tous leurs détails, avec la hardiesse et l'assurance que l'on aurait si on les connaissait parfaitement.

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Il en est de même pour le conférencier ou l'orateur qui doit parler sur un sujet déterminé. En se représentant devant soi l'auditoire tout entier, plus ou moins disposé à vous entendre, on parle à haute et intelligible voix, en

faisant tous les gestes que l'on doit faire pour donner plus de force à son discours. Tout en se figurant être devant ses auditeurs, on peut se placer devant une glace et observer tous ses gestes pour corriger ceux qui sembleraient défectueux. Ce procédé qui peut paraître banal pour ceux qui ne savent pas quelles conditions doivent remplir ceux qui parlent en public, est constamment employé par certains grands orateurs politiques qu'il est inutile de nommer ici.

Pour devenir meilleur, il faut résister à ses passions et ne pas se laisser gouverner par ses instincts. Si, par exemple, on se mot facilement en colère, on trouble plus ou moins les fonctions physiques et morales, et au bout d'un temps plus ou moins long tout semble rentrer à peu près dans l'ordre, mais il reste une disposition plus grande à l'irritabilité, et l'on se mettra plus facilement on colère à la moindre contrariété. Si, au contraire, on résiste à ce mouvement de colère, l'organisme n'est pas troublé, dans tous les cas, il l'est considérablement moins, et si l'on ne cède jamais on finit peu à peu par perdre l'irritabilité et la colère n'a plus de prise. C'est l'application d'une loi morale que l'on peut formuler ainsi:

Chaque fois que l'on cède à une passion, la résistance devient plus difficile lorsqu'une occasion analogue se produit, chaque effort qui tend au contraire à la réprimer rend la victoire suivante plus facile.

Lévy, qui a fort bien compris cette vérité, s'exprime ainsi à son sujet:

« Si chacune de nos pensées, de nos sensations, chacun de nos sentiments, de nos mouvements, de nos actes, n'était qu'un fait passager, simple réponse de l'organisme à une sollicitation extérieure, disparaissant avec la cause même qui l’a provoqué, la vie ne serait qu'un perpétuel recommencement, ou pour mieux dire, à peine serait-elle possible, l'homme restant aussi ignorant de toutes choses, aussi inhabile à se conduire qu'il l'est au jour de sa naissance.
En réalité, il n'est pas un seul phénomène produit ou subi par nous qui meurt tout entier. Tout fait physique ou psychique, si léger qu'il soit, nous marque de son empreinte, dépose en nous un résidu. Ce résidu, c'est une tendance à vivre désormais sous une excitation moindre. C'est en somme, déjà constitué par ce premier fait, un commencement d’habitudes.

Le même fait vient-il à se répéter? La tendance à la reviviscence s'accentue. Mais, en même temps, et par une conséquence toute naturelle, nécessitant, pour se produire, un effort, une somme d'attention moindre, le phénomène perd de son relief, il s'obscurcit progressivement dans la conscience. Enfin, au degré le plus élevé, l'habitude s'affermit, s'enracine si profondément dans l'individu que désormais elle fait, à son insu, corps avec lui-même.
Non seulement l'acte tend à se produire spontanément, mais tandis que jusque-là il fallait un effort pour le faire, maintenant il faudrait effort pour en empêcher la production. L'habitude est devenue un besoin qui veut absolument se satisfaire, une sorte d'instinct, inconscient et impérieux, à la façon des instincts déposés en nous par l'hérédité.
C'est grâce à l'habitude que les phénomènes de conscience, une fois produits, demeurent emmagasinés en nous, ignorés de nous-mêmes, mais prêts à revivre sous l'influence d'une circonstance favorable, d'un plus puissant effort d'attention, pour fournir à l'intelligence les matériaux qu'elle disposera, combinera, élaborera à sa guise. »

Voulant donner des exemples, le même auteur ajoute:

« Le sujet qui résiste aux premières nausées produites par le tabac, crée en lui l'habitude de fumer. Dès lors, aux sensations pénibles d'abord éprouvées, il substitue peu à peu une jouissance, effet, non du tabac, mais de la satisfaction donnée à l'habitude créée. Plus tard, l'habitude devient besoin de fumer, sorte de tic d'où tout plaisir est banni, tout au moins ce plaisir, inconscient

dans la possession, ne devient-il conscient, et cruellement conscient, que s'il y a privation.
De même le plaisir du buveur s'émousse de plus en plus, mais le besoin de boire s'accentue sans cesse: le goût pour la boisson est devenu dipsomanie. Le morphinomane passe par les mêmes phases, il s'est d'abord piqué par nécessité, puis par plaisir. Bientôt le plaisir n'existe même plus, mais le besoin de morphine n'en devient que plus vif et plus exigeant.
De même, enfin, il est une foule de manifestations morbides qui s'expliquent tout naturellement à la lumière de cette théorie... soient des palpitations, soit une syncope, une crampe d'estomac, une crise de diarrhée, un tic, un tremblement, un spasme, etc. Ces phénomènes sont survenus sous l'influence d'une secousse morale ou physique violente. Ultérieurement, il suffira, pour les faire réapparaître, d'émotions progressivement moindres. Enfin, la production en deviendra tellement aisée qu'ils sembleront naître d'euxmêmes, la cause provocatrice devenant si faible qu'elle n'est même plus perçue. »

L'homme est plus souvent gouverné par ses passions, par ses instincts, par ses habitudes que par sa raison, c’est à dire par l'être subjectif qui est en lui. On peut même affirmer que le plus grand nombre des gens qui sont doués d'une certaine énergie, qui croient agir dans leur propre intérêt, volontairement, y sont plus ou moins soumis.

Cette remarque n'a pas échappé à Gérard Encausse, (dit Papus, occultiste français) qui l'expose avec beaucoup d'àpropos.

« Supposons qu'après des atermoiements successifs, ditil, après des crises de paresse et de pessimisme, vous soyez enfin attelé à votre travail de réalisation intellectuelle. Vous vous figurez que l'effort de volonté quo vous avez dépensé pour en arriver là est le seul nécessaire et que, maintenant, tout va marcher sans encombre.
Mais à peine êtes-vous sur le point d'écrire ou de dessiner qu'un immense besoin de sortir et de marcher s'empare de votre être. Il vous semble que, dehors, l'idée actuellement quelque peu obscur va se préciser. Ce besoin bientôt prend une telle importance que, si vous n'êtes pas habitué, vous vous levez, vous laissez là, votre travail et vous sortez.
Vous avez succombé au piège tendu par l'être impulsif, que le repos physique accablait, et bien entendu votre idée n'est pas plus claire qu'auparavant, loin de là. Dans ce cas, c'est le centre instinctif, dont la marche est le moyen d'action caractéristique, qui a trompé votre vigilance.
Supposons cependant que vous connaissiez déjà ce piège et qu'au lieu de céder, votre volonté se tende au contraire vers l'effort à accomplir, alors l'être impulsif se manifeste d'une autre façon.

Le besoin d'action disparaît comme par enchantement et une soif assez vive se fait sentir progressivement, à mesure que le travail cérébral s'accentue. Encore un piège du centre instinctif, car chaque gorgée de liquide absorbée entraîne une partie de la force nerveuse en ce moment dans le cerveau et reculera d'un peu la réalisation projetée.

Mais vous dominez encore cette sensation et la plume écrit enfin sur le papier. C'est alors que les autres centres impulsifs entrent en action. Les besoins physiques se taisent, mais les émotions sentimentales viennent les remplacer. Les images des luttes passées, des affections d'autrefois, des ambitions de demain se dessinent peu à peu, et une force en apparence invincible vous pousse à laisser tomber la plume, à vous renverser en arrière et à laisser aller votre esprit à la douceur mélancolique ou à l'ardeur impétueuse des rêveries qui s'ébauchent. Combien de jeunes écrivains peu aguerris se laissent prendre à la tentation, et combien de fois l'œuvre reste-t-elle encore en suspend. Et nous ne parlons pas de l'action combinée du besoin d'activité et des sentiments qui s'ajoutent souvent à ces

deux impulsions isolées. Ce sont là des réactions que chaque auteur croit personnelles et qui ne sont dominées que par une habitude instinctive de régularité très grande dans le travail ou par l'âge.

La cause de cette action impulsive qui fait valoir les dispositions de notre paresse native étant connue, on peut généralement en éviter les effets par la volonté seule. Mais si la volonté était insuffisante, on en viendrait facilement à bout en employant les procédés d'autosuggestion que je viens de décrire.

Après s'être recueilli dans l'isolement et avoir médité pendant 5 à 6 minutes sur les avantages qu'il y a pour nous de travailler sérieusement, on fixerait sa pensée sur ce seul mot: travail, et en se donnant une tâche, on prendrait l'engagement formel de l'accomplir. On ferait tout son possible pour se donner des habitudes d'ordre et de travail qui, petit à petit, feraient oublier les habitudes de flânerie et d'irrégularité. On s'aiderait beaucoup à cela en se persuadant que si nos croyances, notre manière d'être, nos habitudes se cramponnent à nous, c'est parce que nous nous cramponnons à elles.

Pensons donc toujours à prendre de bonnes habitudes, et celles-ci ne tarderont pas à se cramponner à nous pour no plus nous quitter. Les plus grands ennemis de l'homme sont certainement l'ennui, la paresse, la tristesse, le découragement. Ces sentiments paralysent l'initiative de l'individu, abaissent et même dégradent sa personnalité, ruinent son énergie et lui font toujours craindre des maux qui n'auront peut-être pas le temps de lui arriver.

L'abîme appelle l'abîme, dit un vieux proverbe qui nous vient des latins. Rien n'est plus vrai et l'on pourrait même ajouter que, lorsqu'on est pénétré de ces sentiments, on tombe presque toujours de Charybde et Scylla, c'est-à-dire d'un mal dans un mal plus grand. La raison de ce phénomène est expliquée dans la théorie que j'expose dans la première partie du volume, on peut la résumer en quelques mots. - Les pensées d'ennui, de tristesse, de découragement que nous émettons rayonnent autour de nous, attirent des pensées analogues qui viennent ainsi entretenir les nôtres et augmenter encore leur énergie.

Ainsi, en se tourmentant, en se chagrinant, en redoutant une perle, en pensant sans cesse que ceci ou cela ne doit pas réussir comme on le voudrait, on crée des forces destructives qui agissent tout autour de nous, diminuent notre énergie, nous fatiguent et nous rebutent dos affaires, nous font désespérer de tout, nous affaiblissent et nous disposent à la maladie, nous rendent désagréables et antipathiques aux autres, éloignent les quelques amis sérieux qui peuvent nous rester, et achèvent de nous précipiter dans le malheur.

Une bonne action, une bonne pensée se font sentir autour de nous comme une série d'ondulations agréables qui attirent à nous les bonnes choses de la vie sans que nous fassions quoi que ce soit pour cela, assurent notre santé, nous rendent plus sympathiques aux autres et contribuent très largement à notre bonheur.

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L'homme triste et découragé est presque toujours paresseux, le travail le fatigue, la vie le dégoûte, la réalité le blesse, s'il manque de tout et qu'on lui vienne en aide, cela lui paraît mauvais ou insuffisant, et poursuivant sans cesse des chimères, il ne désire que ce qu'il ne peut pas obtenir.

On ne parvient à se créer une situation indépendante que par le travail, et pour cela, il faut être courageux, plein d'espoir, satisfait du sort que l'on a momentanément, tout en ayant la certitude que l’on parviendra bientôt à l'améliorer.

En cherchant à s'élever dans les régions sereines de la pensée, on doit faire tout son possible pour comprendre que l'univers est en voix d'évolution, que nous faisons partie de cet univers et que tous les individus évoluent, que nous parviendrons tous à la perfection et au bonheur parfait qui en est la conséquence, et qu'en employant les divers moyens que j'indique, on peut y parvenir beaucoup plus rapidement que les autres.

On évoquera donc des idées d'activité, de gaieté, d'espérance, on se figurera accomplir quelque acte de courage, être parvenu à la situation que l'on désire et posséder tout le bonheur dont on voudrait jouir. Ces idées feront naître dos états d'âme correspondants qui, en s'affermissant prendront peu à peu la place de leurs antagonistes.

On cherchera aussi à prendre les attitudes correspondantes aux émotions, car l'attitude aide beaucoup à nous donner l'émotion désirée. En voici deux exemples:

- On sait que les chiens, les enfants et même beaucoup de grandes personnes, en faisant semblant de se fâcher dans un jeu quelconque, finissent presque toujours par se fâcher réellement.
- Lorsqu'on fait prendre à un sujet d'expériences en état de catalepsie magnétique ou hypnotique une attitude quelconque, il éprouve instantanément l'émotion correspondante.

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Pour devenir gai, il est donc nécessaire, en pensant à une idée de gaîté, de prendre l'attitude, l'expression que donne ce sentiment, de faire revivre dans son esprit une

scène de gaieté telle qu'on l'a vue jadis, telle qu'on l'a vécue, et, détail très important que je n'expliquerai pas ici faute de place, de lever les yeux vers le ciel au lieu de les baisser humblement vers la terre.

Ce sentiment viendra bien plus vite encore si on excite, avec un doigt de la main gauche, le centre de la gaieté des phrénologues, sur le côté gauche du crâne (et non sur le côté droit qui ferait naître la tristesse), au point C (figure ci-dessus).

En vertu d'un principe que certains psychologues contemporains appellent la polarisation psychique, on peut presque toujours remplacer une idée triste, par une idée gaie en appliquant simplement un doigt de la main gauche au milieu du front, au centre de la volonté, E (figure cidessus).

Cette application fait toujours cesser on quelques instants l'émotion pénible laissée par un cauchemar, émotion dont on ne pourrait souvent pas se débarrasser sans se lever pour se réveiller complètement. Il suffit, à moitié endormi, de changer de côté, c'est-à-dire de se tourner sur le côté droit si l'on est sur le gauche, et réciproquement, et d'appliquer le doigt, de préférence l'index, au point indiqué, en s'efforçant de s'isoler pour ne penser à rien.

L'émotion pénible s'atténue rapidement et, au bout d'un temps qui ne dépasse guère 1 à 2 minutes chez les moins sensitifs, on se surprend à penser à des choses gaies qui font naître des impressions agréables, et l'on s'endort nouveau pour ne plus se réveiller qu'avec de bonnes dispositions.

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Puisque j'ai parlé d'un effet que l'on peut facilement obtenir pendant le sommeil, il est bon de dire ici ce que l'autosuggestion est susceptible de donner dans cet état.

SI ON A BIEN COMPRIS QUE L'ASTRAL, L'ÊTRE SUBJECTIF, L'INCONSCIENT GOUVERNE COMPLÈTEMENT L'ORGANISME PENDANT LE SOMMEIL, ON COMPRENDRA FACILEMENT QUE SI ON S'IMPOSE UNE TÂCHE À ACCOMPLIR DANS CET ÉTAT, SI ON FIXE SÉRIEUSEMENT UNE IDÉE DANS L'INCONSCIENT, CETTE IDÉE DEVRA FORCÉMENT S'ÉLABORER. En effet, l'idée se développe, s'élabore avec une logique bien supérieure à celle que l'on aurait pu avoir à l'état de veille, car l'attention n'est pas dérangée par d'autres idées, et l'exécution aura lieu avec une remarquable précision.

Des exemples pris dans les circonstances ordinaires de la vie pourraient d'ailleurs convaincre suffisamment ceux qui ne s'arrêtent pas aux théories.

Un proverbe nous dit que la nuit porte conseil. Et ce proverbe est parfaitement justifié, car on a maintes fois reconnu que si l'on est embarrasse, le soir, pour prendre une décision importante, on la prendra bien plus sûrement après le repos de la nuit, car les divers éléments de la question apparaîtront plus nets, plus clairs, plus précis.

BEAUCOUP D'ÉCOLIERS SAVENT QU'IL LEUR SUFFIT TRÈS SOUVENT, LE SOIR, AVANT DE S'ENDORMIR, DE LIRE UNE OU DEUX FOIS LEURS LEÇONS POUR LES SAVOIR LE LENDEMAIN. Les mêmes écoliers ou étudiants et même beaucoup d'entre nous savent également qu'on se couchant avant d'avoir pu résoudre un problème quelconque auquel on avait travaillé en vain pendant plusieurs heures, la solution se trouve souvent résolue le lendemain dans l'esprit, et qu'il ne reste plus qu'à la transcrire.

Un certain nombre d'individus n'ont qu'à se dire en se couchant qu'ils se réveilleront à telle heure dans la nuit pour qu'ils se réveillent à l'heure indiquée, quoiqu'ils n'en aient pas l'habitude. Très souvent, en se couchant avec une douleur, une névralgie, par exemple, on pense fortement à dormir; on s'endort bientôt et se réveillant quelques heures après, on est tout étonné de constater que la douleur a disparu, car la concentration de la pensée sur l'idée de dormir a donné lieu à une dérivation dont la conséquence a été soit de faire oublier la douleur, soit de la transformer en un phénomène d'un autre ordre.

Le mécanisme de ces faits étant connu, on peut, avec la plus grande facilité, s'imposer au lit, sans perdre de temps, telle idée que l'on veut, en se conformant aux règles de l'autosuggestion ordinaire. Ainsi, par exemple, si on veut se débarrasser d'une mauvaise habitude, on fixe sa pensée sur la qualité que l'on veut développer à la place. On ferme les yeux et l'on médite pendant 5 à 6 minutes sur les avantages qui doivent en être la conséquence, avantages que l'on se figure déjà posséder en partie, et comme pour faire la conquête des autres, on se dit mentalement:

« Je ferai ceci », « J'achèverai cela », en s'efforçant de préciser les conditions dans lesquelles on devra le faire.
On se répétera cela plusieurs fois dans les mêmes conditions, puis, abandonnant l'autosuggestion pure pour ne plus penser qu'aux avantages que l'on va en retirer, on fixera son attention sur l'idée de dormir, qui no tardera pas à se réaliser. Pendant la plus grande partie de la nuit, l'inconscient, qui est devenu pour quelques heures l'être actif, ne s'occupera que de l'élaboration de l'idée ainsi que des moyens les plus simples et les plus pratiques pour en assurer l'exécution.
Le lendemain, on se rend toujours compte que si le résultat n'est pas complet, il est tout au moins obtenu en partie, on a une facilité bien plus grande pour faire ce que l'on a voulu, et un sentiment intérieur ne manque jamais de vous indiquer qu'avec de la persévérance, le résultat final ne saurait être éloigné.
Il arrive parfois que l'autosuggestion ne soit acceptée qu'avec une certaine difficulté, et que l'on a conscience de l'instant où elle est acceptée. Je connais un jeune homme, excellent dormeur, comme le plus grand nombre des jeunes gens, qui, au besoin, se réveille à l'heure qu'il veut. Pour cela, avant de s'endormir, il s'autosuggestionne de la façon suivante: En fermant les yeux, il se dit: « demain, je me réveillerai lorsque telle heure sonnera ». L'ordre que l'être conscient donne à l'inconscient n'est pas accepté de suite par celui-ci et une image extérieure se manifeste sous la forme, d'un non bien déterminé, il se répète à nouveau: « Je me réveillerai lorsque telle heure sonnera », et le même non se montre encore. Il continue l'autosuggestion jusqu'à 6 et même 8 fois, et alors un oui apparaît. Abandonnant alors toute idée de réveil, il s'endort paisiblement et ne manque jamais de se réveiller à l'instant où la pendule sonne.

ABSORPTION DE L'ÉNERGIE. d'autosuggestion recommandé par Un autre moyen
Turnbull, c'est l'absorption de l'énergie. Nous avons un violent désir que notre raison réprouve et dont nous voulons nous défaire, par exemple, celui d'abandonner notre travail pour aller nous amuser. A cet effet, on concentre fortement sa pensée sur ce désir que l'on cherche à considérer comme l'expression d'une force brutale qui s'empare de vous. Cette idée de force étant bien représentée, on observant les temps de la respiration profonde que j'ai étudiée dans le chapitre VII, on se l'approprie, on s'en empare, on l'absorbe, pour la placer sous le contrôle de la raison.
L'opération se décompose en trois temps, qui doivent durer chacun de 8 à 10 secondes.

Premier temps: Aspirer lentement l'air, et considérant ce désir comme une force brutale qui maîtrise la raison, on se dit avec conviction, mentalement ou à demi-voix: J'absorbe consciemment cette force et me l'approprie.

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Deuxième temps: Retenir son haleine et se dire avec la même conviction: Je fixe cette force qui m'appartient désormais.

Troisième temps: En expirant lentement, on se dit : Je me suis rendu maître de cette force que j'utiliserai selon mes besoins.

Ce procédé me paraît très puissant pour combattre les passions et les défauts fortement enracinés qui auraient résisté aux autres formes d'autosuggestion, tels que ceux de se ronger les ongles, se masturber, fumer, s'enivrer, se droguer, etc.

On doit répéter cette opération plusieurs fois, après quelques instants de repos, en ayant toujours soin de bien fixer dans sa pensée la triple idée d'absorption, de fixation et d'utilisation de la force du désir.

L'absorption de l'énergie peut être employée dans de nombreuses circonstances pour puiser des forces ou des qualités dans le milieu ambiant. Comme j'ai déjà cherché à le faire comprendre, toutes les qualités et propriétés des corps existent dans la nature sous une forme réelle, quoiqu’ invisible, elles sont là, près de nous, et nous n'avons qu'à les prendre.

La nature est comme une table très abondamment servie qui est toujours à notre disposition. Elle est garnie de tout, il y en a pour tous les goûts, pour tous les besoins, et on peut dire qu'il n'y a qu'à allonger la main pour choisir ce que l'on veut. Les conditions à réunir pour y parvenir se déduisent de l'ensemble des moyens indiqués précédemment.

L'influence personnelle doit déjà être en voie de développement pour donner des résultats importants, mais le plus grand nombre de ceux qui commenceraient cette étude par l'autosuggestion, obtiendraient certainement des résultats satisfaisants en l'espace de quelques mois, rien qu'en consacrant 12 à 15 minutes matin et soir à des exercices bien compris et intelligemment exécutés.

Après s'être isolé, il faut concentrer fortement sa pensée sur la qualité ou sur l’avantage que l'on veut obtenir, bien se persuader que tous les éléments de cette qualité ou de cet avantage sont là, à notre disposition, que nous méritons cette chose qui ne tarderait pas à nous arriver d'elle-même, et que nous avons le droit et le pouvoir de la prendre de suite.

Ces idées étant bien présentes à l'esprit, comme pour utiliser la force d'un désir, on les absorbe, on les fixe on soi et on prend l'engagement d'en profiter, en exécutant méthodiquement les trois temps de la respiration profonde.

Au début, on doit employer des formules, on peut même écrire celles-ci sur un carré de papier que l'on place devant ses yeux pour le regarder avec calme et persistance, mais lorsque la volonté est suffisamment disciplinée, on peut se dispenser des formules, car elles ne servent qu'à fixer son attention sur le sujet.

On peut demander d'abord l'accroissement de qualités que l'on ne possède pas à un degré assez élevé, telles que: exactitude, patience, douceur, bonté, jugement, et plus tard on demandera la force morale et même la force physique qui ne sont pas suffisantes, la guérison d'une maladie légère, la réussite de telle ou telle affaire quo l'on entreprend, enfin, obtenant à peu près ce que l'on veut, on pourra demander des choses plus importantes, plus élevées, plus précises.

Il n'y a certainement pas de limites au développement de ce pouvoir qui peut s'étendre à l'infini, surtout lorsque les bases de l'influence personnelle sont bien établies et que celle-ci est méthodiquement cultivée.

Le plus grand nombre des lecteurs vont dire que je m'éloigne du sujet de ce chapitre et qu'il n'est plus question d'autosuggestion, je suis de cet avis, mais le psychologue qui voit la suggestion partout, même où elle n'est pas, ne manquera pas de dire: c'est bien de l'autosuggestion il y a même de la suggestion pure, car la demande n'est pas autre chose qu'une suggestion donnée à la nature, qui est ainsi forcée de nous accorder ce qu'elle n'était pas disposée à donner. Laissons de côté ce que les uns et les autres peuvent dire, restons avec les avantages que nous pouvons obtenir et tâchons de nous les expliquer.

« Cherchez et vous trouverez », « Demandez et vous recevrez », nous dit l’Évangile; c'est-à-dire, demandez avec intelligence, énergie et persévérance, et cela vous fera découvrir les moyens de trouver ce que vous cherchez.

Dieu laissa-t-il jamais ses enfants au besoin ?
Aux petits des oiseaux il donna la pâture,
Et sa bonté s'étend sur toute la nature.
Tous les jours je l'invoque, et d'un soin paternel, Il me nourrit des dons offerts sur son autel.
Racine

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Il ne faut pas prendre à la lettre cette affirmation que Racine met dans la bouche de Joas (Athalie), car Dieu ne donne qu'à ceux qui méritent et qui savent prendre. Il y a beaucoup de gens, moins heureux que Joas, des gens qui ne sont ni bons ni méchants, car ils sont incapables de faire du bien ou du mal, et qui attendent toujours que la roue de la fortune tourne en leur faveur sans que celle-ci ne vienne, car ils ne font rien pour cela. Aide-toi, dit le proverbe, le ciel l'aidera.

Il faut chercher pour trouver, demander pour recevoir, mais il faut surtout savoir diriger ses recherches et employer pour la demande le langage de la nature.

La demande est la base de la prière. Dans leurs évocations, les spirites prient leurs bons esprits et en obtiennent des fluides qui sont utilisés pour la production de phénomènes aussi étranges que réels. Les dévots tirent de la prière des consolations, des espérances et certains avantages, ils tireraient bien autre chose encore s'ils connaissaient le principe qu'ils mettent en action, et surtout s'ils ne demandaient pas des faveurs injustes, des grâces qu'ils ne méritent pas et des avantages qui seraient nuisibles à leur prochain.

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Il ne faut pas que le marchand de parapluies demande des averses constantes lorsque la terre est suffisamment mouillée, ni que le charbonnier prie pour avoir du froid lorsqu'il fait encore chaud. Deux armées en présence ne doivent pas prier pour l'extermination de l'ennemi, car la nature souverainement juste ne favoriserait pas l'un pour le malheur de l'autre. Demandez ce qui est juste, ce qui vous est utile sans être nuisible à vos semblables et vous recevrez en raison directe de la sincérité de votre demande et de la somme de volonté que vous aurez dépensée pour l'obtenir. La faculté de puiser dans le milieu ambiant des forces quelles qu'elles soient, constitue à elle seule le principal facteur du Magnétisme personnel. On doit donc l'étudier avec attention et faire tout son possible pour la développer.

SUGGESTION

Arrivons maintenant à la suggestion proprement dite, c'est-à-dire à l'art d'influencer les autres, de leur communiquer ses idées et d'obtenir d'eux tout ou partie de ce que l'on désire.

Ici encore, je vais diviser la question, car je n'entends en aucune façon traiter la suggestion comme les hypnotiseurs en général et surtout comme ceux qui, au mépris de la dignité humaine, font, avec des personnes sensitives transformées en mannequins, des expériences toujours inutiles au point de vue scientifique et souvent fort dangereuses pour la liberté morale des sujets.

Je veux rester presque exclusivement avec l'incitation, l'influence que l'on peut exercer dans le voisinage de quelqu'un, dans la conversation, verbalement quand on parle, et mentalement lorsque l'on écoute. Encore, je n'engage personne à vouloir s'imposer, j'engage moins encore à pratiquer l'incitation suggestive pour obtenir une chose déterminée, car lorsqu'on est suffisamment développé, les bonnes choses viennent d'elles-mêmes suffisamment nombreuses, sans que l'on fasse quoi que ce soit pour les obtenir.

Malgré cela, ceux qui voudraient cultiver spécialement l'art d'influencer les autres par incitation suggestive, verbale ou mentale, pourraient tenir compte des observations suivantes :

Lorsque la personnalité magnétique est développée à un haut degré, l'incitation suggestive est spontanée, inconsciente même. La manière d'être du penseur se transmet à ceux qui l'environnent sans qu'il le veuille, car ses pensées, actives et fortes, vont droit aux personnes à qui elles sont destinées, Là, elles ont tendance à s'imposer, et ceux qui les reçoivent les acceptent toujours comme si elles avaient pris naissance en eux-mêmes, comme si elles étaient l'expression de leur propre désir, de leur véritable intention. Mais si le penseur suffisamment développé fait, pour agir, acte de volonté, il impose toutes ses idées et dicte ses ordres qui sont souvent exécutés avec une précision et une promptitude qui tiennent du prodige.

Ceux qui commencent l'étude de leur développement magnétique ne doivent pas espérer un pareil résultat dès les premiers essais, mais ils peuvent avoir la certitude qu'en pratiquant intelligemment tous les exercices décrits dans la seconde partie de cet ouvrage, ils parviendront assez rapidement à acquérir une puissance suggestive très enviable. Ceux qui n'étudieraient que ce chapitre obtiendraient des résultats de moindre importance, car la théorie nécessaire pour guider le raisonnement et la base principale du développement de l'influence magnétique, leur manqueraient à peu près complètement.

Je le répète, il faut comprendre avant tout que POUR DIRIGER LES AUTRES IL FAUT SAVOIR SE DIRIGER SOI-MÊME, ET QUE POUR LEUR IMPOSER SA VOLONTÉ, IL EST INDISPENSABLE D'ÊTRE MAÎTRE DE LA SIENNE. On doit ensuite être essentiellement honnête, et ne jamais penser à obtenir quoi que ce soit qui puisse nuire à l'intérêt ou à la considération des autres.

Ces deux premiers points étant bien définis, il faut être animé du vif désir d'obtenir la chose que l'on veut, être bien persuadé qu'on a droit à cette chose, qu'on a le pouvoir de l'obtenir et qu'on l'obtiendra d'autant plus vite qu'on le voudra avec plus de calme, d'énergie et de persistance. Pour exercer une puissante incitation suggestive, il est bon de puiser des forces dans le milieu ambiant, comme je viens de l'expliquer en parlant de l'absorption de l'énergie, et de se mettre, par la volonté, dans un état d'activité pour donner, dans un état d'expansion pour faire rayonner ses pensées, ses désirs vers les personnes que l'on veut influencer.

Celui qui veut dominer les autres, doit leur inspirer confiance, les intéresser, les égayer par de joyeux propos, car le rire ouvre l'individu et le dispose à recevoir les influences extérieures. Son expression, son maintien, ses gestes, ses manières, le ton de sa voix sont autant d'éléments d'action qui se combinent et s'ajoutent les uns aux autres s'ils sont tous concordants.

Le regard exercé conformément aux indications du chapitre précédent et la conversation jouent ici le rôle prépondérant, mais celle-ci doit être appropriée, adaptée avec beaucoup de tact, au caractère, aux goûts, aux aptitudes et même à l'intérêt de celui à qui l'on s'adresse. Judicieusement employée, elle constitue à elle seule un très puissant moyen d'insinuation qui permet, même à celui qui ne possède que fort peu l'influence personnelle, de vaincre les défiances, les antipathies et les résistances auxquelles il est toujours plus ou moins exposé.

« Le malade, dit Atkinson, rassuré et conquis, s'ouvrira à lui sans arrière -pensée, et son abandon fera plus pour sa guérison que les innombrables médecines dont l'accablent généralement les hommes de l’art.

Mais cette conversation doit être conduite avec soin, avec discernement, avec intelligence. Il faut que l'opérateur s'y efface, s'y oublie progressivement et que le malade s'y abandonne et l'occupe de plus en plus. L'opérateur n'a plus dès lors qu'à écouter et qu'à encourager de son attention et de son intérêt les confidences qu'on lui fait.

On apprend à écouter comme on apprend à parler, par des efforts successifs, par une étude méthodique. Le silence comme la parole, a sa science. Il faut de toute nécessité, que l'opérateur la possède, ce n'est qu'à ce prix qu'il fera vraiment la conquête de son malade. Connaissez-vous l'anecdote sur Carlyle ?

- Le grand et redoutable écrivain reçoit un jour la visite d'une personne qui désirait le connaître, mais qui en redoutait l'abord. Le visiteur se présente très ému, il est reçu froidement et son émotion s'en aggrave d'autant. Mais il ne se déconcerte pas. Connaissant un des sujets de prédilection du grand écrivain, il l'aborde, il y entre discrètement, il y fait surtout entrer son interlocuteur, puis il s'efface. Carlyle poussé ainsi au premier plan et sur un terrain qui lui était familier et agréable, ne tarde pas à y déployer toutes ses ressources. Il parle, s'échauffe, il s'exalte. Le visiteur écoute, le temps passe et, quand après trois heures de silence il se décide à se retirer, l'illustre écrivain l'accompagne jusqu'à la porte, lui prodigue les marques les plus chaleureuses d'intérêt et de sympathie et sur un cordial au revoir, le quitte on lui disant:

« Quelle charmante conversation nous avons eus et comme votre visite m'a été agréable, ne manquez point de la renouveler souvent. »

Faites comme le visiteur de Carlyle, soyez habile, choisissez bien votre sujet, abordez-le avec décision et netteté, mais laissez à votre interlocuteur le soin de le développer. Laissez- lui croire qu'il est intéressant, qu'il est profond, qu'il est persuasif et que sa science, sa sagesse, son art de convaincre et de plaire sont inimitables. »

Cette idée de faire parler l'interlocuteur est complété en ces termes par Turnbull:
« Étant admise la théorie électrique bien prouvée, que faire passer un courant dans un conducteur au voisinage d'un autre conducteur éveille en ce dernier un courant induit, supposons que vous désirez produire une impression ou exercer une influence sur une personne avec laquelle vous venez d'entrer en relations.

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Mettez-vous bien dans l'esprit que cette personne est un instrument à travers lequel passent les courants mentaux et que vous êtes vous-même un instrument qui non seulement produit mais encore reçoit et retient fortement ceux des courants que vous désirez recevoir et retenir.

Vous pouvez alors commencer sans hésiter à le faire parler, tout en faisant un usage judicieux du regard fixe central. Employez tout votre tact et toute votre adresse à le faire discrètement, en même temps vous retenez ferme votre propre force, comme si vous vous ramassiez en vousmême. En faisant passer des courants mentaux devant votre interlocuteur sous forme de questions ou de suggestions adroites, vous éveiller en lui des courants sympathiques, vous découvrez ses goûts et ses répugnances, et, encourageant ses confidences, au cours de la conversation, par le courant dérivé d'une approbation finement exprimée, vous arrivez bientôt à le faire vibrer entièrement à l'unisson de vous.

En d'autres termes, il vous aime et préfère vôtre compagnie à celle de tout autre. Ne commettez pas la faute d'employer de basses flatteries, lesquelles n'atteignent que les plus superficiels. Au contraire, créez en vous un courant d'intérêt réellement bienveillant, ce que vous obtiendrez en chassant de votre esprit toutes autres préoccupations.

Grâce à votre connaissance des lois d'induction et d'attraction qui régissent les courants mentaux, vous trouverez que la pratique d'attirer les gens à vous deviendra une science pleine d'attraits. Vous les attirerez, non pas que vous ayez quelque intérêt spécial à le faire, mais seulement pour exercer votre pouvoir et étudier le mécanisme de la loi sous différentes circonstances. »

Après avoir étudié pratiquement les règles qui précèdent, on peut s'exercer à la pratique de la suggestion mentale. Pour cela, on formule d'abord dans sa pensée des idées simples et en harmonie avec la manière d'être des gens que l'on fréquente. On donne à ces idées une forme aussi précise que possible, et en s'aidant de faction du regard, on s'efforce de les transmettre.

Ainsi, par exemple, on cherche à suggérer à un ami l'idée d'une visite à un ami commun, l'idée d'une étude quelconque qui lui plaise, et l'on y parvient d'autant plus facilement que l'on rend plus concrète l'idée à suggérer. On cherchera ensuite à transmettre à ce même ami une idée qu'on sait ne pas lui plaire, et l'on sera tout surpris, de constater que l'on réussira sinon toujours, du moins fort souvent.

Les expériences de cette nature peuvent être variées presque à l'infini. On doit les répéter souvent, car elles concourent puissamment au développement de l'influence que l'on est susceptible d'exercer sur les autres. En voici deux que l'on ne manquera d'essayer lorsque l'occasion se présentera:

- Dans une conversation, la personne qui vous parle oublie un mot qu'elle cherche en vain à prononcer. Ce mot vous est presque toujours suggéré par l'idée que s'en fait la personne qui parle. Pensez fortement à ce mot, et regardez l'interlocuteur à la racine du nez. Très souvent, en moins de temps qu'il en faut pour le dire, celle-ci prononce le mot et vous avez conscience que c'est vous qui en avez rappelé le souvenir.
- Dans une réunion quelconque, vous voulez, par exemple, que l'un des assistants, que vous choisissez, demande à vous être présenté. Passez plusieurs fois sous son regard sans paraître indiscret. Lorsqu'il vous regarde, dirigez avec calme votre regard entre ses yeux, et dites-vous mentalement: Vous voulez m'être présenté, je vous attends. Lorsqu'on est bien familiarisé avec la pratique de la suggestion mentale, ces deux expériences ne manquent presque jamais.

Certaines personnes sont particulièrement douées pour obtenir ce qu'elles désirent. Je connais une dame douce et bonne, qui malgré Cela vit en assez mauvaise intelligence avec son mari. Elle n'a qu'à penser à une robe, à un manteau, à un bijou qu'elle désire pour que son mari s'empresse de lui offrir l'objet désiré, tandis que lorsqu'elle demande verbalement quoi que ce soit, elle se heurte à peu près toujours à un refus catégorique.

Un artiste peintre plein d'avenir, qui a suivi mon cours de Magnétisme personnel et qui a fort bien mis à profit tous les détails des enseignements, pense, à un moment donné, à un artiste qu'il a connu il y a une vingtaine d'années et cherche à se remémorer ses œuvres principales. Deux ou trois jours après, il reçoit, par la poste, d'une personne qu'il connaissait à peine, une reproduction d'une œuvre de l'artiste auquel il avait pensé.

Quelques jours après, le même artiste ouvre une encyclopédie pour avoir des renseignements sur les monuments de Trieste. La cathédrale est signalée comme un monument remarquable. Trois jours après, il reçoit d'un ami une carte postale illustrée reproduisant cette cathédrale.

L'artiste en question observe à juste titre que ce que l'on appelle improprement le hasard ne saurait être invoqué, car si ses amis avaient réellement voulu lui envoyer un souvenir, un objet utile ou véritablement intéressant, ils auraient mieux choisi la nature, de leur envoi. Vraisemblablement, malgré la distance, il y a eu transmission de la pensée de l'artiste à ses amis, qui ont ensuite voulu lui être agréable. Pour s'en assurer, il accusa réception de ces documents et pria les expéditeurs de vouloir bien lui dire dans quel but ils avaient fait cet envoi. La réponse de chacun d'eux fut à peu près celle-ci : « J'ai pensé à toi et l'idée m'est venue que je te ferais plaisir en t'envoyant ce document. »

Lorsque l'on est parvenu à pratiquer habilement la suggestion mentale, il n'est guère nécessaire d'avoir recours à la suggestion verbale. Pourtant, lorsque celle-ci est pratiquée avec tous les ménagements qu'elle comporte, elle est plus active que la première. Dans la conversation, on peut la pratiquer de deux façons différentes :

1) à l'insu du sujet, 2) avec le consentement du sujet.

 

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Je préfère de beaucoup la première, car elle est plus active et réussit généralement mieux que la seconde, car le sujet, qui ne doute pas que l'on exerce sur lui une action suggestive, n'oppose aucune résistance à celle-ci. Lorsque le sujet veut se guérir d'une maladie organique de quelque gravité, il faut avoir recours non pas à la suggestion mais au magnétisme qui guérit presque toujours mieux et plus vite que les moyens ordinaires de la médecine classique les mieux appropriés.

Pour une maladie morale, telle que l'obsession, pour se débarrasser plus vite de certaines passions, comme l'alcool, la drogue, on peut avoir recours à la suggestion verbale, soit à l'insu du sujet, soit avec son consentement, mais il est indispensable, surtout dans ce dernier cas, que le praticien que l’on choisit soit digne en tous points de la confiance qu'on doit avoir en lui, car le remède pourrait être pire que le mal.

Le praticien qui convient le mieux est encore le magnétiseur, surtout s'il possède l'influence personnelle à un certain degré, car tout en magnétisant pour rétablir l'équilibre physique, qui est toujours plus ou moins troublé, il emploie en même temps non pas la suggestion brutale des Hypnotiseurs, mais une insinuation suggestive qu'il fait sous la forme d'une sorte d'affirmation conditionnelle.

Pour ne pas risquer de voir diminuer la confiance que l'on a en lui, ce qui diminuerait son autorité morale, le praticien ne doit pas se tromper comme l'hypnotiseur qui, dans certains cas, fait tous les jours pendant 5 à 6 semaines, la même suggestion avec le même insuccès.

Il ne doit donc pas dire : Vous ne souffrirez plus! Vous dormirez très bien! Vous ne serez plus obsédé par les idées qui vous tourmentent! Vous ne penserez plus à la drogue!

Car cette forme de la suggestion ne réussit, même imparfaitement, que chez les rares malades sensitifs que l'on peut endormir, et encore, ce résultat n'est parfois obtenu qu'aux dépens de certaines autres fonctions physiques ou morales qui se pervertissent à leur tour.

Mais on doit raisonner avec le malade, lui faire comprendre que la maladie dont il souffre a des causes, souvent profondes et tenaces, qui ne peuvent généralement pas cesser de suite, qu'il faut chercher à rétablir l'équilibre des fonctions physiques, et qu'alors un mieux, probablement très sensible, ne tardera pas à se faire sentir. La suggestion pourra alors être faite à peu près en ces termes. Vous allez certainement éprouver du mieux, et le sommeil ne tardera pas à se rétablir! Les idées qui vous tourmentent vont diminuer peu à peu et disparaîtront bientôt complètement! Vous aurez moins besoin de drogue, et d'ici 5 à 6 semaines vous n'en aurez plus du tout besoin!

Au début d'un traitement quel qu'il soit, on observe presque toujours une amélioration qui tient probablement un peu à l'espoir que le malade met dans l'efficacité de ce traitement. L'affirmation suggestive se réalise à peu près complètement, la confiance du malade grandit encore et les nouvelles suggestions exerceront dans l'avenir une influence d'autant plus grande que le praticien aura mieux prévu leur réalisation.

Le magnétiseur qui sait établir le diagnostic des maladies par l'examen des centres nerveux, et qui connaît le mécanisme des modifications qui surviennent sous l'action du traitement, sait réellement, non seulement ce qui se passe présentement dans l'organisme du malade, mais ce qui doit s'y passer dans un délai de quelques jours. De cette façon, tant par l'action directe du Magnétisme que par l'action indirecte de la suggestion, IL FAVORISE TOUJOURS LE TRAVAIL DE LA NATURE SANS JAMAIS LE CONTRARIER.

Si, par la parole, par le geste, par les manières, l’homme fort peut imposer au faible ses idées et ses manières de voir, et si d'autre part, toutes les impressions qui viennent du dehors sont des suggestions, il est évident que nous sommes tous plus ou moins exposés à subir les suggestions intéressées et les mauvaises pensées de ceux qui nous environnent, dans ce cas, il est de toute nécessité que celui qui cherche à développer sa personnalité magnétique puisse échapper aux mauvaises influences. C'est sur ce sujet que je vais terminer ce chapitre.

EVITER LES SUGGESTIONS DES AUTRES

Il est évident que nous faisons partie du milieu dans lequel nous sommes et que si nous agissons sur les autres, les autres peuvent agir sur nous, nous influencer, nous asservir même.

« Cela est si vrai, dit Atkinson, que nos opinions varient avec les circonstances et que, selon que nous vivons avec les uns ou avec les autres, nos idées diffèrent et parfois même s'excluent...

Les exemples de ce phénomène sont fréquents, surtout en politique. On voit une idée jaillir, se répandre, tout entraîner, puis s'apaiser, rentrer dans son lit et mourir... Telle foule, par exemple, calme et modérée, s'agite et s'exaspère soudain pour revenir bientôt à la modération et à l'équité. Il a suffi, pour déterminer ces alternatives, de quelques hommes d'action, de quelques esprits résolus. Ceux-là ont déchaîné la foule par des discours de violence, ceux-ci l'ont ramenée et retenue par des appels à la tolérance.

Mais les uns et les autres ont usé des mêmes moyens, c'est-à-dire de leur don d'influencé, de leur force de pénétration, de toutes les ressources de volonté et d'action qui sont comme l'essence du Magnétisme, le secret des sciences occultes.

Il importe donc, si l'on veut obéir, à sa propre raison, de se garder contre toutes les influences d'alentour et de dresser comme une barrière autour de soi. Mille dangers nous menacent... A chaque instant nous sommes sollicités par des forces extérieures, par des volontés qui sont impatientes de nous asservir à leurs desseins, à leurs ambitions, à leurs intérêts. Il faut de toute nécessité que nous puissions nous protéger nous-mêmes et nous défendre contre elles. Noire dignité le commande et notre intérêt l'exige. Nous serions exposés à de terribles éventualités si nous nous abandonnions sans défense à toutes les influences, à toutes les suggestions, à toutes les forces extérieures qui pèsent sur nous et nous sollicitent. »

Si le précédent auteur décrit fort bien, tout en les exagérant un peu, les dangers auxquels le plus grand nombre d'entre nous sont exposés, même, lorsque notre personnalité magnétique est développée à un certain degré, il n'indique pas d'une façon suffisante les moyens à employer pour les éviter. Je vais tâcher de le faire en quelques mots, en prenant pour exemples la haine qu'un individu peut avoir contre nous et l'impureté de certains milieux dans lesquels on est obligé de pénétrer.

Le principal moyen de résister aux mauvaises influences, c'est d'abord de ne pas les craindre, car elles agissent comme la peste qui frappe surtout ceux qui en ont peur.

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Ensuite, c'est d'être raisonnable, juste, bon, et de ne jamais avoir aucun tort à se reprocher envers qui que ce soit. Malgré cela, il y a certaines influences, celles de la haine prolongée pendant longtemps qui pourraient bien parvenir à nous atteindre.

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Soyons sur nos gardes, et si nous nous méfions de quelqu'un de malveillant, ayons bien soin de ne lui envoyer que des pensées de bienveillance et de bonté, et faisons appel en même temps à toute notre volonté, à toutes nos énergies intérieures pour nous mettre dans un état d'expansion qui

fait rayonner notre force autour de nous, comme l'indique la figure ci-dessus. Dans cet état, nous sommes en activité pour donner et nous ne recevons rien du dehors.

Notre impénétrabilité aux influences extérieures sera encore augmentée si nous nous représentons bien à l'esprit, l'aura de pensées et d'influences qui nous environne, et si en précisant bien le rôle protecteur de cette aura, nous faisons acte de volonté pour la rendre encore plus impénétrable, en la repliant sur nous-mêmes. En mettant bien dans son esprit qu'on ne sera jamais dominé par une pensée étrangère si on ne veut pas l'être, l'autosuggestion rendra encore ici quelques services.

Comme j'ai cherché à le faire comprendre dans les chapitres précédents, ON DOIT RECHERCHER LA SOCIÉTÉ DES GENS HEUREUX, COURAGEUX, GAIS, FORTS, PLEINS D'ESPOIR ET ÉVITER LE PLUS POSSIBLE LES CRAINTIFS, LES MÉLANCOLIQUES, LES COLÉREUX, LES MÉCHANTS ET LES MALHEUREUX EN GÉNÉRAL, CAR COMME L'AVAIT DÉJÀ OBSERVÉ C. AGRIPPA «LEUR ÂME EST PLEINE DE MAUVAIS RAYONS ET ELLE COMMUNIQUE SA CONTAGION À CEUX QUI L'APPROCHENT. »

Nous sommes pourtant obligés de pénétrer dans leur milieu, de nous mettre en contact avec eux. Allons-y gaiement, et en nous mettant dans l'état d'expansion dont je

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viens de parler, pour leur donner de nous-mêmes sans rien prendre d'eux, soyons sans aucune crainte d'être influencés. Encourageons-les, donnons-leur de bons conseils, faisons à ceux qui en ont besoin d’une aumône en rapport avec nos moyens, mais ne nous apitoyons pas sur leur sort et quittons-les avec la satisfaction du devoir accompli, pour ne plus y penser que lorsqu'une nouvelle occasion de leur être utile se présentera.

POUR CONCLURE

Pour conclure, il me reste à dire quelques mots qui ne s'adressent qu'aux sensitifs se prêtant aux expériences, et qui peuvent craindre des suggestions post hypnotiques qu'ils exécuteraient presque fatalement au moment convenu. C'est pour leur apprendre à déjouer toute suggestion par un procédé très simple d'automagnétisation.

Il suffit au sujet de savoir que pour empêcher une suggestion de se réaliser, il n'a qu'à appliquer sa main gauche et même un seul doigt de cette main au front pendant quelques instants.

Cette action constitue le procédé tout entier, dont on comprendra le mécanisme par quelques mots de théorie.
- Chez le plus grand nombre des sujets, le sommeil hypnotique présente quatre états bien distincts: état suggestif, état cataleptique, état somnambulique et état léthargique.
Toutes les suggestions post hypnotiques, c'est- à-dire celles que l'hypnotiseur donne pendant le sommeil pour être exécutées lorsque le sujet sera réveillé, ne s'exécutent que dans le premier état, état dans lequel le sujet rentre de lui-même au moment où l'idée lui vient d'accomplir l'acte suggéré. Donc, si le sujet fait cesser cet état, la suggestion ne s'accomplit pas.
Le sujet peut toujours agir physiquement sur lui-même par auto-magnétisation. L'action de sa main droite appliquée au front l'endort, celle de sa main gauche au même point le réveille. Dans le cas qui nous occupe, le sujet qui est obsédé par l'idée d'exécuter l'acte suggéré, entre automatiquement dans l'état suggestif. A ce moment, s'il applique sa main droite au front, il passe dans l'état cataleptique, puis dans l'état somnambulique, et s'il y applique la main gauche, il se réveille.
Dans les deux cas, l'état suggestif ayant cessé, la suggestion ne paraît plus avoir de prise.

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